https://mosalyo.wordpress.com/2009/01/05/papa-pour-la-premiere-fois/?preview=true&preview_id=1339&preview_nonce=fe7a493f36

… ’’Test de grossesse  positif: ’’J’arrive’’ ! C’est le plus beau bristol que j’aie jamais reçu dans ma vie. ‘’J’arrive, Papa’’ ! Ben bienvenu, fils ! La maman regardait émerveillée cette œuvre d’art, juchée sur un tabouret, derrière moi, lisant par dessus mon épaule …  et nous restâmes ainsi, graves et cois, durant … je sais bien … le temps d’égrener un chapelet de prières … Puis, la joie explosa et nous fîmes les fous un bon moment, nous regagnâmes notre chambre, elle, se massant les reins et marchant en canard comme si elle était enceinte de 9 mois et moi, balisant son chemin pour que rien ne vint troubler sa marche et lui demandant de faire attention à ses tout petits petons.’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/01/19/tag/?preview=true&preview_id=1416&preview_nonce=50aeec469d

’’Grâce à la technologie des armes et des transports, le XXème siècle a découvert une barbarie que ni l’Antiquité ni le Moyen Âge n’avait connue, la guerre contre les enfants.’’ ? Boris Cyrulnik

Le risque est incommensurable car une civilisation qui tue les enfants est une civilisation qui se suicide !

https://mosalyo.wordpress.com/2009/01/26/ma-plus-grosse-betise/?preview=true&preview_id=1457&preview_nonce=dc239cfc52

…’’Je réalisais peu à peu que j’allais entrer dans le pandémonium des assassins du style ’’aux Etats-Unis, d’Amérique, un jeune déséquilibré etc.’’, puisqu’à mon âge d’alors, j’allais provoquer une hécatombe, quoique animé des meilleurs sentiments du monde. Face à cette perspective, je regardais le chariot s’en aller, de plus en plus vite avec ses passagers involontaires et ne pouvais qu’ajouter mes cris à ceux de tous les autres.’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/02/16/mustapha-el-kasri/?preview=true&preview_id=1548&preview_nonce=19eb47810a

…’’J’ai clairement vu en lui, (Mustapha el Kasri) par delà sa grande pudeur, la recherche de l’identité nobiliaire, celle de cet étrange Petit Prince qui consigne ses souvenirs sur la page éternellement vierge du carnet de Dieu, le désert ; cet étrange prince qui parle à l’inorganique  et fait parler l’organique, produit une monographie sur la rose (Kitab al Ward), s’exprime dans la langue de tous les luxes, de la munificence, du sacré, de l’impératif catégorique, l’arabe au goût de conte, de fantasmagorie et de mots pour dire les images.’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/02/23/bougre-dhomme/?preview=true&preview_id=1592&preview_nonce=ade2cedf99

…’’L’âne peut secourir l’homme jusque dans son alcôve : en mélangeant du suif asin et de la graisse de jars, l’on obtient une pommade dont l’application stimule fortement les fonctions coquines. Si en plus l’on boit le vin de macération de l’amourette droite (surtout pas la gauche) d’un âne, alors, ce sera l’extase. Notre brave animal est évoqué dans bien d’autres recettes prescrites pour raviver les flammes vacillantes, recettes toutes plus délirantes les unes que les autres et que seule la pudeur m’oblige à écarter de mon propos ; mais les trouveront aisément les sujets atteints, éteints, devrais-je dire,  intéressés par la question.’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/03/02/fantasia-tbourida-carrousel/?preview=true&preview_id=1622&preview_nonce=9e3ccbe0fe

…’’Les Mille Cavaliers de l’Espoir, calibrent le mouvement de leur ensemble, puis chacun d’eux se ‘’débarrasse’’ de son corps, en confiant l’équilibre à ses genoux. Il prend alors possession de l’arme pendant que le noble complice, le cheval, accélère sa course vers le point d’arrivée que tous ignorent.’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/03/09/il-etait-une-fois-lavenir/?preview=true&preview_id=1658&preview_nonce=6611556130

…’’Une amie m’a prié de lire le résumé d’un de ses manuscrits qui loge dans cette crise mondiale totale et annoncée, une formidable chance pour les PVD, les PMA et autres pays émergents, car, dit-elle, le choix de l’homme sera très réduit : ou il opte en toute sagesse pour le développement universel et harmonieux, ou alors adviendra ce que Lukas Stella (Les inventeurs d’incroyances) nommait récemment ’’une irresponsabilité menant la société à sa faillite promise, ruinant un futur déjà condamné, en polluant toute vie sociale et détruisant irréversiblement la planète’’ ‘’… 

https://mosalyo.wordpress.com/2009/03/23/il-etait-une-fois-une-planete-bleue/?preview=true&preview_id=1707&preview_nonce=1f03c6bb04

