La langue de mosalyo


‘’Se taire, c’est pareil dans toutes les langues’’

[Philippe Geluck]

 

S’adressant à Einstein qui visitait Hollywood, Charlie Chaplin, Charlot, lui lança cette boutade : ‘’Tous ces gens vous applaudissent parce que personne ne comprend ce que vous faites; tandis que moi, ils m’applaudissent parce que tout le monde me comprend.’’

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‘’Les Français m’agacent prodigieusement, mais comme je ne connais aucune langue étrangère, je suis bien obligé de parler avec eux.’’(1) L’auteur de cette phrase outrageante n’est pas, tant s’en faut, un anti-gaulois primaire, mais un Français bon teint. J’aime la boutade car elle montre l’importance vitale de la langue et au-delà, toute la fragilité qu’engendre le monolinguisme.

Qui est ce chef d’état qui a dit à plusieurs reprises que ne parler qu’une seule langue était une sorte d’analphabétisme (2) ? N’était-il pas ‘’copain’’ de cet autre chef d’état qui a dit de son coté : ‘’ Tout le monde doit être bilingue dans une langue et en parler une autre.’’(3)

La connaissance linguistique est primordiale. ‘’ La langue c’est notre vraie race, notre vraie patrie.’’(4). Un génial Allemand renchérit: ‘’Celui qui ne connaît pas les langues étrangères ne connaît rien de sa propre langue.’’(5) De là, se développer, c’est évidemment se faire comprendre d’un nombre croissant d’humains et pour cela, rien de tel que le biais de la langue. ‘’Connaître une langue à fond cela signifie connaître à fond le peuple qui la parle’’. (6) Mieux, ‘’Qui apprend une nouvelle langue acquiert une nouvelle âme’’ (7) et seules ‘’Les limites de mon langage signifient les limites de mon propre monde’’ (8). Certains vont plus loin et affirment que l’ ‘’On n’habite pas un pays, on habite une langue. Une patrie, c’est cela et rien d’autre.’’ (9).

Imaginons donc la richesse que procure le multilinguisme et l’éducation dans cette perspective : ‘’Donner à un enfant une série de langues, c’est lui dire qu’il n’y a pas de monopole chauvin ni national, d’une seule formule humaine.’’ (10). Mais en fait, l’âge ne fait rien à l’affaire ! ‘’La vieillesse est une langue étrangère qu’il faut apprendre à un âge où le cerveau n’est plus guère disposé à acquérir de nouvelles connaissances’’ (11).

Nous avons commencé en les taquinant, et comme Qui bene amat, bene castigat, finissons en les taquinant : ‘’Les Français croient qu’ils parlent bien le français parce qu’ils ne parlent aucune langue étrangère’’ (12).

Résolution : Attendu tout ce qui précède, mosalyo décide de parler toutes les langues qui voudront bien s’y délier, toutes, sans exception, car il existe maintenant de formidables instruments de traduction qui à défaut de restituer nuances, astuces et allusions permettront du moins, de saisir le sens général. De bonnes adresses de ces traducteurs simultanés seront très prochainement communiquées.

 

Mo

1) [Michel Audiard]

2) Hassan II

3)  [Valéry Giscard d’Estaing]

4) [Andrée Maillet]

5) « Johann Wolfgang von Goethe« 

6) [Georg Christoph Lichtenberg]

7)  J. R.Jimenez : http://es.wikipedia.org/wiki/Juan_Ram%C3%B3n_Jim%C3%A9nez

8) [Ludwig Wittgenstein]

9) [Emil Michel Cioran]

10) Allan Bay]

11) Jacques Laurent]

12) [Tristan Bernard]

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