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Peut-être vous rappelez-vous qu’au mois d’août dernier, je m’étais offert de magnifiques vacances chez moi. De là, j’avais pu visiter mille lieux et mille personnes parmi lesquelles celles que l’emploi insensé de mon temps m’empêche de visiter en temps ouvrable. J’avais alors reçu un poulet (billet doux) qui m’invitait à faire une visite pour ‘’mieux comprendre’’ une chérie se débattant dans les affres de l’amour… Plus clairement, la dite voulait m’expliquer son doux penchant pour un gadget déguisé en homme, une espèce de naveton (petit navet) tout mimi dont les ancêtres avaient dû être pages de père en fils … et le premier de la lignée … angelot dans quelque croûte mièvre du XVIIIème siècle. 

Le site que mon amie me suggérait de visiter pour ‘’tout savoir’’ sur les tourments de son cœur relatait en fait les résultats d’une étude ubuesque, menée par des scientifiques des universités de Durham et St Andrews en Grande Bretagne sur les goûts des demoiselles anglaises en matière d’académie masculine (corps masculin). Plus crûment exprimé : ’’ C’est quoi un beau mec pour les p’tites anglaises ?’’ La saison balnéaire et les vacances faisaient de cette question fondamentale de la vie sociale un bon sujet d’étude. Je concentrai ainsi quelques instants mon attention sur les conclusions de ces Professeurs Pickwick qui ont découvert tous seuls que les sujettes de Sa Gracieuse Majesté considèrent les hommes aux traits efféminés comme plus fidèles et susceptibles de s’engager dans une relation à long terme que ceux au visage plus viril. Pour elles, les ’’latin-lover’’ et autres amants exotiques n’ont aucun charme et aucun sex-appeal, malgré la faute de Lady Mountbatten…

Ceci veut dire que la majorité des 400 ’’red-haired’’ (rousses) sondées préfèrent, ci-dessus, le ‘’pet’’ (animal de compagnie) de droite à la ’’wild beast’’ (bête sauvage) de gauche. Ces conclusions, si scientifiques qu’elles soient n’entrent pas dans mon référentiel personnel, lequel est dérivé de mes observations et de mes expériences. La seule circonstance atténuante à la mièvrerie de ces choix est la ’’protection des animaux’’, concept très ’’british’’, absolument faux, mais passons, qui fait que leur éducation les contraint à intégrer la ’’mercy’’ (pitié) dans leur ’’behaviour’’ (comportement).  Refermons pudiquement notre ’’bracket’’ (parenthèse) et concédons-leur tout de même, qu’un ’’pussy…’’ (petit chat), c’est plus doux qu’un ’’bully…’’ (taureau sauvage, tyran …). Mais faut-il sortir d’Oxford pour comprendre çà ?

Comme disait ma prof de fac, ’’Back on Topic’’ et tout d’abord, de quoi s’agissait-il ?  Il s’agit d’une enquête réalisée sur Internet, demandant aux participantes de noter les physiques de messieurs, sur des critères tels que la propension à dominer, l’ambition, la richesse, la fidélité, l’engagement, les aptitudes parentales et la chaleur humaine. Bon, vous me direz que toutes ces belles vertus permettent en général de choisir les gens les plus ennuyeux de la terre, mais n’exagérons pas et … ’’not my problem’’…

Et voici ce qu’a établi ce ’’grand jury’’ :

Pour ce qui concerne le visage

Les hommes avec des mâchoires carrées, des nez plus larges et des yeux plus petits ont ainsi été qualifiés de :

Machos et dominateurs,
Ils sont aussi moins fidèles,
Ils ont tendance à se révéler de mauvais parents,
Ils ont des personnalités moins chaleureuses.

têtes

Les hommes avec des traits fins, des lèvres arrondies, des yeux larges et des sourcils incurvés sont au contraire perçus comme :

Meilleurs partenaires potentiels pour une longue relation.

Enfin, les visages âgés sont généralement vus plus positivement que les plus jeunes.

Pour ce qui concerne le corps

Les hommes apparaissant en bonne santé sont aussi mieux notés en termes de personnalité que ceux ayant l’air moins bien portants.

ventres

Les Young Ladies « tombent largement d’accord » et déclarent sans honte ni vergogne qu’elles peuvent très bien décider à partir de cette première impression si elles veulent s’engager dans une relation avec un homme ou non, à partir de la seule contemplation de sa photo !

Pour ce qui concerne l’intimité

Sans onguent, sans maquillage ni huile de brillance, voici ce que les petites anglaises (et presque toutes les femmes du monde ’’pâle’’, soyons francs) retrouvent généralement dans leur intimité, après équeutage de la pie cérémonielle. Pas de quoi se lever la nuit pour bramer au clair de lune et pleurer d’extase à se fendre les yeux !…

bedaines

En ce qui concerne la performance, figurez-vous que ces petites délurées ont spéculé ! Et elles inondent le monde de la lumière de leurs révélations. ’’Chères sœurs, semblent-elles dire, sachez que nous sommes sûres, quant à nous, que les affirmations selon lesquelles le machisme est synonyme de bonne forme physique et de santé sont dénuées de tout fondement. La virilité donne l’air dominateur, certes, mais ne garantit aucunement une bonne condition physique ».

Voilà ! Donc, machos parfumés à l’huile prolétaire, Hulks aux poitrails velus, escogriffes taillés au burin qui exhalez des fragrances fauves, cow-boys Marlboréens qui ne descendez de cheval que tous les 21 jours, émules d’Attila qui cuisez la viande entre le dos de votre destrier et votre séant, Vikings roux qui vivez sur vos drakkars et alliez négligence et parfum de baleine, vous étiez tous dans l’erreur !

virils

Non, non, le plus viril n’est pas forcément la bête à cornes,
Ce peut être le petit pommadé, à droite !

 

Détrompez-vous, vous n’êtes point forcément les plus virils des hommes, au goût des petites Anglaises ! Méfiez-vous de la concurrence des petits puceaux d’Eton, Cambridge ou Oxford, qui pratiquent l’aviron, le  criquet et  jouent à ‘’blindman’s buff’’ (colin-maillard) ! Prenez garde à la concurrence de ces jeunes blondinets qui se percent les boutons d’acné tous les ’’saturday night’’ pour faire monter leur ’’fever’’ et éclusent 35 bières pour se sentir exister et exulter.

Dicunt Mary, Lisbeth, Lorren, Marjory, Belinda, Trudie, Margret, Kate et les autres…

Mais le plus beau, c’est que joignant le geste à la parole, c’est ce genre d’ectoplasme  qu’elles ramènent at home  pour construire une vie de pudding, de ponse de brebis feurcies et de backgamon les soirs d’orgie.

Quant à moi, même si ce n’est guère en Forêt de Balmoral, j’ai pratiqué ’’the stag hunting’’ (chasse à courre) de ces biches à la peau très pale et je m’engage à vous conter l’ affair car elle vaut son pesant d’or, si toutefois j’obtiens l’autorisation de le faire, de la part de ma  »honey’‘ , laquelle est, ne vous étranglez pas de rire,  »British Citizen »… 

chasseuse

no comment…

 mo’

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