ciao, pantins !
Carambole
fruit du carambolier
La carambole est le fruit du carambolier, arbre tropical d’origine asiatique qui pousse aussi en Amérique du Sud, en Australie et aux Indes où l’on appelle son fruit “pomme de Goa”. La carambole, surprend par sa forme particulière et sa peau à l’aspect cireux. Coupé transversalement, elle a la forme d’une étoile à cinq branches. De couleur jaune, sa chair est ferme et croquante, elle a un goût acidulé, agréablement frais.
Carambole
billard français
La carambole désigne aussi la rouge parmi les 3 boules du billard français et cette variante du jeu elle-même. Qui s’intéresse à l’épopée des mots consultera avec délice le site suivant :
http://monsu.desiderio.free.fr/jardin/carambole.html
Un autre site m’a appris que ‘’queuter’’ consiste à toucher deux fois de suite sa boule avec son procédé. L’ouvrage qui explique ces expressions licencieuses est bien connu des spécialistes, sans toutefois faire l’objet de la moindre surveillance de la brigade ‘’cybernétique’’ spécialisée de la PJ, puisque c’est l’encyclopédie ‘’Wikipédia’’ :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Billard
Carambole
table de hasard
Que faisais-je donc, égaré dans les rayons ”maudits” de cette librairie intersidérale ? Je me documentais sur le billard, meuble que je trouve d’une grande beauté et d’une symbolique puissante, puisque je le vois comme une représentation de l’univers en ce que le vivant, le mû conscient, représenté par les boules, ou billes, est percuté par des forces quantiques selon une règle transcendante et au moyen de queues articulées sur des procédés d’une rigueur mathématique intégrale. Mon esprit se remémorait Démocrite et égrenait la longue théorie des penseurs qui ont eut la même idée de cette représentation atomique de l’univers, pour arriver à Einstein, après une généreuse halte chez Holbach, un génie méconnu, et une escapade chez Spinoza qui me fait toujours plier de rire avec son chantage à l’immortalité.
Et puis, la dernière canicule ayant largement contribué au ramollissement de mon cerveau, – on n’a pas besoin de réfléchir sous le soleil – mon esprit indiscipliné s’en fut gambader dans les chemins de traverse, mes lieux de prédilection, pour y établir ses quartiers d’été … Je choisis des bottes de 100 lieues pour sauter plus haut que le clown de Banville. Et ce fut ‘’Correspondances’’ de Baudelaire. Vais-je me réciter ce poème ? J’en ai envie ! Et si je ne me le rappelais pas ? Ben je cliquerais et l’aurais ! Mais non, je me connais, si je constate que j’ai oublié un seul poil de virgule de ce poème que l’on devrait avoir l’obligation d’apprendre, même en classe de ‘’bac moins 12’’, je vais, pendant des jours et des jours, me faire le museau (fare il muso, expression italienne qui signifie ‘’faire la gueule’’). Oh si, que je sais faire le museau ! Ne vous fiez pas à mon air patelin et demandez-en confirmation aux disgracieux qui me souffrent au quotidien, à l’hebdomadaire, au mensuel et même plus si affinités ! Comment pourrais-je supporter d’écorcher le texte de ce sonnet fondateur de la poétique symboliste, qui réussit le tour de force d’exposer une théorie tout en la mettant en pratique. Un peu le traité de grammaire arabe nommé ‘’Alfiyya’’ poème de 1000 vers d’Ibn Malik (XIIIème), qui est un énoncé de toute la grammaire arabe …
Allez, hop ! On y va … La nature est … ben non, je vais à la ligne, tout de même !
La nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.
Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
- Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,
Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.
J’ai donc assis la ‘’correspondance’’ sur mes genoux et, la courtisant de l’empressement fiévreux de l’homme impatient, pressé de mettre de l’ordre en mon intimité, je l’ai forcée à m’avouer l’adresse de la rouge carambole dans l’univers de mon corps. Elle ne peut pas ne pas y exister. Et ma pythie, comme l’oracle de Delphes et d’ailleurs, me répondit par une énigme et se contenta de me rappeler un souvenir.
