Assurément peu comparable à celle de Coré, ma fortune m’aura toutefois permis de m’offrir tout au long de ma vie des plaisirs profus et féminins lorsque pluriels : amours, délices et orgues, dans les mollesses desquelles s’est enfoncée ma sybaritique lasciveté de Travailleur de la Mer.   

Non, je ne suis pas Gilliat mais Miloud et je n’aime pas Déruchette mais Zohra. Les héros de mes aventures, entendez mes différents avatars, avaient tous compris que la rigueur idéelle est stupide en son principe et que les passions absolues ne mènent qu’à la négation de la vie, à la mort. J’ai appris la leçon suprême que j’aurais eue en d’autres temps, lieux et circonstances si j’en avais voulu et qui, pour une poignée de dollars, m’aurait appris à m’enrichir en acceptant de tendre la langue à l’entrée d’un bureau de poste pour humecter les timbres des épistoliers-expéditeurs, ou en dormant dans une queue leu leu pour vendre mon tour à l’usager pressé d’un guichet quelconque. Bref, j’aurais appris à constituer un capital, en spéculant sur un droit de préemption sur le temps et a fortiori sur la matière, dans la civilisation économiste. Aux antipodes de cela, j’ai osé inverser les Tables des Valeurs : J’ai refusé de faire la queue !   

Il ne s’agit pas d’un caprice d’enfant, mais d’une position assertorique ! Non, non, non ! Je n’établirai jamais mon polygone de sustentation dans une file, quand bien même ce serait celle des lauréats d’un Prix Nobel attendant de recevoir des millions de Couronnes Suédoises, car je suis certain que je m’évanouirais aussitôt et conséquemment, absurdement, je perdrais  connaissance. Perdre connaissance lorsqu’on vous fête pour vos connaissances, çà fait désordre, convenez-en !   

A mon grand âge, viens-je à la sagesse et à la raison ? Tu parles ! J’y ai carrément renoncé, suite à une déception amoureuse de taille ! Pas plus tard qu’il y a un demi-siècle, je vouais un amour fou aux mathématiques dont l’implacable objectivité m’en faisait percevoir les asymptotiques courbes comme autant de délicieuses promesses, de succulences à venir et de nirvanas à confirmer. Puis, hélas, je fis une mauvaise rencontre : Kurt Gödel,1906-1978, mathématicien et logicien austro-américain qui m’apprit par son théorème que mathématiquement, l’on peut prouver une chose et son contraire ! J’ai encaissée cette douloureuse réalité comme la plus haute trahison que m’ait infligée la science, incapable de mettre hors de portée du bidouillage intellectuel le simple bon sens, chose la mieux partagée du monde.   

Heureusement, la réalité quantique qui par sa complexité réduit au silence 99,99% des hommes, vint sécher mes larmes en racontant à l’enfant que j’étais que même si le petit chat était mort, il existait néanmoins plusieurs réalités et que la vérité est une Alice passe-murailles qui, rejoignant le Pays des Merveilles, se gausse … des herméneutiques hermétiques, caractéristiques de l’illettrisme, c’est-à-dire, non pas l’état de ceux qui ne savent ni lire ni écrire comme l’affirment plusieurs dictionnaires, mais plutôt l’état de ceux qui ont appris mais perdu la maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul.   

Lorsqu’à potron-minet ma vieille servante m’apporte mon bol de gruau matinal et que je pense à tout ce que j’ai à faire dans le monde durant la journée qui s’annonce, j’ai la certitude d’en savoir chaque jour un peu moins, selon le  théorème inversé de Rosemonde Gérard, alias – le saviez-vous, Madame Edmond Rostand. La délicate poétesse a créé le bijou laïc le plus vendu au monde, celui que, jeune homme bien élevé et romantique, j’ai offert à 147 reprises à mes amours ‘’Blé-en-Herbe’’. Les médailleurs ont ainsi extrait et formulé la proposition mathématique   

    

   Riez fort chers amis car l’origine de l’expression ’’faire la queue’’ est vraiment savoureuse et contrebalance ce que j’écris ci-devant. Comme pour toutes les expressions populaires, on lui prête 100 origines différentes. Mais ne devant rendre compte ni à l’Académie ni à l’Institut, je me paie le luxe de choisir celle que mon bon plaisir apprécie le plus et qui doit, j’en suis sûr, être la plus proche de la vérité. Elle est en tout cas extrêmement subtile, même si … tirée par le catogan !   