…’’ nous avons ‘’sapé’’ en toute inconscience les fondamentaux de la vie, contenue quasi tout entière dans la capsule formée par l’étendue maritime terrienne… Ces eaux … contiennent une plus grande part d’oxygène que tout le reste de la terre et de son atmosphère. Ces chiffres phénoménaux font dire à nombre de géographes que notre Planète devrait en fait s’appeler … la Planète Bleue.’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/03/30/il-etait-une-fois-une-atmosphere/?preview=true&preview_id=1738&preview_nonce=45fa01a315

…’’Faut-il juger la grandeur des civilisations à l’aune des reliefs qu’elles laissent derrière elles ? La civilisation Amérindienne, votre civilisation, n’a pas laissé grand chose et sa disparition alimente le folklore plus que l’histoire. Il faut lui savoir gré d’avoir agi ainsi et d’avoir laissé derrière elle, pour peu de temps hélas, le monde aussi propre qu’elle l’a trouvé en arrivant. Sinon, jamais nous n’aurions connu les allures de vitraux de ces fabuleux paysages du Yukon, du Montana ou du Delaware !…

… Le Peuple Amérindien n’a bâti ni monuments grandioses, ni pyramides pharaoniques ou aztèques, ni temples fabuleux, mais il a montré à tous les peuples qui l’ont approché, la juste place de l’homme au sein d’une nature que lui, ce Noble Peuple, respectait, aimait, chantait et vivait.’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/04/06/il-etait-une-fois-un-monde-cingle/?preview=true&preview_id=1780&preview_nonce=601cb8bbf9

…’’ A nos successeurs sur cette Planète, à ces enfants auxquels nous avons volé leur héritage, à cette jeunesse contre laquelle nous vitupérons sans cesse par bêtise, par lâcheté et pour nous déculpabiliser alors même que nous devrions demander pardon, ayons au moins le courage de répéter l’aveu de Saint-Exupéry pour les convaincre que nous le signons sans hésitation :

‘’Nous n’héritons pas de la terre de nos parents,  nous l’empruntons à nos enfants.  » Antoine de Saint-Exupéry’’. ’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/04/13/etre-un-artiste-un-chanteur/?preview=true&preview_id=1816&preview_nonce=7abf695921

…’’ Veni, cani, expedi !
Je suis venu, j’ai chanté, on m’a viré !

…Je m’en vais vous conter ma brève carrière (de chanteur), et je promets même de ne point chanter. Tout d’abord parce que les pluies, grâces en soient rendues aux Cieux, furent abondantes cette année et ensuite, je l’avoue, de peur de passer une nuit bardé de chanvre et pendu à la plus haute branche de quelque chêne, comme ce gland d’Assurancetourix.’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/04/20/etre-un-artiste-un-danseur/?preview=true&preview_id=1856&preview_nonce=8646a3d02f

…’’ pour moi, la danse est un acte sérieux, quelque peu sacré que je ne peux me résoudre à pratiquer sans raison sacrée justement, ou alors, elle est un spectacle et, n’ayons pas peur des mots, une obscénité. Ne bondissez pas hors de vos sièges, l’obscénité ici est à comprendre en son sens premier, c’est-à-dire un spectacle situé ‘’au devant de la scène’’. ’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/04/27/etre-un-artiste-un-comedien/?preview=true&preview_id=1870&preview_nonce=dda278c142

…’’Une voix trainante assez typée  m’a valu, dés mon enfance, l’attention des gens qui m’entourent. Même si je ne dis rien de bien intéressant, et bien l’on m’écoute ! Celui qui me révéla cette cruelle vérité est mon puîné qui m’en entarta méchamment un jour qu’une demoiselle se pâmait sous l’effet de mon organe. Son propos fut vigoureux :

Mais il ne dit que des co… des bêtises, Mademoiselle ! Ce que vous écoutez, ce ne sont pas ses propos indigents, c’est le son maladif, plaintif et poussif de sa voix, c’est tout ! Il vous séduit par sa faiblesse ! Que diable, ressaisissez-vous !

Il perdit sa peine car elle trouvait ma voix sublime !’’…

  https://mosalyo.wordpress.com/2009/05/04/mo-voici-lheure-leve-toi/?preview=true&preview_id=1883&preview_nonce=b39b3c8c46

 …’’Nul, hélas, ne peut me servir mon repas favori – le petit déjeuner – au lit. Tout d’abord, je partage difficilement l’intimité particulière du lieu. Ensuite, il est surtout difficile d’être mon commensal compte tenu de l’heure à laquelle je m’éveille naturellement, généralement sans recours aucun ni à Chantecler ni à Jazz.’’…

  https://mosalyo.wordpress.com/2009/05/11/hommage-a-lun-de-mes-profs/?preview=true&preview_id=1912&preview_nonce=3660a83485