Carambole
la prostate, indiquée par le trait horizontal en bas à droite
Il était une fois … Par une douce nuit d’été, dans le salon – jardin d’amis très chers, devant un aréopage de gens de qualité écroulés de rire, je joutais verbalement contre une éminence grise de notre gotha – un brillant professeur de biologie, à propos de l’éternelle et tendre guerre des genres. Au détour d’une réponse, l’émérite me planta une banderille aussi perfide que la flèche de Zénon, que je n’ai jamais pu extraire de ma chair depuis, en m’annonçant qu’à regret, elle se devait de m’informer que le genre masculin allait disparaître de la surface de la terre, Oh, pas demain matin, dans quelques milliers ou dizaines ou centaines de milliers d’années, certes, mais le temps passe si vite, à cause de la fragilité d’une des pièces mécaniques des garçons : la prostate, vous savez, cette petite glande qui se trouve dans la vessie des Messieurs et qui a de louches et multiples fonctions au service des organes voisins et même de l’humanité tout entière, puisqu’elle contribue à la fabrication de l’elixir de vie. Non, la prostate n’est pas une maladie, tant s’en faut mais il est vrai qu’on n’en entend parler que lorsqu’elle se dérègle ou que notre Panoramix interne déclare avoir épuisé ses stocks de potion magique. Il serait établi qu’elle soit devenue un aimant de toutes les agressions provoquées par nos inconséquentes inventions, de l’alimentation transgénique à la saturation magnétique de notre biotope.
Bon, ce n’est pas important, oubliez tout cela, d’autant que pas un homme sur mille n’est capable de dire ‘’où ça se trouve’’, ni ‘’à quoi ça sert’’, ni ‘’comment ça marche’’. Notre hypocrite société nous apprend le fonctionnement des fusées à étages, de l’holographe et de la bombe atomique, mais pas celui de notre corps. Le corps, c’est honteux, disent les adultes ! Moi, je ne trouve pas ! Il en est de plutôt bien tournés, alertes, et le mien, même s’il est souvent défendant, ne me fournit aucune raison de me plaindre de lui ! Oh … comme tout un chacun – je déteste cette expression pédante et antipathique, donc, comme tout un chacun, j’ai des états de corps comme d’autres ont des états d’âme, mais pas plus que ça.
D’après mon charmant contradicteur, la dame de haute science ci-devant citée, la prostate, pièce d’usure, pose de gros problèmes à l’évolution génétique du genre masculin car alors que le corps de la femme semble se perfectionner indéfiniment pour servir chaque jour plus longtemps, celui de l’homme, à cause de la ‘’glande qui se tient en avant’’ – c’est le sens exact de ‘’prostate’’ – est arrivé au bout de son potentiel évolutif. Qui ignore le pouvoir incommensurable des veuves dans les pays développés ? Nul ! Et ce n’est là qu’une des preuves de la faiblesse de la prostate. Pire, le corps humain masculin serait même en cours d’involution ! De déclin si vous préférez.
- Est-ce à dire qu’à terme, l’être humain disparaîtra ?
- Que nenni !
- Est-ce à dire que les femmes se reproduiront sans hommes ?
- P’têt ben, mes frères, c’est la triste réalité !
Ne vous sentez pas obligés d’imiter subitement la carpe ou le crocodile ! Les enfants d’Hermès et d’Aphrodite, les hermaphrodites si vous préférez, sont légion dans la nature. Messieurs les machos, ce que je vais vous dire vous fera avaler vos dentiers, peut-être, mais c’est ainsi : nous, êtres humains, sommes tous des femmes, plus ou moins bien réussies… Oui Messieurs, les hommes sont des femmes ratées ! Nos parties les plus nobles existent chez la femme, à l’état embryonnaire, suggestif, allusif, ou latent, alors que chez les hommes, les éléments féminins ont tous migré vers les circonvolutions des hémisphères cérébraux. Ainsi, le résultat de la bonne opération réalisée durant le bref règne de la suprématie masculine, est qu’au lieu de nous enrichir de notre hermaphrodisme, nous l’avons caché et comme rien ne se perd, que rien ne se crée, et que tout se transforme, nous avons troqué nos quelques attributs d’Epictète – comment vivre sa vie ? – contre des complexes de dupes, totalement insolubles.
Le club hermaphrodite du monde vivant compte des membres prestigieux :
- tous les végétaux à fleurs, les spermatophytes plus connus sous le nom de phanérogames et rien que cela regroupe déjà les deux tiers du vivant !
- les lombrics ou vers de terre, une autre belle part du vivant,
- certains mollusques comme la coquille Saint-Jacques et l’huître,
- des reptiles, des batraciens,
- des mammifères comme certains ours polaires et les castors lapons (incroyable, mais le grand froid semble provoquer l’hermaphrodisme ! Peut-être est-ce celà que les Messieurs veulent signifier lorsqu’ils disent ”on se les gèle” ?)