‘’ S’il faut en croire Reinhard, lexicographe de la Révolution, en 1796, l’expression se répand en 1794 par allusion aux dernières paroles de Robespierre. Au bourreau qui allait le guillotiner, celui-ci aurait prophétisé : « On me coupe la tête, mais on ne me coupera pas aussi facilement la queue. » Entendez, celle de sa perruque, à laquelle il n’avait pas renoncé. Cette queue désignait métaphoriquement son parti, qui allait venger sa mort. Depuis, selon Reinhard, les rassemblements aux portes des boulangers, qui font file, sont appelés des queues, car on craignait qu’ils soient fomentés par « les débris de la Jacobinière, ou autrement dit la queue de Robespierre », pour susciter des émeutes. Les historiens désignent par cette expression les cent cinq robespierristes guillotinés entre le 10 et le 18 thermidor.’’   

 http://www.canalacademie.com/Faire-la-queue.html   

   

Que l’Etat m’oblige à faire la queue, je puis le comprendre, car ses moyens sont ce qu’ils sont : jamais suffisants pour le planifié et l’imprévu. Entre me débarrasser de mes poux, me couper mes ongles, assurer ma sécurité, mon approvisionnement, m’épargner de la grippe et me délivrer un doctorat, j’avoue que je lui donne bien du souci et reconnais que sans un minimum d’encadrement disciplinaire, ses agents ne pourraient y parvenir. Quoique… si l’on sacrifiait la volonté de puissance de certain de ses scribouillards, on pourrait imaginer d’autres systèmes, bien plus économes en moyens, déjà appliqués sous d’autres cieux, mettant en œuvre par exemple cette science de la communication entre l’homme et la machine : la cybernétique ! On pourrait lutter avec la même fougue contre l’évasion fiscale et la résistance au changement ! Mais laissons cela d’autant que moi, en bon plébéien, je pare l’Etat de toutes les vertus, ayant l’inébranlable certitude que lorsqu’il se retire comme un fleuve se retire de son lit, n’apparaissent alors que la fange et la lie.   

   

Les hoquets de l’Histoire ont fait de moi un citoyen douloureusement atypique et comme il existe des apatrides, moi, je croule sous le nombre de mes nationalités. Or, comme je suis métèque, sous le règne de Pasqua 1er (et dernier j’espère), lequel s’en excusa par la suite, je dus demander visa pour entrer en UE, sous les prétextes les plus comiques et la mauvaise foi la plus écœurante qui se puisse concevoir. J’aurais donc dû aller m’appuyer des jours durant aux barrières de sécurité des consulats européens de ma ville, tenant à la main les documents multicolores requis dont on m’aurait dit à l’arrivée aux portes kafkaïennes de la Loi qu’ils étaient inexacts, ou non-conformes ou mieux, périmés depuis la veille ! Pensez-vous que je fis la queue ?   

Et bien non, je n’ai même pas tenté ! Je ne mis tout simplement pas les pieds en UE durant sept années ! Mais au cours de ces années-là, dans le cadre de mon travail, mon expertise fut requise dans un pays de cette zone. Se posa la question du visa et ‘’mes mandants’’ me dirent que bien évidemment, diligence serait faite pour que l’on me dotât illico subito presto des sauf-conduits nécessaires. Sans rire, je préparai mes papiers et les remis à mon interlocuteur qui s’étonna de ma démarche et m’invita à ‘’procéder’’. J’éclatai d’un rire sardonique en rétorquant qu’il n’en était pas question, que je ne ferais pas la queue et mieux, que je ne me déplacerai surtout pas pour allez chercher leur fichu visa. J’exigeai donc, puisque l’on me sollicitait, qu’un émissaire dument accrédité par le pays invitant, l’ambassadeur par exemple, vienne en personne me le porter. L’Histoire témoignera qu’hélas, on choisit de se passer de mes services, aux dépens de l’intérêt du progrès humain ! On a les vengeances qu’on peut et celle-ci fut pour moi une jouissance intense !     

