LE PENTACLE  

Les milliers de tonnes de déchets produits par le Woodstock climatique qu’a été COPENHAGUE 2009 ‘’delendae manant’’ (restent à détruire), la honteuse consommation électrique de la fête reste à expliquer, le niveau affligeant des propos des uns et des autres reste à justifier et le chahut acnéique reste à capitaliser. Mais malgré tout, à mon sens, cette grand’ kermesse fera date. Le monde, me semble-t-il, va finir par admettre qu’il se comporte, non pas comme mes innocentes et symboliques sirènes – que j’ai limitées à deux mais dont j’aurais pu dérouler le listing interminable en balayant l’histoire des civilisations d’est en ouest et du nord au sud, mais plutôt comme une astérie. (étoile de mer)  

  

L’astérie ou étoile de mer est un animal échinoderme qui a habituellement cinq bras-branches à partir d’un centre. Les étoiles de mer n’ont pas de squelette mais des pseudopodes qui servent pour la locomotion et l’alimentation. Certaines espèces ont la possibilité de se régénérer, c’est-à-dire la capacité de faire repousser un ou plusieurs de leurs bras si elles en sont détachées. http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89toile_de_mer  

L’étoile de mer a peu d’ennemis en dehors de ses congénères. Ses moyens de défense sont tout à fait originaux. De nombreuses espèces littorales, dans les mers tropicales notamment, arborent de vives couleurs qui les rendent particulièrement visibles. Ces colorations, dites « vexillaires », sont le contraire du camouflage. Très visibles pour les éventuels assaillants, elles annoncent à tous qu’elles ne sont pas comestibles. En principe, ce signal d’alarme correspond à une réalité. Toutefois, au cours du lent processus d’évolution, des espèces comestibles ont adopté les couleurs voyantes d’espèces vénéneuses pour se protéger, elles aussi, de leurs ennemis.  

Mais les astérides disposent d’un moyen de défense encore plus étonnant. Lorsqu’elles sont attaquées ou blessées, de nombreuses espèces d’astérides se mutilent volontairement. Le bras attaqué se sectionne à un niveau prédéterminé. Le bras est abandonné au prédateur, qui s’en contente en général, tandis que l’étoile de mer amputée s’éloigne ou s’enfouit aussi vite que le lui permettent ses podions. La blessure se colmate rapidement. Le handicap reste minime pour l’animal, qui peut toujours se déplacer grâce à ses quatre bras restants et se nourrir puisque son disque est intact. http://www.larousse.fr/encyclopedie/vie-sauvage/%E9toile_de_mer/184818  

L’astéride possède deux estomacs : l’estomac cardiaque et l’estomac pylorique. L’estomac cardiaque est comme un sac situé au centre. L’animal peut le sortir de son corps et l’introduire  dans celui d’une proie qu’il veut dévorer pour procéder à une digestion in situ.     

Si l’astérie a 5 branches, l’être humain possède 5 sens et physiquement il ressemble étrangement à  l’étoile de mer dans laquelle on peut voir la tête et les 4 membres d’un corps.  

Partout dans le monde, dans la géographie et dans l’histoire, le nombre 5 est symbole d’une perfection :  

. Les 5 prières, les 5 clés coraniques du mystère, les Takbirs, les ablutions, et les 5 doigts de la main, pour ne parler que de la civilisation arabo-musulmane.  

. Le 5 est le centre pour les Chinois.  

. Chez les Hindous c’est le couple parfait du nombre mâle (2) et du nombre femelle (3).  

. Chez les Irlandais, la cinquième province qui amène la paix est créée par le prélèvement d’une partie des quatre autres.  

. En Amérique Centrale, le nombre 5 est sacré.  

. En Afrique, il peut être, selon les conjonctions, faste ou néfaste mais il est toujours central.  

  

La Planète Terre, elle,  est constituée de 5 continents et les illustrations de l’astrophysicien Wegener relatives à sa théorie de la dérive des continents me semblent montrer une main fermée, l’ancienne Pangée, qui s’ouvre pour libérer les doigts-continents.  

  

NO BRAIN, NO DAMAGE Cette incursion dans la symbolique générale me permet de schématiser à l’extrême le fond de ma pensée qui est que l’organisation du monde échappe à l’intelligence humaine et que sa direction n’est pas non plus dépendante, tant soit peu et tant s’en faut, de quelque volonté ou même influence humaine. Ce que je peux ’’révéler’’ maintenant, c’est que cet organisme simple et ultrasophistiqué à la fois qu’est l’Astérie ou Etoile de Mer, malgré son apparition sur terre bien avant l’Homme … n’a pas de cerveau !  