- certains poissons, comme cette sainte-nitouche de Nemo, le petit poisson clown des coraux, c’est ni un garçon ni une fille ! Tu m’en diras tant !
- et surtout, plus surprenant encore, celui que les Espagnols considèrent comme ce qu’il y a de meilleur dans la mer : le mérou !
De la mar, el mero, y de la tierra, el cordero !
Le ‘’mero’’ est hermaphrodite mais le ‘’cordero’’, lui, noble animal désignant mon signe astrologique est au contraire l’incarnation suprême du machisme. Ouf ! Comme disent les Lusitains :
‘’Pao pao e queijo queijo’’
Bien ! Mais les humains ? Et bien, pour vous répondre, je vous présente le tableau d’occurrence des principales anomalies génétiques et génériques de l’espèce humaine :
|
Symboles |
|
Aptitude à la reproduction |
Occurrence Cas/naissances |
|
XX |
mâle |
mâle stérile |
1/20 000 |
|
XY |
femme |
femme stérile |
1/10 000 |
|
XX et XY (XX/XY) |
stérile |
1/30 000 |
http://www.inrp.fr/biotic/procreat/determin/html/chromsex.htm
Si ma calculette fonctionne bien, cela veut dire qu’il y a aujourd’hui dans le monde environ 200.000 hermaphrodites, soit la population entière de villes comme Khouribga au Maroc, Le Havre en France, Sherbrooke au Canada ou Nicosie à Chypre.
- Mais enfin, Maître, je ne vois pas le rapport avec la carambole et, vous connaissant, je sais qu’il doit y en avoir un. De grâce, révélez-nous la destination de vos hiératiques errements !
- Voici donc, cher disciple : N’est-il pas évident que ce grand chambardement ressemble à tout, sauf au hasard ? Ne vous apparaît-il pas que cette carambole, fruit qui prêta un temps sa forme stellaire à un jeu d’adresse avant de devenir une bille ronde et rouge roulant sur un feutre gris, bleu ou marron, billard qui représente le cosmos ou s’entrechoquent des forces en missions incompréhensibles pour nos pauvres esprits limités, glande mise là comme un fusible à ‘’faire sauter‘’ le moment venu, table d’un hasard qui semble de moins en moins exister, tout cela participe d’une intelligence secrète. Peut-être est-ce le tourbillon de poussière de Holbach ? Ou alors le grand chapeau du Monde de Sophie ?
Chacun de ceux qui ne dorment pas encore ou n’ont pas encore fermé rageusement ce document en me vouant aux gémonies, appréciera et apportera sa réponse. S’il veut la partager avec nous, nous y serons attentifs. Mais généralement, les grandes vérités ne sont jamais acceptées car ce que l’homme a de plus puissant en lui, c’est la peur et la résistance au changement, alors même qu’il n’a aucune chance de survie s’il n’évolue pas !
Il serait tout à fait incompréhensible de refermer ce dossier sans même évoquer ce qu’impliquera, ne serait-ce que pour le fun, le devenir de la mort, lorsque l’être humain aura intégré la grande famille mutante des hermaphrodites. Je parle ici, vous vous en doutez, de la ”petite mort”. C’est affreux mais je pense que rien ne changera. Au contraire, débarrassés de la connotation sportive et masculine et des pannes de puissance y afférant, l’acte sera pur et le plaisir enfin céleste et réellement septuplé. Alors Ciao Pantins ! Rejetés dans les poubelles de l’Univers comme un simple épiphénomène de la vie humaine, nos mânes fantasmatiques revêtues de draps blancs flottant au vent auront-elles assez de l’éternité pour ressasser ce pur joyau du cruciverbiste Guy Brouty qui explique notre retrait du marché sidéral :
L’impuissance.
Un défaut d’allumage joint à une panne des sens.
mo’






34 comments
Comments feed for this article
juillet 8, 2008 à 12:22
Yoyo
J’ai pris le temps de lire et en prenant le temps on se rend compte que ce texte reste accessible …
En résumé : L’homme voit ses gènes X perdre leur Maj et sa virilité
(nom de code : carambole) en gros comme dans la chanson qui fait perdre aux garçons leur cédille …
Ce dégénéré laisse place à sa génitrice …et depuis c’est la débandade .