Sur un plan parallèle, il ne m’entre même pas dans le crâne que l’on puisse faire la queue pour accéder à un loisir, qu’il s’agisse d’un concert, d’un film, d’un spectacle ou d’une boite de nuit. Impossible, jamais, no, never, abadan, ni hablar, niemals, mai et encore, je ne vous dis pas tout ! Par exemple, que j’ai dû attendre l’avènement du cinéma à domicile, des cassettes VHS, CD, DVD et Home Cinéma pour voir d’innombrables blockbusters du 7ème art à cause de mon refus de faire la queue. Pour 90 minutes de plaisir supposé, devoir endurer le double ou le triple en attente idiote et humiliante me fait hurler. Non, je ne sais pas faire ! Je renonce, je cède ma part, cela fera un de moins à attendre pour les suivants.   

Heureusement mon Dieu que mes goûts ne sont pas si populaires que cela et qu’Ingmar Bergman, Kaneto Shindo et Luis Buñuel n’attirent pas les hordes imbéciles de l’inculture de masse et qu’inversement, je ne goûte guère les crétineries hollywoodiennes pour attardés mentaux puisque les budgets à 9 ou 10 chiffres me laissent de marbre.   

Une publicité tapageuse, agressive et illégale – puisqu’elle ne requiert pas mon accord pour polluer mon biotope et mon environnement –  peut à la rigueur me convaincre d’aller assister à un spectacle. Si j’accepte, me voilà captif, pieds et poings liés, obligé de me plier au mode d’emploi ou pire, à l’américaine, aux ‘’instructions for use’’. Ma tête est bien confisquée et à partir de là, ‘’on’’ va essayer de me donner ce que promis mais qu’ ‘’on’’ ne me garantit en aucune manière, bien évidemment ! Remarquez, je pourrais toujours recourir au ‘’marché noir’’, surpayer le prix de l’entrée, évidemment…  Et puis quoi encore ?   

Mais soyons justes et optimistes : Il est de plus en plus courant dans divers secteurs, de remplacer l’achat d’un titre ou billet  par une simple réservation cybernétique : c’est la généralisation du billet dématérialisé que j’applaudis fortement car ainsi, il ne sera plus nécessaire de faire la queue. La réservation cybernétique évite également les déplacements inutiles puisqu’instantanément vous savez si vous avez une place ou non.  Bon, bien sûr cela fait des malheureux : les esitériophiles, c’est-à-dire, comme vous le savez sûrement, les collectionneurs de tickets d’entrée… mais tout de même, c’est globalement positif ! Comptons sur leurs imaginations pour trouver le moyen de tracer leur historique passage dans les lieux visités.   

   

Pour d’abscons motifs que je n’ai pas compris et encore moins admis, certains marchands concentrent en un seul et même lieu tous les commerces et tous les profits des commerces de la cité : ce sont les super et hypermarchés. Vous y arrivez et garez votre véhicule avant de  prendre en charge un chariot dans lequel vous véhiculerez vos achats.   

Première agression, le caddie, chariot de supermarché, est l’une des choses les plus sales du monde, et la barre qui sert à le guider est plus sale que les poignées de portes des toilettes publiques ! On y décèle une concentration inouïe de germes pathogènes et si les sanitaires sont nettoyés au moins une fois par jour… les charriots, eux, sont nettoyés une ou deux fois … par an !… Les gens ne se rendent pas compte que cette barre de prise en main est infectée, entre autres, de liquides chargés de bactéries de viandes, de poulets et autres alors que les enfants, qui s’amusent à s’y faire véhiculer, y agrippent leurs mains… Je ne vous dirai pas de quels autres liquides cette barre est couverte et par quoi elle est polluée mais sachez qu’on y retrouve les germes de TOUS les ‘’fluides corporels’’, oui, TOUS, sans exception aucune !   