Elle se défend, fut-ce par automutilation ; elle communique, fut-ce par la feinte ; elle se nourrit, fut-ce en s’attaquant à incommensurablement plus fort qu’elle ; elle n’hésite pas à ’’s’extra-corporaliser’’ au sens concret pour se nourrir, et pourtant, elle n’a pas de cerveau ! Est-ce seulement intelligible pour notre raison ? Si elle n’a pas de cerveau, selon quel schéma et quels principes de base ’’vit-elle’’ ? Le cerveau serait-il idéel chez elle ? Consisterait-il en une ’’éprouvette’’ imaginaire ou se mélangent, s’interpénètrent et s’intègrent des acides aminés, des impulsions électriques générant des mouvements, des attestations de mémoire, des bribes de volonté ? Notre Astérie n’a pas de cerveau mais elle trouve toujours les réponses ! » Le mouvement d’un corps isolé n’existe pas. » Engels dans « Dialectique de la nature »   

Et maintenant, la flèche de la provocation, la banderille – invitation à d’autres joutes et palabres : l’intelligence humaine ne serait-elle pas qu’un petit moteur auxilliaire totalement incapable de ’think globally’’ mais seulement et à certaines conditions, de ’’act locally’’ ?  La science supérieure ne serait-elle pas la  »science infuse » la connaissance que l’on tient de la nature et non de la culture ?

 NE NOUS PRENONS PAS AU SERIEUX  

 Regardez cette photo :  

  

C’est une ’’tranche d’Univers’’ comprenant tous les corps célestes visibles. Admirez l’importance de notre galaxie dans cette tranche !… Un minuscule point blanc dans l’immensité de la nuit sidérale. Pas plus. 

Passons au second cliché :  

A la pointe de la flèche en bas à gauche, plus insignifiant qu’une tête d’épingle, notre système solaire qui n’est qu’un point dans notre galaxie, elle-même point dans le cosmos ! 

 Passons enfin au troisième cliché :  

Sur les 30 milliards de trillons d’étoiles existant dans notre univers, que représente ’’notre vaste monde’’ ?  

 COPENHAGUE 2009

http ://telechargement.rfi.fr.edgesuite.net/WebDocumentaire/webdocumentaire-conference-copenhague-rechauffement-climatique-consequence-enjeux-planete/index.html

(À mon sens, le travail médiatique le plus honnête sur ’’Copenhague’’)

Depuis la fin du XIXème siècle, la température moyenne de la planète augmente, une hausse qui s’est accélérée à partir de la 2eme moitié du XXème siècle. Parallèlement, les émissions de gaz carbonique ont connu la même évolution, largement provoquées par l’activité humaine, notamment industrielle et ce n’est pas une coïncidence. Les scientifiques sont formels : l’accroissement des émissions de gaz carbonique et d’autres rejets gazeux est à l’origine de ce réchauffement de la planète et provoque ce que l’on appelle un effet de serre. La prise de conscience a été lente et tardive, mais désormais, les enjeux sont clairs : douze ans après la signature du protocole de Kyoto, les dirigeants de la planète réunis à Copenhague du 07 au 18 décembre 2009 (devaient) décider des mesures à prendre pour arrêter l’engrenage.

Que représentent ’’les plus grands pollueurs de la planète’’ Que signifient nos souillures d’enfants mal élevés ?  Plus franchement encore, que représente Copenhague ?

Il pourrait sembler, à leurs sourires francs et tranquilles, qu’ils aient compris qu’ils n’ont pas été ’’élus’’ pour traiter de cet épiphénomène qu’est le réchauffement climatique, lequel n’est qu’un avatar du développement humain, hors de leurs pouvoirs, hors de leurs compétences, hors de leurs moyens !  ’’La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde.’’ a dit Paul Valery, certes, mais franchement, ces Messieurs ont-ils reçu, lors de leur investiture, avec les codes de déclenchement des armes nucléaires quelque secret divin sur le futur de l’humanité ? Que l’on me permette d’en douter. Comme a dit le journaliste Louis Latzarus ’’En démocratie, la politique est l’art de supprimer les mécontentements.’’ Alors comprenons vite que les chefs élus ou choisis ne sont pas là pour ’’faire de la science’’, mais tout simplement pour mécontenter le moins de monde possible !