Pao e Pao , qeijo qeijo … Entao mas porqué temos Croque monsieur ?
juillet 8, 2008 à 2:46
Clo
Quelle intelligence, quel humour, quelle classe … Enfin un homme pas nul !… Mais où donc est-il ? C’est tellement top que je ne serais pas étonnée si l’auteur était une nana… Alors comme ça, on va devoir ”les” supporter encore quelques millénaires ? J’espère que non ! Et si oui, autant qu’il reste de pareils specimens … Avec un tel bélier, je signe de suite pour entrer dans le troupeau … en attendant la parthéno extatique et septuplement céleste promise …
Maître Mo’ vous êtes génial !
Béate Clo
juillet 9, 2008 à 10:58
mosalyo
Malgré le nombre étonnant de ”lectures”, peu de commentaires ! Après avoir supprimé les vacuités, il n’en reste que deux…
Yoyo, bien compris. Mais voici une précision : la carambole est un outil-action de grand chambardement : le carambolage, lequel est une tactique au billard français (3 boules). Pour moi, le carambolage cosmique n’est certainement pas un hasard, pas plus que la fragilité de la prostate ne l’est … Maintenant, vous pouvez continuer à broder la dessus à … l’infini… Votre écrit est agréable, persévérez !
Clo’, vous en êtes quitte pour m’offrir des chevillères de contention, sinon, mes pauvres chevilles seront tellement enflées que je vais marcher comme un bagnard aux pieds entravés d’une … carambole (?) … Merci, très sympa ! …
Mo’
juillet 11, 2008 à 9:17
FAUST
Cette histoire de caramboles n’a pas provoqué le carambolage que j’appréhendai pour ce Blog … Clo s’est vite calmée après avoir gêné notre vision et dérangé notre scène …
Caramboles en devenir, avez-vous dit Maître ? Etonnant que vous n’ayez pas encore provoqué un tollé dans le monde des psychanalystes de notre temps ! Vous n’êtes pas sans savoir que l’un d’entre eux – et des plus célèbres – a affirmé : ” la femme n’existe pas” !
Il ose même prétendre qu’elle est condamnée à une errance constante à la recherche de ce qu’elle n’a pas, et que son traumatisme est né de ce constat, et justifie ses crises d’hystérie…. De ce diktat du monisme sexuel duquel la femme est exclue, faut-il comprendre que la femme n’existerait que par ses manques ? Il n’existe pas de signifiant du sexe féminin; donc poursuit le subtil, « le sexe féminin a un caractère d’absence, de vide, de béance ” …Alors sans contredire le “disciple” de Freud et pour rejoindre votre réflexion scientifique on est tenté de dire que pour combler son manque, la femme chercherait à se doter d’attributs qu’elle n’a pas en usurpant l’ organe symbolique du pouvoir (sexuel) et ce faisant réduirait à néant celui qui l’a toujours possédé ?
Faust-Anna-lise
juillet 11, 2008 à 2:15
mosalyo
Je pense que le propos n’a pas été compris :
Ce qui m’inquiète, c’est que vous semblez ne pas comprendre que ce n’est pas de la psychanalyse mais de la biologie ! Je n’ai nullement élaboré une théorie, tant s’en faut, je n’ai fait là qu’œuvre épistémologique : les agents reproducteurs de l’espèce humaine, les femmes, vont intégrer peu à peu l’univers parthénogénétique ! Expliquons l’affaire aux sceptiques : la nature dit que nous sommes tous des femmes car tous nos chromosomes sont des ‘’X’’ à l’origine. Puis, certains de ces chromosomes s’amputent de l’un de leurs rayons et deviennent des ‘’Y’’. Il n’y a aucune connotation subjective, c’est la réalité : l’homme est donc biologiquement une femme amputée ! Alors je m’inscris totalement en faux contre le sophisme de M. Lacan et de ses amis qui n’ont pas compris que la femme, loin d’être une construction déficiente, pleurant des attributs de procédure, est une Voie Lactée… dont l’espace vide est rien moins qu’un lieu de création ! …
Mo’
juillet 11, 2008 à 3:20
Clo
Si ce mec là – le Maître- n’est pas un génie … Moi en tout cas, chère Anna-Lise, j’avais bien compris et cela a même résolu bien des problèmes que, par paresse et manque de … génie … je laissais traîner au fond de ma corbeille à urgences … C’est puissant, et lumineux et je comprends, que dis-je, je suis satisfaite aux plans de tous les sujets qu’il aborde. Là, je ne me suis jamais sentie aussi fière et heureuse d’être femme ! Mon corps est ”un espace de création” ! C’est le plus beau compliment qu’on lui ait jamais fait ! C’est beau et bon !