Seconde agression qui est en fait une manipulation psychologique : on fait de vous, bon gré mal gré, un manoeuvre gratuit de l’établissement car au lieu de vous contenter d’exiger comme dans un commerce bien tenu, vous assurez vous-même la manutention !  Vous rétribue-t-on pour cela ? Vous consent-on un meilleur prix ? Vous laisse-t-on même le choix ?   

Troisième et principale agression : le temps d’attente ! Nul n’est choqué par le fait d’attendre son tour à la caisse ! Moi si ! Je pratique un métier – honnête je le jure – ou l’unité de facturation est l’heure et même la demi-heure. Oui, je travaille au ‘’temps passé’’. Ce que je facture, c’est mon temps … Alors si pour donner au boutiquier mon bon argent, je dois attendre une heure ou plus, imaginez le prix qu’atteint  le contenu de mon caddie ! A qui est-ce que je dois facturer cela ? Il y a là une énorme anomalie, injuste, inexplicable et relevant de l’abus puisqu’elle bafoue le principe de base du commerce : la loyauté !   

  

Il m’arrive rarement de perdre mes paris contre ma colocataire, mais je dois reconnaitre que cela m’arrive une fois l’an environ. Et là, le gage choisi pour me punir est invariablement la ‘’SORTIE-RESTO’’, une espèce de torture qui ressemble au gavage forcé cher aux tortionnaires de l’Inquisition et aux fabricants de foie gras. Alors je déclenche mon moulin de prières pour tomber sur une queue devant l’établissement choisi, car dans ce cas, le gage est annulé, l’adversaire sachant que c’est au dessus de mes forces que de la subir et contraire même à toute mon éthique de base. Et lorsque sous les réverbères blanchâtres de la nuit, à Casablanca, à Lisbonne ou à Paris, j’aperçois une théorie de candidates et candidats à la restauration hors-foyer soit disant festive, j’avoue que mes instincts sadiques se mettent en éveil et je jubile en me disant : ‘’Mon Dieu ce qu’ils sont cons’’ ! Alors, en sifflotant, le cocher que je suis fouette les chevaux-vapeur de sa tuture et retourne bien vite chez lui en prenant soin de ne pas écraser les lèvres de sa compagne qui boude tellement qu’on la dirait botoxée de frais ! M’en fous ! Fais pas la queue moi, merde, c’est mon droit, non ?  

   

Les Allemands   

Ils ont une passion pour la queue et un homme debout dans la rue a de fortes chances de se retrouver avec un peloton derrière lui, dont les membres ne savent même pas pourquoi ils sont là. (Expérience scientifique véridique…)   

Les Anglais

Les Anglais aiment aussi faire la queue et leur humanité s’y exprime même : Certaines de leurs municipalités apprennent aux étudiants étrangers comment faire la queue correctement et comment se comporter dans une queue !

Les Espagnols   

Ils se piquent de patriotisme, alors il est évident qu’ils sont assez respectueux de la discipline de la queue.   

Les Français   

Eux aussi aiment assez faire la queue mais à condition que certains ne la respectent pas pour leur donner l’occasion d’exprimer leur génie le plus original : râler !   

Les Italiens    

Leur système de pensée étant essentiellement basé sur le détournement de la règle, faire la queue est pour les Italiens une preuve de bêtise, largement moquée et commentée et il existe toute une culture d’évitement de la queue.   

Les Marocains   

Le fait de faire la queue est une abstraction étrange au Maroc, aussi bien à la poste qu’à l’hôpital, à la banque ou partout ailleurs. Faire la queue, c’est se comporter en nazaréen à la rationalité tatillonne, cul-cul et inutile. Mais la pratique est maintenant généralisée, alors on recourt à mille et un subterfuges pour l’éviter. Quelques exercices vocaux accompagnent la chose mais c’est assez bon enfant, en fin de compte.  