 … »San Antonio est l’archétype de l’honnête homme de son siècle vingtième. Intelligent, drôle et taquin, fort, honnête, courageux, incorruptible, bon fils, célibataire endurci, tonton-gâteau, incapable de méchanceté, il redresse les torts à longueur de temps, entre une bise à sa vieille et sainte maman et une visite galante à quelque louve solitaire, à moins que ce ne soit une bécasse, une autruche, une dinde, une pie ou une simple poule, volatiles dont il fera des descriptions qui me conduiront personnellement plus d’une fois au seuil de l’apoplexie, à tant en rire. Je me tapais sur les cuisses, les yeux pleurant sans espoir de contrôle et me demandant ou donc il allait chercher ces expressions.  Peu de citations peuvent en être faites en cet endroit de tenue et de retenue mais je vous engage fortement à entrer dans le monde fou fou fou de San Antonio. »…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/05/18/et-cest-cense-ere-un-plaisir-ca/?preview=true&preview_id=1933&preview_nonce=f1b7791a7f

…’’Nous nous installons rapidement et courons déjeuner au club house faisant face au green du golf. Nous sommes accueillis par une odeur de tambouille à deux balles ‘’dans son nuage de cuisson à l’huile bon marché’’. Je regarde bien et établis que ces odeurs sont provoquées par des solettes vaguement chauffées sur plaques. Je ne connais pas ce mode de cuisson économiseur d’huile, certes, mais infect au niveau olfactif, probablement gustatif et logiquement malsain au possible. Quant aux poissons, il s’agit en fait de minuscules langues, Buglossidium luteum, de taille inférieure à celle de mon petit doigt et généralement offertes gracieusement par les poissonniers pour nourrir les chats.’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/05/25/jaime-les-frites/?preview=true&preview_id=1985&preview_nonce=e4488638d2

 »Bintje, Manon et Désirée, ces délicieuses jeunes filles aux formes pleines et rondes, ces patates au grain de chair farineux, après avoir ôté leur robe des champs et s’être dorées au bain d’huile bouillante, auraient-elles réussi à me corrompre, moi l’incorruptible Mo’ ? Moi qui me targue d’être le Savonarole impitoyable de la diététique, le pourfendeur de la malbouffe, le procureur de tous les mafieux de la gastralgie déguisée en gastronomie ? Moi qui, il y a moins d’une semaine ai administré une déculottée sévère, mais juste, au premier groupe mondiale du service hôtelier, moi, Mo’, l’homme sage, frugal et tempérant, je déclare sans honte … j’adore les frites ! »

https://mosalyo.wordpress.com/2009/06/01/ah-la-monogamie/

 …’’ ce phénomène de la monogamie est-il naturel ? Quelle est l’étendue du désastre ? Pourquoi cette restriction de liberté dont le moindre des résultats est d’être la source de la plupart des conflits entre les humains ? Est-elle la règle ou l’exception ? Pourquoi l’homme s’appuie-t-il sur la monogamie animale pour présenter la sienne comme ‘’normale’’ ?’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/07/06/les-enigmes-lumineuses/?preview=true&preview_id=2125&preview_nonce=e27d8cdaaf

…’’ Les cheveux châtain-clair coiffés à la Jeanne d’Arc et de grands yeux amande projetant une lumière troublante sur ses pommettes hautes,  Nicole avait 10 ans, comme moi. En classe, elle était assise au second rang et moi au troisième. Mille fois par jour, elle se retournait pour m’extorquer un sourire benêt et éperdu d’amour, avant de reporter son attention sur son pupitre. C’est pour elle que se manifestèrent  mes premières palpitations cardiaques. Je l’ai aimée éperdument. Presque toute l’année scolaire ! Et si je n’ai jamais osé lui adresser la parole, ben des fois, j’ai failli le faire, alors !’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/06/08/africaines/?preview=true&preview_id=2037&preview_nonce=287b79cef9

 …’’ Parler de la femme africaine, expliquer sa sensualité, sa réalité et son incroyable beauté est un acte de courage pour qui a lu Léopold S. Senghor. Je me contenterai, pour ma part,  de vous livrer un sésame pour accéder à son monde fantastique duquel vous ressortirez peut-être indemnes, mais en tout cas conquis, amoureux et même soumis.’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/06/15/ah-la-vache/?preview=true&preview_id=2071&preview_nonce=94e5160976

…’’ Noble héritier des sagesses orientales, mon père, ce  héros au sourire si doux m’offrit une belle vache noire, choisie parmi les plus beaux animaux de son troupeau. J’étais bien jeune, pas plus de 5 ou 6 ans. Félicie (Massouda) comme je l’avais baptisée, n’avait rien à voir alors les grosses bêtasses hollandaises et autres. Elle était de race Oulmès-Zaër, fille des granits escarpés du Moyen Atlas, toute en muscles, de taille moyenne, élégante et souple, avec une belle robe entièrement noire.’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/06/22/ma-guenon/?preview=true&preview_id=2083&preview_nonce=faeed66102