Clo
juillet 11, 2008 à 4:09
Yoyo
Une Voie Lactée, un espace de création…
Ce serait sans compter ceu qui se seront égarés dans le cosmos, les détruits et autres brulés vifs aux rayons cosmiques …
Mo parleur …
juillet 12, 2008 à 11:41
El Condor
Qui êtes-vous en fait, Mo’ ? Vous ne pensez pas que vous devez à vos lecteurs une présentation un peu plus académique et expressive qu’une photo ”qui date” ? Vous m’intriguez drôlement mon cher, mais néanmoins … bravo, c’est un régal …
Cdlt
juillet 12, 2008 à 11:48
mosalyo
Pour Yoyo :
J’ai compté les détruits en les ”anagrammant” et en en faisant les ”détritus” de l’aventure humaine sur terre ! …
Ce serait le comble si me nommant mo, je n’étais pas parleur !…
Mo’ (tus) …
juillet 12, 2008 à 3:53
F. Geminiani
Du nanan, mais franchement, combien comprennent tous les jeux de mots, les calembours et autres allusions ? Dans l’article ci-dessus, j’en ai dénombré … seize … Qui dit mieux ?
De Corse, cordialement
F.G.
juillet 12, 2008 à 9:05
Mohamed EL WAZIKI
Etre conscient de cette réalité prouve qu’on est un “homme” trés équilibré. Et Maître mo est un vrai “Grand-homme”.
juillet 13, 2008 à 9:13
mosalyo
Tu es adorable Si Mohamed. D’une gentillesse, tu m’as fouetté les sangs ! J’avais l’intention de faire la chronique buissonnière, mais là, franchement, je serais mufle… A demain ? Pour toi tout seul, le sujet est … une recette un peu … spéciale …
Cordialement
Mo’
juillet 13, 2008 à 6:28
Puîné le Parfait
Incontestablement la plus belle, la plus aboutie, la plus troublante et la plus “Mo’ienne” des pièces de l’Oeuvre donné ici en pâture aux méninges de tes congènères … Comment s’étonner du silence relatif qui lui répond ?
Je comprends l’envoutement de Clo, les interrogations d’El Condor et la remarque de F. Geminiani.
Je me délecte des saillies inopinées du gredin de Yoyo dont l’impertinente pertinence me ” laisse sur le c…” !
Je rends hommage, sans en étre le moins du monde surpris, à la réplique érudite et parfaitement maîtrisée de Faust.
Mais cet ultime avatar de ton éclectique vagabondage intellectuel m’interpelle si bien que je craindrais, en y répondant, d’outrepasser les limites du jeu et du lieu.
Qu’il me soit juste permis de rendre ici publique une mienne déclaration (dont nul mieux que Maître Mo’ ne saurait personnellement témoigner puisqu’il s’en “moqua” pendant des décennies …) qui te confirmera définitivement que le “Second Né” est bien le frère de Puîné :
“MAMAN, QUAND NOUS DEVIENDRONS à notre tour DES FEMMES, FERONS-NOUS TELLE CHOSE COMME VOUS ? “…
Certes la formulation fut peu académique et moins élaborée que ton magnifique texte mais …j’avais 9/10 ans je crois ?
Conclusion sommaire : la VERITE n’est-elle pas ce territoire ténu et étroit où la CONNAISSANCE et l’INTELLIGENCE convergent avec l’INSTINCT pour concorder avec lui ?
Salut à tous les bretteurs du verbe !
juillet 13, 2008 à 8:36
mosalyo
Ce que dit le Puîné est absolument juste et n’eut été la nécessaire autorisation pour que je me permisse d’en parler, assurément, je l’aurais rapportée, cette phrase-culte puisque lorsque j’ai décidé de traiter le sujet, elle m’est revenue comme un éclair. Mais puisque par contours et détours, je l’obtiens ici-même, cette autoristaion, je promets d’y revenir… autrement ! … . D’ores et déja, je me dois d’avouer que cette phrase forte et géniale a bien été prononcée par lui, exactement dans les termes qu’il rapporte ! Dont acte !
Mo’
juillet 14, 2008 à 2:30
Puîné le Parfait
Me sera-t-il pardonné de poser un gros sabot dans cet atelier de haute joaillerie ?
L’évènement qui m’a semblé le plus “emblématique” de l’évolution en cours de notre embryonnaire humanité est la naissance de Dolly !