Les Portugais    

Tout au long de leur histoire, ils ont dû souvent faire la queue, alors ils ne rechignent pas trop devant cette obligation. Leur gentillesse et leur bonhomie naturelles sont une véritable leçon pour leurs visiteurs. Mais attention, çà change !…   

Tout nu dans ma serviette qui me servait de pagne
J’avais le rouge au front et le savon à la main
Au suivant, au suivant
J’avais juste vingt ans et nous étions cent vingt
A être le suivant de celui qu’on suivait
Au suivant, au suivant
J’avais juste vingt ans et je me déniaisais
Au bordel ambulant d’une armée en campagne
Au suivant, au suivant

Moi j’aurais bien aimé un peu plus de tendresse
Ou alors un sourire ou bien avoir le temps
Mais au suivant, au suivant
Ce n’fut pas Waterloo mais ce n’fut pas Arcole
Ce fut l’heure où l’on r’grette d’avoir manqué l’école
Au suivant, au suivant
Mais je jure que d’entendre cet adjudant d’mes fesses
C’est des coups à vous faire des armées d’impuissants
Au suivant, au suivant

Je jure sur la tête de ma première vérole
Que cette voix depuis je l’entends tout le temps
Au suivant, au suivant
Cette voix qui sentait l’ail et le mauvais alcool
C’est la voix des nations et c’est la voix du sang
Au suivant, au suivant
Et depuis chaque femme à l’heure de succomber
Entre mes bras trop maigres semble me murmurer :
« Au suivant, au suivant »
Tous les suivants du monde devraient s’donner la main
Voilà ce que la nuit je crie dans mon délire
Au suivant, au suivant
Et quand je n’délire pas, j’en arrive à me dire
Qu’il est plus humiliant d’être suivi que suivant
Au suivant, au suivant
Un jour je m’f’rai cul-de-jatte ou bonne sœur ou pendu
Enfin un d’ces machins où je n’s’rai jamais plus
Le suivant, le suivant

http://www.youtube.com/watch?v=nWIMbPdjSS8

Il est temps de rompre les rangs et que chacun aille son chemin… Je sais parfaitement que je n’ai pas réussi à dire entièrement ce que je voulais. C’est pourtant si simple de sculpter la vérité, même dans un bloc de granit ! Il suffit d’enlever ce qui est en trop, jusqu’à ce que ne reste du bloc initial que ce qui est juste !

Je ne suis pas, heureusement mon Dieu,  Titus Manlius (4ème siècle AC), consul romain qui décida que toute désobéissance au sein de l’armée romaine serait passible de la peine de mort. Il était notamment interdit d’attaquer l’ennemi hors des rangs. Son propre fils, en quête de gloire et provoqué par un ennemi, alla à l’encontre de cette règle, sortit des rangs, défit son adversaire, et revint au camp victorieux avec sa dépouille. Manlius ordonna d’attacher son fils et de l’exécuter  pour avoir enfreint le règlement !

Je ne suis pas un oignon, non plus ! Je ne me mets pas en rang d’oignons. Je parie que vous ignorez l’origine véritable de cette expression ! Elle vient du nom d’Artus de la Fontaine Solaro, baron d’Ognon… par ailleurs Seigneur de Vaumoise (deux communes du département de l’Oise). Il était l’organisateur des fêtes et cérémonies du roi de France, Henri II, à l’occasion desquelles il attribuait leurs places aux seigneurs en fonction de leur rang protocolaire. Les inévitables mécontents se considéraient rabaissés par leur « rang d’Ognon » avec un « O » majuscule, sans ‘’i’’ à oignon et sans « s » à rang.

Je suis encore moins John Connish ! Ce gentleman anglais, contemporain, fait largement parler de lui dans la presse britannique pour une originalité : Il est, au contraire de votre serviteur, dévoré par la passion de la queue. Il n’aime rien tant que la faire et passe sa vie à sillonner les villes, à la recherche des queues devant les magasins, dans lesquelles il s’empresse de s’intégrer. Lorsqu’arrive son tour, cet original et sympathique petit vieux demande gentiment qu’on lui remette une attestation de queue, précisant son temps d’attente. Après avoir étudié l’histoire des hommes, il appelle de ses ferventes prières une énième guerre mondiale qui engendrerait la pénurie  et susciterait conséquemment de longues queues ! C’est son fantasme !

mo’  

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