Année 2007,

2 Août,

22 h00.

J’approche de la porte de l’adieu à mon enfance… J’ai d’ailleurs hasardé un ‘’Pouce !’’ dans la charnière de Janus, comme pour maintenir le dialogue entre mes deux générations … Elle a claqué, me laissant d’un coté la douleur comme mouchoir agité et de l’autre, l’étourdissement comme mot de bienvenue … Mais inutile de me pincer, je suis conscient, j’assume …

3 août,

01h10.

Je reviens à la vie, rappelé par la douce symphonie en Ré – essorage de ma machine à laver… et je réalise tout d’un coup que le décompte s’est poursuivi durant mon somme. J’ai donc officiellement 26 ans.

08h30.

La lithurgie est respectée : appel des parents… Ma mère pleure de larmes garanties de bonheur qui me font froid dans le dos… Il pleure alors dans mon cœur comme il pleut sur la ville Lumière. Mon père, lui, se veut rassurant et me promet que le meilleur est à venir… Nouveaux frissons. Comment peut-il en être sûr ?

Longues heures de travail, anonymes et seulement parsemées d’appels sporadiques de soutien. Pourquoi, soutien ?

18 h00.

Invitation à un apéro organisé pour fêter l’évènement. Non merci, j’ai un tête-à-tête ce soir. Ceux que j’aurais voulus près de moi sont en vacances. Pour les autres, je refuse d’en être le passe-temps. Je préfère me rendre à une étrange invitation pour un diner d’adieu.

22h00

Aux chandelles, le dîner. Table dressée pour moi, une bougie, et face au miroir, ma place. Adroitement choisie pour m’offrir 25 images gigognes de moi-même. Le compte est bon. Adieu, dit-elle, mais aussi Bienvenue ! Mais la larve timide n’ose affronter le regard schizophrène du papillon … Emue, elle réfléchit et fléchit, me passe le sel et le pouvoir … Le téléphone sonne. Personne ne répond. Il comprendra.

 

 

 

4 août

00h01 C’est bon, c’est passé… Il est l’heure de souffler la bougie…

 

Yo’

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