Aucun des mille exploits “technologiques” bien plus méritoires qui l’ont précédée, ni aucune des mille prouesses scientifiques infiniment plus ardues ne me semblent aussi lourds de conséquences que ce “petit” succés de laboratoire…
Passé quasiment inaperçu parce qu’enterré avec empressement et véhémence par les religieux et les politiques effrayés, cette expérience a malgré tout ouvert en grand une voie royale à toutes les turpitudes ; la parthénogénèse humaine et le clônage de l’homo-Narcissus, cela veut dire ni plus ni moins que la fin de l’individualité, l’abolition des limites du temps humain, la victoire contre la mort et l’effondrement des monothéismes…Oui, rien que çà !
Je me duplique par moi-même à l’infini sans le concours de quiconque, je ne meurs donc plus, d’autres moi(s) sont moi, j’ai l’éternité devant “moi-s”, je deviens mon propre créateur…
Qui peut vraiment croire que ce qu’un petit laboratoire a réalisé avec autant de facilité sur une brebis (et depuis répliqué avec succés plusieurs fois sur des bovins, porcins etc.) n’a pas été ou ne sera jamais accompli sur un animal mammifère humain ?
Les lois adoptées en catastrophe par quelques “Conseils Supérieurs de Déontologie” arrêteraient la recherche ??? Humm …
Bonne nuit à tous.
juillet 14, 2008 à 3:09
mosalyo
Merci ! J’ai dormi comme un ange, sans avoir à compter les moutons, pas plus Dolly que hors du lit … A la lecture de ton intervention, j’ai voulu te répondre dans la foulée, puis, me ravisant, j’ai pensé qu’ un simple revers sur ce coup adroit ne suffisait guère pour une balle de smatch aussi importante. J’ai par contre ouvert un dossier ou j’enverrai ma sergent-major gratter le papier dans le sens contraire de la fleur et lorsque ma réponse sera prête et complète, je m’y engage, j’en lèverai le voile et tu sais que que je suis de l’engence qui tient toujours ses promesses. Il te brule de savoir si au moins je partage ta grand-peur ? Calme-toi, non, en aucune manière, ni sur aucun point !…
A tout bientôt, très cher !
Mo’
juillet 16, 2008 à 10:49
Bruno Jean PALARD
“Etre conscient de cette réalité prouve qu’on est un “homme” trés équilibré. Et Maître mo est un vrai “Grand-homme”.” (Mohamed EL WAZIKI, 12/07/08)
Hélas condamné à disparaître, si j’ai bien compris le propos de la biologiste à l’origine de cet article fort bien tourné il est vrai…
Bonjour Mo,
Bonjour à toutes et à tous,
Il aurait été intéressant du reste, de connaître le sentiment personnel de cette “dame de haute science” quant à cette fatale issue du genre masculin qu’elle lui promet.
Savoir si elle s’en attristait ou au contraire s’en réjouissait, en son for intérieur bien sûr, car on sait conserver “de la classe” quand on joute verbalement dans ce “gotha”, enfin! pffff!…
Ou bien s’il s’agit d’un énoncé scientifique, dénué d’affect quelconque afin de ne pas orienter l’auditeur dans la nécessaire réflexion qu’elle sait qu’il ne manquera pas de provoquer.
N’oublions pas qu’il s’agit d’une professeure, une “maîtresse”…et les professeur(e)s, les “maîtresses”, ça s’y connait un peu pour susciter la réflexion parmi celles et ceux qu’elles ou ils considèrent comme leurs “élèves”!
La preuve: l’article de Mo et nos réactions qui suivent, le tout “fort bien tourné”, donc, comme je le disais en exergue ci-dessus.
Enfin…”fort bien tourné”… si l’on ferme les yeux et l’esprit sur quelques inexactitudes, approximations, interprétations hâtives et citations tronquées apparaissant dans certains commentaires.
Mais là n’est pas mon propos, lequel est: privilégions le travail sur le fond, c’est-à-dire le thème évoqué dans le sujet de l’article assez justement intitulé “L’inégalité des sexes” plutôt que discutailler interminablement sur la forme, c’est-à-dire l’indéniable “esthétique stylistique” de l’ensemble de cette discussion.
Si vous en êtes d’accord, bien évidemment, Mo et les autres intervenants dans ce débat.
Salutations cordiales à toutes et à tous,
Bruno Jean PALARD
juillet 16, 2008 à 11:04
Bruno Jean PALARD
A toutes fins utiles et en prévision de ce débat que j’appelle de tous mes voeux à se tenir ici, nous pourrons lire ou relire “XY, de l’identité masculine” d’Elisabeth Badinter, chez Odile Jacob ou au “Livre de Poche” (plus pratique sur la plage ou en randonnée en montagne…)
Et pour les plus courageu(ses)x anglophiles, les fameuses “Gender Studies” publiées dans les 80’s: rendez-vous dans “XY, de l’identité masculine” ou encore sur internet pour y trouver les références biblio des ouvrages concernés.