Dans ces conditions, voyez-vous sérieusement Obama brider les grands pétroliers, les grands fermiers ou les grands industriels ? Pire encore : voyez-vous Jintao dire aux Chinois que le prix de leur tout nouveau développement est trop élevé et qu’il leur faut y renoncer ? Enfin, j’espère pour eux et surtout pour les peuples dont ils ont la charge, qu’ils sont assez réalistes pour savoir qu’ils ne peuvent strictement rien contre les dérèglements de la nature et qu’un mode de pensée, une civilisation ne se modifient pas par décret.

’’Le sommet des Nations unies sur le Climat se termine avec un accord au statut juridique flou, dont le contenu de 3 pages, est évidemment très en dessous du texte initial de 240 pages qui avait été élaboré par les experts.

L’accord final affirme la nécessité de limiter le réchauffement planétaire à deux degrés centigrades par rapport à l’ère préindustrielle mais il ne comporte aucun engagement chiffré par rapport à l’émission de gaz à effet de serre. Il se contente de prôner la coopération afin d’atteindre un pic d’émission le plus tôt possible. En parallèle de l’accord, une réunion est déjà prévue sur ce point à Bonn, en juin 2010. D’autre part, l’accord se fixe pour but de mobiliser cent milliards de dollars par an, à partir de 2020, pour les pays en développement.

Quant au protocole de Kyoto qui engage les pays signataires à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, il est mentionné, mais sans que ne soit envisagée sa prolongation au-delà de 2012.

C’est donc un texte très en dessous des attentes et qui nécessitera dans un deuxième temps, rapidement, la mise en place d’un cadre juridique fort afin d’être consolidé.’’ (site RFI dontl’adresse estlus haut).

Comme j’aime à le faire, je laisse les ’’dix de der’’ à une personne que j’admire. Aujourd’hui, c’est Hubert Reeves, astrophysicien, vulgarisateur limpide et homme de bon sens qui veut bien y croire encore un coup, mais tout comme moi, sans jamais se départir de son humour et de son âme d’enfant :

  http://www.hubertreeves.info/

’’ 2010 doit être un nouveau départ, l’année où la lutte contre l’érosion de la biodiversité rejoint celle contre le réchauffement climatique, l’année où la prise de conscience se traduit en actes….

… La multitude des espèces vivantes, connues et inconnues, leur originalité, la complexité de leurs relations, en un mot la biodiversité dans laquelle nous sommes l’espèce intelligente la plus récente, c’est comme un château de cartes. Sa construction est toujours inachevée, quoique d’une grande fragilité….

… Force nous est de constater qu’aujourd’hui notre disparition pourrait, paradoxalement, consolider l’existence du château. Les éléphants, les hirondelles et les papillons pourraient se réjouir, applaudir. Plus de chasse, plus aucun piège, plus de pesticides !’’…

Le cher  »prof » me pardonnera sûrement de reprendre la parole pour offrir cette phrase du professeur et mathématicien français, Didier Nordon qui pousse, comme j’aime aussi à le faire, le raisonnement jusqu’à l’absurde. ’’A la limite, le seul écologiste irréprochable est celui qui met tout en œuvre  pour mourir sans laisser la moindre trace de son passage sur Terre’’.

C’est bien ce que je disais il y a 15 jours lorsque je chantais la sagesse de la civilisation amérindienne qui fit de ce souci de la préservation de la nature, l’un des piliers de sa philosophie. 

J’ajouterais à ces fils du vent dont la route est tracée par la pluie et l’herbe verte, tous les Nomades d’Afrique, de ses déserts et de ses tropiques, j’ajouterais les chevau-légers de la steppe asiatique, j’ajouterais les Romanichels, vaguemestres de l’ensemble indo-européen, et j’ajouterais certains fils de Sem dont le nom dériverait d’un mot sémitique signifiant « se déplacer » ou alors d’un vocable d’une des langues indigènes, traduisible par  ’’exprimer’’. Et pourquoi pas le déplacement en tant qu’expression ? Grandiose, non ? Je n’oublierais certainement pas les Soumis qui ont consigné sur des omoplates de chameaux, des pétioles de palmiers ou encore des morceaux de cuir des vérités vertigineuses qui siéent si bien aux plus exactes des sciences.

mo’

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