Je vous prie d’excuser le dérangement, M’sieurs-Dames (1) mais je ne comprends vraiment pas ce que je fiche ici. J’étais peinard chez moi, attaché pour motif professionnel à ma tyrannique lucarne, les doigts virevoltant gracieusement sur les touches du clavier, envoyant de temps à autre une astuce, un commentaire sur un sujet grave ou futile à quelques intimes dont d’ailleurs aucun ne m’a jamais rien demandé, lorsque …


I want you to blog ! (2)

… incroyable mais vrai, il y a 3 ans environ, une ligue de braves citoyens américains prit mon attache pour me suggérer de créer un Blog ou un site ou un truc de ce genre (3)…Un éminent physicien tenta le premier de me convaincre et je lui promis d’y réfléchir. Puis, ce fut au tour d’une star de la promotion immobilière (ouais, je sais actuellement faut pas fréquenter ces gens-là mais mes immenses avoirs me dictent hélas, ma façon d’être). Je lui fis la même promesse : y réfléchir. Enfin, un chercheur en télécommunications prit la relève en me harcelant de promesses de célébrité, fortune et honneur. Il n’obtint guère plus que les précédents conseilleurs. Le temps passa et je réussis ainsi à décourager ces supporters aussi amicaux que zélés.

Puis récemment, par une nuit magique, by the light of a silvery moon, j’ai rencontré une Fée Lumière, belle comme un coeur, une bombe même …

Comme on transmet une formule magique, elle me transmit le code-source de la connaissance blogotique ! Vous la connaissez sûrement puisque c’est une Blog-Star de nos tropiques, maîtresse femme s’il en est, qui, après avoir lu ma prose, me tança vertement en me disant que je n’avais aucun droit de ne pas mettre pareils trésors au service de la pauvre humanité souffrante et particulièrement sa composante cybernautique ! Lorsqu’on est appelé à un destin historique, m’expliqua-t-elle, il ne faut pas se dérober.

Le pire est que, s’appuyant sur la notion très actuelle de ‘’droit d’ingérence’’, elle me menaça de m’emmener faire un tour en Hollande, non pour voir des tulipes à Alsmeer, ni faire du lèche-vitrines à Amsterdam, mais à la cour d’une de ses proches qui réside à La Haye, Madame Carla del Ponte, dont le salon littéraire est constitué, comme vous le savez, de la fine fleur des Nations ! J’ai pris peur et j’ai signé immédiatement l’engagement irrévocable de créer un blog, ou même deux si elle le voulait, pourquoi pas, l’essentiel pour l’hypertendu que je suis, étant d’éviter le zèle de ces dames et le sel de l’édam. Seul petit problème, je voulais bien tout avouer, mais quoi ?…

En deux coups de cuiller à pot, elle m’expliqua le topo … auquel, je peux maintenant vous le dire à vous, je ne compris que dalle.

Depuis, je dois rendre compte de l’emploi de mon temps à cette exigeante marraine. Toutes les 6 heures. Comme un prisonnier menotté (5) d’un bracelet carcéral. Alors, lorsque je n’ai rien produit, je stresse, j’ai peur !

L’ordre qui me fut intimé était bien clair : je devais inaugurer ‘’le lieu ou allait souffler mon esprit’’ le 1er septembre 2007 ! Et que je ne prisse point l’injonction à la légère, sous peine qu’il m’en cuisît , me laissa-t-elle entendre ! – Soit !

mosalyo, donc ! Ce vocable ne veut rien dire pour personne sauf pour moi car c’est la concentration des noms de mes anges gardiens. Trois Mousquetaires qui sont quatre, bien évidemment.

Sinon, ben rien de spé. On va essayer de rigoler, c’est tout, car

 

Ridendo dicere verum, qui vetat ?

(Qu’est-ce qui interdit de dire la vérité avec humour ?) 

Mo

(1) cette expression est une horreur d’impolitesse, il faut dire :  »Mesdames et Messieurs » , bien évidemment !

(2) traduction : Je veux que tu débloques !

(3) jusqu’à présent je ne fais nullement la différence …

(4) le verbe menotter n’existe pas en français; menotté, mot forgé, n’existe pas davantage, c’est donc un barbarisme !

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