…’’ Mon unique combat, à l’époque, était de rester célibataire et aucune astuce n’était assez efficace pour éviter les déménagements si tentants et si provisoires qui font qu’un petit weekend amoureux se transforme assez aisément en bail emphytéotique avec sa charretée d’obligations synallagmatiques, voire même viagères ! En clair, ‘’elle’’ vient faire un petit pique-nique sous les draps et tu la retrouves près de toi 70 ans après, te hurlant dans le sonotone qu’elle est la plus malheureuse des femmes de t’avoir connu et qu’elle ne désire rien tant que retourner chez sa maman, ceci sans bouger d’un poil, évidemment ! Ah, ce besoin de se frotter le lard ! Comme si l’on ne pouvait s’aimer et habiter chacun chez soi, seule dans l’intimité de soi-même, libre, adulte et heureux, ne partageant avec personne son gant de toilette ou sa timbale !’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/06/29/autres-lecons-animalieres/?preview=true&preview_id=2101&preview_nonce=e28c969345

…’’ C’était un pauvre bâtard aux ibériques réminiscences héraldiques, chien de rien à la souffrance silencieuse et à peine murmurée, aux yeux battus et aux flancs creux. Il était tombé malade et je l’avais accompagné dans son agonie, payant de ma sensibilité chacune de ses souffrances. Mais saura-t-on jamais combien j’ai souffert de sa disparition, avant de comprendre que je ne pleurais en fait que ma mortelle condition ?’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/07/13/geants-meconnus-1/?preview=true&preview_id=2137&preview_nonce=aaf0d44b35

 …’’ J’étais donc en pleine découverte de la grandeur du Portugal lorsque le coquin de sort pointa son museau dans ma vie professionnelle, sous forme d’une offre impossible à rejeter. Incroyable mais vrai, je m’en fus, moi l’inamovible terrien, quelques semaines après, vivre au Portugal pour six années, intenses, riches et merveilleuses. J’appris à parler portugais, handicapé au départ par le fait que je parlais espagnol, et j’approfondis peu à peu ma connaissance de la civilisation lusitaine, si grandiose et pourtant si méconnue !

J’appris ainsi, avant de le connaître, le sens profond du Fado, le Fatum latin, la Morna, la fatalité, la tristesse, toutes contraintes et entraves desquelles on ne s’échappe que par l’arme portugaise de prédilection : le rêve !’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/07/20/geants-meconnus-2/?preview=true&preview_id=2159&preview_nonce=5463c331a9

… »Comment donc approcher la culture en cette région du monde sans se rapprocher de Souffles ? Et c’est ainsi qu’Abdellatif LAABI a dû avaler de travers lorsque son téléphone sonna et qu’on lui dit qu’on lui passait ‘’l’éminent producteur’’,  Mo’ lui-même, lequel demanda et obtint un rendez-vous, non pas pour une interview en règle, mais pour un échange à propos de la littérature maghrébine. Lui et sa gentille épouse Jocelyne me reçurent donc dans leur appartement moderne de la ville basse. Je crois que le poète se méfiait vaguement et avait chargé sa femme de me recevoir et de m’expédier sans trop perdre de temps. Il se peut aussi qu’il ne m’ait reçu que par politesse. Toujours est-il qu’après une brève ‘’cérémonie officielle’’, il prit congé de moi, prétextant un travail urgent. L’essentiel de l’entretien se passa donc avec Madame. Mais j’eus néanmoins le temps de lui demander à lui, directement, qui il considérait comme le plus grand littérateur de notre Maghreb bien-aimé. Il sourit, se lissa la moustache et … ne répondit pas ! Après son départ, Jocelyne LAABI me dit alors, complice rieuse : ’’A propos de votre question sur son écrivain maghrébin préféré, c’est Mohamed DIB ! De très loin’’.  »…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/08/03/nostalgies-13/?preview=true&preview_id=2194&preview_nonce=a65b9012c9

..’’ Et voici le mois d’août, assez redoutable par lui-même, par sa chaleur et tous ses impedimenta. Encore une fois, je vais me payer le luxe inouï de voir mes interlocuteurs béer de stupeur lorsque je m’exclamerai : Chic alors, je ne pars pas en vacances !