BJP
juillet 17, 2008 à 7:42
mosalyo
Merci, je m’y mets dare-dare. j’ai une énorme angoisse à propos de mon futur conditionnel …
Mo’
juillet 17, 2008 à 10:43
Bruno Jean PALARD
Bonjour Mo’,
Grosse bise de la part d’Amine et… puisque vous aimez Guy Brouty, voici une autre définition de son cru, ma préférée sans conteste:
“Condamné à mort” (en 2 lettres): ?
Je trouve qu’elle s’inscrit assez bien dans la discussion.
A bientôt,
Bruno Jean PALARD
juillet 17, 2008 à 6:21
mosalyo
Hello Bruno,
Je connaissais la réponse… Elle est bien sombre… Mais soyons charitables et apprenons aux lecteurs que la réponse à “Condamné à mort” (en 2 lettres), est : né… Pas très joyeux !… Alors pour rester dans le même ton, une autre : OUVRIR LE FEU (en 9 lettres) …
A plus …
Mo’
juillet 17, 2008 à 8:01
Bruno Jean PALARD
Bonsoir Mo’
Euh…ce n’est pas la réponse qui est bien sombre, Mo’…
“Né” et avec lui, “naître”, “naissance” “nativité”, “Noël”, … Avouez qu’on trouve difficilement plus heureux que naître, qu’une naissance, que la nativité, n’est-ce pas?
D’ailleurs, ne parle-t-on pas “d’heureux évènement”? De…”joyeux Noël”?
Ce qui est sombre, et encore…, c’est la définition.
Mais je trouve que l’ensemble définition + réponse permet de prendre un peu de sage distance par rapport à notre fameux désir d’immortalité ou de survivance d’espèce, voire…d’un genre à la place de l’autre!
En ce qui me concerne, à propos de “né”, il y en aura un nouveau dans très peu de temps et ce sera le 7ème!
Pour l’instant dans la fratrie-sororie, ça donne d’un point de vue génétique: 5 XY et…1 XX!
Je serais curieux de savoir ce que Mme la Professeure de biologie pense de ma…carambole!
Ma réponse à votre définition “OUVRIR LE FEU”: “autopsier”.
Je ne sais si c’est la bonne, mais…c’est la mienne!
Dans la négative, j’aurais au moins la consolation d’avoir su rester “créatif”.
A “mi-calmant”,
Bruno Jean
juillet 18, 2008 à 8:37
mosalyo
Tout juste, ouvrir le feu se dit bien autopsier… J’avais beaucoup aimé… Bravo pour la créativité, c’est biblique… Les Musulmans aussi considèrent les enfants comme une richesse et même la plus importante des richesses terrestres…
Ami calmant
Mo’
juillet 19, 2008 à 9:34
Bruno Jean PALARD
Et bien, Mo’, depuis ce même jour du 18 juillet 2008 où vous écrivîtes le message ci-dessus, la plus importante des richesses terrestres compte au moins un élément de plus.
Il s’agit de Thomas, mon 6è XY donc et le 3è pour ma compagne, qui a quitté les limbes utérins de sa m’man hier matin à 9h10 de ce côté-ci de la méditerranée pour venir tranquillement rejoindre notre maisonnée.
Amicale m’man…
Bruno Jean
juillet 20, 2008 à 6:19
mosalyo
Hello,
Bienvenue sur terre à ce petit bonhomme de bonne volonté. Son nom vient de l’araméen Taome qui signifie ”jumeau”; pour les Hébreux, il est Toma ; Thomas pour les Chrétiens, et Toum (Tawm) pour les Arabo-Musulmans pour lesquels ce mot a la même signignificatiuon (jumeau)… Beau message de fraternité !
