»Dis : « Je cherche la protection du Seigneur de l’aube, contre le mal des êtres qu’Il a créés, contre les périls des ténèbres quand elles ont tout envahi, contre les maléfices des sorcières, contre la méchanceté de l’envieux quand il envie !».  » 

 

Dans la tradition judéo-chrétienne l’aube est la célébration de la puissance divine et le constat de sa victoire sur les ténèbres, sur le monde du mal, des méchants. 

L’Aube dans la Bible

 

 

[12] Depuis que tu existes, as-tu commandé au matin? As-tu montré sa place à l’aurore,

[13] Pour qu’elle saisisse les extrémités de la terre, et que les méchants en soient secoués;

[14] Pour que la terre se transforme comme l’argile qui reçoit une empreinte, et qu’elle soit parée comme d’un vêtement;

[15] Pour que les méchants soient privés de leur lumière, Et que le bras qui se lève soit brisé?

 

(145)       Je t’invoque de tout mon cœur : réponds-moi, SEIGNEUR, afin que je garde tes prescriptions !

(146)       Je t’invoque : sauve-moi, afin que j’observe tes préceptes !

(147)       Je devance l’aube et j’appelle au secours : j’attends ta parole.

(148)       Mes yeux devancent les veilles de la nuit pour méditer ce que tu as dit.

(149)       Entends-moi, selon ta fidélité ! SEIGNEUR, fais-moi vivre selon ton    jugement !

(150)       Ils s’approchent, ceux qui poursuivent l’infamie, ils s’éloignent de la loi.

(151)       Tu es proche, SEIGNEUR, et tous tes commandements sont vérité.

(152)       Depuis le temps jadis je sais par tes préceptes que tu les as fondés pour toujours.

 

Pour les Egyptiens des temps pharaoniques, l’aube est une vaste ouverture de l’univers supérieur aux puissances bienfaisantes de la lumière et des vents.  

 

Tout s’ouvre : la terre s’ouvre, l’Occident, l’Orient ainsi que la Haute et la Basse Égypte pour faire passage à Rê – le soleil, lorsqu’il sort de l’horizon. Il se ressource auprès de Maât, déesse de la Vérité et de la Justice,  conditions même de l’ordre du monde et lui fait l’offrande sacrée de Tefnout, qui est la rosée, la pluie, l’humidité de la vie. Loi sacrée de la ‘’bonne gouvernance’’, Maât dispense son enseignement, destiné à tous les responsables, à la tête desquels Pharaon, son représentant parmi les humains :

 

Pratique la justice et tu dureras sur terre.
Apaise celui qui pleure ; n’opprime pas la veuve ;
Ne chasse point un homme de la propriété de son père ;
Ne porte point atteinte aux grands dans leur possession ;
Garde-toi de punir injustement !

 

 

 

 

 

 

 

 

Il se dirigea vers un lieu approprié pour méditer. Il y resta et médita intensément sur le dharmakàya, corpus formant synthèse de tous les enseignements fondamentaux, en se concentrant sur la nature ultime de tous les phénomènes. Tous les éléments en sont purs, le corps spirituel et l’esprit lumineux ne sont plus dissociés, ils sont purifiés de toutes formes de souffrances et engendrent un ensemble dans lequel toute dualité a disparu.

 

Il pratiqua cette méditation durant six années, jusqu’au moment ou il réalisa qu’il était sur le point d’atteindre la pleine illumination. Il se retira en un lieu connu pour développer la capacité d’intelligence liée à la réflexion et au discernement, s’installa dans la posture de méditation et fit le vœu de n’en sortir qu’après avoir atteint son but. Puis il entra en concentration.

 

Au crépuscule, mara devapoutra, chef de tous les démons de ce monde, essayait de troubler sa concentration par la peur, l’épouvante, l’effroi, la menace et la tentation charnelle. Mais il demeura parfaitement imperturbable. Mieux, par la force incroyable de sa concentration, toute cette agressivité et toutes ces contrariétés lui apparurent au contraire comme autant de célestes présents, de fleurs parfumées et de lumières merveilleuses.

 

Il triompha de tous les démons du monde, et poursuivit sa méditation jusqu’à l’aube, heure à laquelle il atteignit alors la concentration maximale, tout dernier état mental d’un être limité faillible et limité. , il ôta de son esprit les derniers voiles de l’ignorance. Il devint alors un bouddha, un être pleinement illuminé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De toute éternité, lorsque l’aube défend la nuit, les fiers Amérindiens à la sagesse infinie, se répètent l’ordre de  l’Esprit de l’Esprit, Manitou des Algonquins, Ysun des Apaches, Tabal-Dak des  Abénaquis, Inktomi, des Assiniboine, Maheo des Cheyennes, Enigorio et Enogonahetgea des Iroquois, Estsanatlehi des Navajos, Tirawa des Pawnee et Wakan-Tanka des Sioux :  

 

1.      Apprendre au moins une chose importante dans la journée

2.      Enseigner au moins une chose importante dans la journée

3.      Accomplir un bienfait en faveur de quelqu’un qui l’ignorera

4.      Traiter chaque être avec respect

 

Leur viatique ainsi constitué, ils allaient … vivre !

Pas une seule civilisation, pas une seule sagesse, pas une seule religion qui n’ait sanctifié l’Aube en tant que point de renouveau, qu’apparition de la lumière synonyme de compréhension, d’entendement, d’espoir et d’aise pour l’homme.

 

Partout, on en fait l’expression d’un point de départ, une prière pour la nouvelle chance donnée, et partout, on en nomme les enfants :

Alaula en hawaïen ; Anatole, Antalya, Iola, Iolanda, Iona, Ionia, Ionna, Olinda, Olindo,  Yola, Yolaine, Yolan, Yolande, Yolanda, Yolène en grec ; Anatolia en grec ; Anatoli en basque ; Arjun, Arjuna en sanscrit ; Alva en brésilien ; Ayelet et  Chahar en hébreu ; Chaza en arabe ; Cho en japonais ; Dawn en anglais ; Ioulando en provençal, Manlio en italien, Roxana, Roxanna en perse ; Xiao Chen en chinois et Zora en Allemand… 

 

Et même s’il existe certaines exceptions qui n’infirment nullement la règle :

 

L’aube est l’heure de la séparation des amants

L’aube est l’heure d’affronter la réalité

L’aube est l’heure de l’attaque guerrière

 

L’aube est l’heure de l’exécution des condamnés

Mais … l’aube est juste, car  :

 »Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit. »

Khalil Gibran

 

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