Je vais encore une fois fuir les foules, les nuisances, les arnaques, les problèmes de toutes sortes. Une fois encore je vais oser me considérer comme une personne digne de respect, bien éloignée de l’exploitation honteuse et avilissante des mafieux de la vacance, des transporteurs abusivement protégés par des règlements iniques, des marchands de mangeailles vomitives, de plaisirs tarifés et de décérébration patente. Une fois encore, je ne cesserai pas tout à fait le travail, je me contenterai d’en ralentir le rythme et, en toute simplicité, je vais aller me perdre, corps et âme sur un lagon bleu non encore cadastré, celui de la rêverie.’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/08/10/nostalgies-25/?preview=true&preview_id=2222&preview_nonce=379cfc46d5

…’’ Elle (Billie Holiday) intègre un couvent ou elle est battue et humiliée à longueur de journée et de nuit. Puis elle en est retirée pour suivre sa mère dans sa lutte pour la vie, contre la misère extrême. C’est là qu’elle fait la connaissance pratique des quatre points cardinaux de toute sa vie : La prostitution – L’alcool – La drogue-  Le jazz’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/08/17/nostalgies-35/?preview=true&preview_id=2253&preview_nonce=c252e96c79

 …’’ ¡No, no, aquí no se trata de ninguna manera de una juerga que sin embargo prometo organizar un día de estos! Lo que sigue abajo es mucho más una charada – divagación, una meteórica historia de la música hispánica, y no solo española, tan cara a mi corazón. Así que no se asusten frente a mis audaces, mis pasos de gigante loco y mis libertades vergonzosas. De hecho, no tengo otro objetivo que de compartir con ustedes un instante de placer, alrededor de una deliciosa y bien enfriada horchata, escuchando algunas melodías, mezcladas y ordenadas por mi buen placer. Espero que ustedes tomen tanto placer como tomé Io en hacerlo ¡Salud!’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/08/24/nostalgies-45/?preview=true&preview_id=2294&preview_nonce=55a039f14b

…’’ Qui, ici, sait qu’Edith PIAF était la petite fille d’une Berbère Marocaine du nom d’Emma Saïd Ben Mohammed ? Il est, semble-t-il, malaisé de dire que la plus grande chanteuse française de tous les temps est à moitié … d’origine ‘’exotique’’ … alors même que l’on dit sans trop de gêne qu’elle eut une enfance épouvantable et qu’elle grandit dans les bordels et le caniveau ?

Cette môme PIAF, sa voix déchirante et sa vie déchirée me rappellent ce que disait Chateaubriand, dans le Chapitre V du Génie du christianisme, chapitre intitulé ’’Chant des Oiseaux’’ : ’’ il y a sans doute quelque harmonie cachée dans le malheur, car tous les infortunés sont enclins au chant.’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/08/31/nostalgies-55/?preview=true&preview_id=2333&preview_nonce=affb6b8e7c

…’’ Sur les rayonnages de mon insondable ignorance, j’ai toujours placé très haut ce problème du rapport de l’homme à la mer. Je me proposais depuis longtemps d’y revenir dés l’occasion rencontrée. J’étais très curieusement en train de dévorer l’œuvre d’un géant de la littérature portugaise dont j’ai déjà parlé ici, Fernando Pessõa, lorsque le Ciel mis sur mon chemin la proposition d’aller en Lusitanie gagner le pain de mes enfants. J’acceptai de relancer la partie de ma vie en cette partie du monde, débordant d’enthousiasme puisqu’on ne me confiait rien moins que le soin de repenser la pratique agricole et de cultiver du sable, minéral neutre s’il en est ! Les 10 années de la discrétion que je me suis imposée étant maintenant révolues, oui, je compte parler de cette expérience fantastique.’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/09/14/delirium/?preview=true&preview_id=2384&preview_nonce=5528c21f2e

… ’’La soif, la faim et la chaleur moite réduisent mes forces et ma lucidité, en cet après-midi d’août. La joue gauche appuyée sur la paume de ma main, je balaie mollement les alentours d’un regard vide, souligné par une moue torve. De temps à autre, ma tête échappe à son socle et chute lourdement vers la table à laquelle je suis appuyé. Confus et honteux,  je me ressaisis alors et rectifie mon assise pour quelques minutes, avant de retomber en déséquilibre. A chaque nouvelle contraction de mon estomac, mon regard se fixe un peu davantage sur le bras bien potelé de ma voisine. Sa peau est dorée comme un bon pain au sortir du four, et j’ai envie de tendre la main pour la palper, en apprécier le croustillant et la souplesse, à défaut de pouvoir la goûter. Mon cerveau est bien incapable d’une pensée quelconque, je veux simplement manger. Les divers verrous de la raison branlent sérieusement dans leurs crampons et deviennent inutiles l’un après l’autre. Apparait alors dans sa terrifiante évidence ma seule envie manifeste, celle de prendre, de mordre, de mastiquer et d’avaler ce morceau de pain doré. Englué dans une somnolence désastreuse, mon esprit s’enfonce dans un doux délire ou je rêve de manger ma voisine et abandonne mon corps qui repart alors pour une nouvelle chute vertigineuse en avant … Je sens même l’odeur familière et appétissante entre toutes de cette baguette viennoise douce et ronde, croustillante, luisante, à peine scarifiée …’’.