Meilleurs voeux pour l’oecuménique apôtre et ses auteurs…
Mo’
juillet 22, 2008 à 12:45
Puîné le Parfait
” La Revanche du Chromosome X “, sous-titré “Enquête sur les Origines et le Devenir du Féminin” (éd. JP Lattès) est un livre que j’avais noté de lire et qu’évidemment je n’ai pas lu ! Son auteur, le journaliste scientifique OLIVIER POSTEL-VINAY y aborde la biologie et la génétique d’une manière délicieuse et surprenante ; je l’avais longuement entendu présenter son livre en févr. 2007 et m’est avis que MM Mo’, Bruno Jean et autres Faust se REGALERAIENT.
juillet 22, 2008 à 2:36
mosalyo
je le commande de suite. Merci du tuyau…
Mo’
juillet 22, 2008 à 2:37
FAUST
Toujours dans la série X, Paul Gauguin, lors d’un séjour heureux qu’il effectua à Tahiti et pendant lequel il connut “une évolution d’état civilisé à l’état sauvage” il rédigea une oeuvre Noa Noa dont voici un extrait :
“Était-ce un homme qui marchait devant moi ? Chez ces peuplades nues, la différence entre les sexes est bien moins évidente que dans nos climats. Nous accentuons la faiblesse de la femme en lui épargnant les fatigues, c’est à dire les occasions de développement, et nous la modelons d’après un idéal menteur de gracilité. À Tahiti, l’air de la forêt ou de la mer fortifie tous les poumons, élargit toutes les épaules, toutes les hanches, et les graviers de la plage ainsi que les rayons du soleil n’épargnent pas plus les femmes que les hommes. Elles font les mêmes travaux que ceux-ci, ils ont l’indolence de celles-là : quelque chose de viril est en elles, et en eux quelque chose de féminin. Cette ressemblance des deux sexes facilite leurs relations, que laisse parfaitement pures la nudité perpétuelle, en éliminant des mœurs toute idée d’inconnu, de privilèges mystérieux, de hasards ou de larcins heureux – toute cette livrée sadique, toutes ces couleurs honteuses et furtives de l’amour chez les civilisés.”
juillet 22, 2008 à 3:34
mosalyo
Dois-je alors, cher Dr Faust, prôner ici même la nudité par l’abandon des vêtements, ces oripeaux honteux de la réduction d’un sexe par l’autre ? L’idée me séduit, ma foi ! Je vous offre cette perle, citée de mémoire et pour l’exactitude de laquelle, je vous demande générosité. Piqué par le virus de l’Océanie, lorsqu’il (Gauguin) décida d’y retourner définitivement, il choisit les Iles Marquises, plus précisément celle que l’on nomme Iva Oa (?) et s’y construisit une demeure qu’il baptisa… je vous le donne en mille … La maison du Jouir !…
Mo’
juillet 22, 2008 à 5:19
FAUST
Cher Mo, notre paresse méditerranéenne ayant dominance sur nos gènes chromosomiques X ou Y, nous comptons sur vous pour un résumé à la mode de chez vous de l’ouvrage conseillé par “le Parfait”que vous comptez acquérir …Un de ces quatre lundi, merci d’avance.
“Hiva oa ” : Jacques Brel y a vécu aussi …et y mourut
juillet 27, 2008 à 11:44
Bruno Jean PALARD
Laquelle “Maison du Jouir” confirme bien “qu’il n’y aura pas de vainqueur dans cette guerre des sexes: les ennemis ont un peu trop tendance à fraterniser!” comme disait H.Kissinger.
(Merci au site de TV5Monde pour cette citation que je lui emprunte sans vergogne)
BJP
juillet 28, 2008 à 11:00
mosalyo
CQFD …
Et n’oublions pas non plus le dicton qui prétend que le mariage est la seule guerre pendant laquelle on dort avec l’ennemi. J’ajouterai pour ma part qu’on cesse ce concubinage à l’armistice !… A ne rien comprendre…
Mo’
juin 23, 2009 à 11:12
Emma
Messieurs, vos échanges sont délicieux !
Je suis peut être une des rares à ne pas être surprise de lire tout cela. J’ai, dans ma bibliothèque, un livre du Professeur Bryan Sykes qui veut tout dire par son intitulé : La malédiction d’Adam.
Je confirme, à travers ce que j’en ai lu, les propos du grand Maître Mo !
Hélas …
Permettez moi donc de dire ici une chose qui sera peut être lue un jour par celles qui n’ont pas eu la chande de connaitre le Mâle humain : vous n’imaginez pas ce que vous avez perdu !
juin 23, 2009 à 2:59
mosalyo
Emma,
Quel dommage que vous n’ayiez pas été là au moment de la bataille !… Votre témoignage est précieux et aurait alimenté le débat. Non, je n’ai pas lu La malediction d’Adam de Bryan SYKES, mais je vais réparer cette béance de ma culture…
Je conserve par devers moi – comme disent les juristes – votre adresse à ”celles qui n’ont pas eu la chance de connaitre le Mâle humain”, elle vaut son pesant d’or pour sa franchise et fera pleurer encore plus fort les pauvres rayés de la nature …
Bravo et à plus ?
Mo’