https://mosalyo.wordpress.com/2009/09/21/whos-who-cannibale/?preview=true&preview_id=2407&preview_nonce=1db22712ea=

…’’ Qui ne connaît ces photos en noir ou sépia et blanc, vieilles de 100 ans, prises par divers explorateurs dans les endroits les plus curieux de la terre, montrant des êtres humains dépenaillés, crédités dans les légendes de la suspicion de consommation de chair humaine ? Les anthropophages, les cannibales, Afrique et Océanie bénéficiant du privilège de les abriter.

L’on omettait alors de nous dire que l’Occident pratiquait tout autant ces étranges activités… Alors, pour ne choquer personne, je vais m’en tenir à de bien vagues généralités, assez précises.’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/09/28/silences/?preview=true&preview_id=2429&preview_nonce=56fb4a40cd

…’’Je suis le Puîné, chevalier reconnu de cœur loyal et sincère, frère second du citoyen Mo’….C’est moi à droite !

Ma mémoire est peu fiable, rien à voir avec la sienne, ratiocineuse, cérébrale, intellectuelle, truffée de détails, pinailleuse et pointilleuse jusqu’à l’excès. La mienne n’est souvent que la mémoire du cœur, celle où sont déposées les avanies et les bonheurs d’antan et que ne pourront jamais effacer ni les thérapies freudiennes, ni les analyses du Café du Commerce, ni les plaidoyers accommodants qui viennent tenter de maquiller ses cicatrices et de cautériser ses plaies après … des décennies de pétrification en eaux profondes.’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/10/05/silences-2/?preview=true&preview_id=2441&preview_nonce=1e8cb15b05

…’’ Alors même que la licence était complètement absente de mon environnement plutôt austère au plan moral,  alors même que tout, dans mon éducation, avait été calculé pour faire de moi un homme responsable et un citoyen modèle, alors même que l’impatience de devenir adulte m’agaçait, je n’osais m’avouer que j’avais peur de devenir adulte. J’étais en fait tellement bien dans mon cocon familial que la seule perspective d’un changement dans ma vie me terrifiait. Si incroyable que cela puisse paraître, Mo’ le petit garçon plein de malice, si bien intégré à son environnement, si heureux et certain que la vie était belle et que son avenir personnel ne pouvait être que radieux, était en même temps victime du syndrome de Peter Pan, c’est-à-dire de la peur de grandir.’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/10/12/silences-3/?preview=true&preview_id=2480&preview_nonce=fdb6f48ac4

…’’ vous êtes-vous demandé pourquoi Mo’ vous invite à ses strip-tease éhontés sur les cimaises de Mosalyo ? Vous pourriez croire naïvement que Mo’ aime taquiner les mots pour, comme chacun de nous, évacuer ses maux ? Une sorte de catharsis quoi … Ah ! Fichtre non ! Le fat a pour seule fin d’exhiber ici sa beauté sénescente et de dénigrer le formidable petit frère dont il est jaloux.

( Rattrapage pour les groupies et pour Yoyo : la catharsis, c’est la libération par extériorisation des affects refoulés,  et la sénescence, c’est l’ensemble des processus physiologiques par lesquels un sujet quitte la pleine vitalité pour entrer dans … l’âge de Mo’)

Monsieur Mo’, la jalousie n’est-elle qu’un vilain défaut ? Certes non, elle est parfois salutaire ; et puis celui qui n’est pas jaloux n’aime pas vraiment ! Tu te souviens ? C’est toi qui me l’enseignas doctement pour justifier la tyrannie pathologique que tu exerçais sur tes conquêtes.’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/10/19/silences-4/?preview=true&preview_id=2460&preview_nonce=abf538ae55

…’’ l’angoisse de la première paternité, je l’ai connue comme tout le monde, je pense. Et la question de savoir quelle serait mon attitude si j’avais un enfant différent, au bout de 9 mois moins 1 jour, je m’y suis répondu avec une conviction inébranlable et sans nuance : Ben je l’aimerai encore plus !’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/10/26/silences-55/?preview=true&preview_id=2512&preview_nonce=65cc60bd03

…’’il est évident que j’avais pour elle une tendresse et une attirance très fortes et sans piper mot, je la suppliais par mes regards lourdement courtisans d’accepter un dialogue avec moi. Oui, je la courtisais carrément, rendant ainsi jalouses les autres demoiselles de la nichée. Dés que je la sentais mollir face à mes sollicitations, je m’empressais de confirmer mon avantage par une générosité supplémentaire. Mais à chaque fois, avec l’entêtement d’un métronome, elle me regardait et sans manifester le moindre signe d’intérêt pour moi, elle paraphait le ciel d’un rai de lumière, en relevant le menton en direction de son royaume, là-bas, ’’Ailleurs’’.’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/11/02/a-qui-les-ptites-anglaises/?preview=true&preview_id=2543&preview_nonce=33880a16c1

…’’ Détrompez-vous, machos parfumés à l’huile prolétaire, Hulks aux poitrails velus, escogriffes taillés au burin qui exhalez des fragrances fauves, cow-boys Marlboréens qui ne descendez de cheval que tous les 21 jours, émules d’Attila qui cuisez la viande entre le dos de votre destrier et votre séant, Vikings roux qui vivez sur vos drakkars et alliez négligence et parfum de baleine, vous n’êtes point forcément les plus virils des hommes, au goût des petites Anglaises ! Méfiez-vous de la concurrence des petits puceaux d’Eton, Cambridge ou Oxford, qui pratiquent l’aviron, le  criquet et  jouent à ‘’blindman’s buff’’ (colin-maillard) ! Prenez garde à la concurrence de ces jeunes blondinets qui se percent les boutons d’acné tous les ’’saturday night’’ pour faire monter leur ’’fever’’ et éclusent 35 bières pour se sentir exister et exulter.

Dicunt Mary, Lisbeth, Lorren, Marjory, Belinda, Trudie, Margret, Kate et les autres…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/11/09/age-humour/?preview=true&preview_id=2572&preview_nonce=c551ce0523

…’’ Même s’il est vrai que nombre de mes chansons préférées passent dans l’ascenseur, ce qui n’est pas un signe évident de jeunesse, je suis néanmoins encore partant pour toutes les rigolades autres que vulgaires ! Partant pour l’humour, l’histoire drôle, la comédie, la bouffonnerie, le grandguignolesque, la gauloiserie même, le trait d’esprit, le second degré, l’allusion, la vanne, le canular, la blague, la dernière, la brève – de comptoir ou d’ailleurs, le joke, le fun, le pic, la barzeletta, el chiste, a piada, ennoukta, tout, tout, tout, je prends tout et en fais mon miel !’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/11/16/ma-petite-anglaise-a-moi/?preview=true&preview_id=2610&preview_nonce=d3975a1f66

…’’ C’était une petite Anglaise, fille d’un haut fonctionnaire de l’Ambassade de Grande Bretagne, bizarrement intégrée dans le système scolaire français, excellente élève, éducation parfaite et … pianiste douée.  Ann H. Elle avait d’innombrables autres dons, dont celui de me hérisser le poil par son insensibilité totale à mes charmes, à l’époque, ravageurs, œcuméniques et planétaires. Avec ses socquettes blanches et ses souliers bas en bon cuir anglais ciré, elle osait être bien dans sa peau et ne me prêter qu’une parcimonieuse attention alors qu’elle avait ma  foi quelque chance – autant que de gagner au Loto- de retenir mon attention.   Parce que cela épargnait mon orgueil, je la classai donc avec les autres Anglaises dans les exclues du système Mo’ qui confirment la règle et retournai conter fleurette aux ressortissantes de nations plus hospitalières et ouvertes à l’inter culturalité.’’…

  https://mosalyo.wordpress.com/2009/11/30/tous-aimes-tous-beaux/?preview=true&preview_id=2666&preview_nonce=adfccb146f

 …’’ Une ondoyante chevelure  noire lui faisait une étole sur les épaules, cascadant en deçà de sa taille fine. Sa robe était à son corps parfait un réseau de pudeur soulignant des formes sublimes. Elle monta à pas mesurés et s’assit en face de moi, sagement, tenant sur ses genoux un sac duquel dépassait une gerbe de fleurs. Elle rayonnait de lumière et lorsqu’elle leva les yeux pour interroger l’espace, je faillis tomber à la renverse ! Elle avait aussi les plus beaux yeux du monde, grands, immenses même, tranquilles, naturellement étirés vers les tempes, intenses, lumineux  et cependant pleins de douceur. Ou sont-ils ces yeux là ?  Etaient-ils bleux ? Noirs ? Verts ? Et qui était cette jeune fille ? ’’…

https://mosalyo.wordpress.com/2009/12/07/la-sirene-de-copenhague/?preview=true&preview_id=2688&preview_nonce=4e2efdea5c

…’’ qu’est-ce, en vérité (que le sommet de Copenhague) ? Un fabuleux show-off ? Un défilé de modes … de pensée ? Une tentative de masquer les piteux résultats économiques et sociaux, ou la gestion loufoque de la crise financière ? Un désarroi ? Les dirigeants du monde entier doivent en principe parvenir à surmonter les divergences d’intérêts pour s’entendre sur un projet politique mondial fondé sur un constat objectif et scientifique concernant le futur de la planète Terre.’’…

 

https://mosalyo.wordpress.com/2009/12/14/mami-wata-au-sommet-de-copenhague/?preview=true&preview_id=2713&preview_nonce=eaf0668ca4

…’’ la petite sirène de Copenhague a une consœur  africaine, comme on s’en doute : elle se prélasse sur les berges fluviales et marines togolaises, nigérianes, congolaises et camerounaises et fait de fréquents voyages en Martinique et en Haïti. Elle se nomme Mami Wata et symbolise aussi bien la mer nourricière que l’océan destructeur. Elle manie le serpent avec maestria et elle est capable de produire des miracles puisque grande inspiratrice du vaudou …’’…

  

Rien n’est moins sûr que la cohérence de la pensée recherchant l’explication du monde et le fondé des appréhensions à propos de l’avenir. Les penseurs délaissent aujourd’hui de plus en plus aisément les ‘’Grands Chemins’’ éclairés et normalisés de la pensée scientifique et préfèrent les Chemins de Traverse, imaginés çà et là et débroussaillés sur mesure, coupant les monts par les vaux, les déserts par les océans, le passé par le présent, la pensée par l’action, la psychanalyse par la biologie et l’Univers par les trous noirs pour pouvoir concocter des propositions de futurs ‘’cohérents’’.

Le résultat de l’exercice est incertain, même si l’ivresse de la liberté de création est tellement forte qu’elle n’a pas tardé à réveiller en tous, bien-intentionnés ou non, la tentation sécuritaire, entendue comme un retour en arrière, une sécurisation contre la nouveauté et la possible abomination de l’inconnu à découvrir. Alors le passé et le présent, eux qui proposent les avenirs possibles, sont à nouveau fouillés de fond en comble, reconsidérés, soumis à la question et pressés d’avouer ce qui est craint.

La démarche prospective comme moyen d’anticiper avant de décider et d’agir s’impose avec évidence aux prophètes et aux hommes, aux poètes et aux philosophes, aux responsables et à leurs concitoyens. Elle se caractérise par trois éléments essentiels :

–         Une démarche ressortissant d’une structure systémique : c’est une démarche pluridisciplinaire, holistique, si possible exhaustive, débouchant sur l’étude des interrelations dénombrées ;

–         Une démarche réconciliant les temps : passé, présent et futur. C’est également une démarche débarrassée de la notion de division de la durée, incluant probablement les principes de base de la ‘’relativité’’.

–         Une démarche intégrant la discontinuité : ruptures, seuils, accélérations, décélérations, inventions et autres ruptures provoquées par des ’’briseurs d’habitudes’’, la volonté humaine consciente ou non.

’’Fondamentalement, la démarche comprend cinq étapes :

1.  La définition du problème et le choix de l’horizon.

2.  La construction du système et l’identification des variables clés.

3.  Le recueil de données et l’élaboration des hypothèses.

4.  La construction, souvent en forme d’arborescence, des futurs possibles.

5.  Les choix stratégiques.’’

‘’’La prospective repose sur trois postulats qui en disent long sur la philosophie, au moins implicite, de la démarche. Ces trois postulats se traduisent par les affirmations suivantes :

  • L’avenir est domaine de liberté
  • L’avenir est domaine de pouvoir
  • L’avenir est domaine de volonté

Ceci est très clair lorsque Gaston Berger nous invite à ’’considérer l’avenir non plus comme une chose déjà décidée et qui, petit à petit, se découvrirait à nous, mais comme une chose à faire’’, et lorsque Bertrand de Jouvenel écrit à son tour : ’’À l’égard du passé, la volonté de l’homme est vaine, sa liberté nulle, son pouvoir inexistant …. Le passé est le lieu des faits sur lesquels je ne puis rien, il est aussi du même coup le lieu des faits connaissables’’  ce qui n’exclut pas qu’il donne lieu à plusieurs interprétations. Alors, au contraire, que  » l’avenir est pour l’homme, en tant que sujet connaissant, domaine d’incertitude, et pour l’homme, en tant que sujet agissant, ‘’domaine de liberté et de puissance

Cette gorgée d’eau à la bouche m’enhardit et me pousse à m’engager, par la parole donnée, à me colleter devant vous avec un gigantesque rocher, à celui de Sisyphe ressemblant, au centre des trois arènes sécantes :

  • La religion
  • La philosophie
  • La science

Ce sera une microscopique contribution au problème de la réconciliation de l’homme et de son destin, dans le cadre d’une liberté restant à définir.

mo’   

Les citations (’’…’’) sont extraites de : LA DÉMARCHE PROSPECTIVE, Un bref guide méthodologique, Hugues de Jouvenel http://www.futuribles.com/pdf/guide.pdf