Je ne prétends pas être un parangon de courage physique. Mais mon fabricant a apparemment oublié, lors de ma conception, les petits vices (1) afférents à la peur. N’aurais-je jamais eu peur ? Il serait idiot de le prétendre. J’ai eu peur, mais je pense que c’est normal pour un petit garçon né à la campagne, dans une maison douillette, confortable et pleine d’amour, mais non équipée des commodités sans lesquelles beaucoup pensent aujourd’hui que la vie est impossible : l’électricité et l’eau courante.

Eh oui ! Nous devions aller chercher l’eau à la source voisine, en contrebas du vaste domaine ou nous vivions. A la tombée de la nuit, une odeur de pétrole lampant imprégnait la maison, car on allumait les lampes avant de les répartir dans les diverses pièces. Seul en était privé le grand salon d’apparat, à l’extrémité de la demeure, auquel on accédait par une porte isolée et qu’en fait l’on ouvrait bien rarement. Le ’’salon d’apparat’’, c’était deux pièces, l’une dans l’autre, meublées de sofas de haute laine, de riches tapis de Fès et de tentures murales figurant une enfilade de portiques arquées. L’insonorisation y était donc parfaite, mais elle y créait un silence … sépulcral,  effrayant.

Mon père, … ce  héros au sourire si doux…

Lorsque mon très respecté Papa rentrait le soir à la maison, il commençait par disparaître dans ses appartements privés pour en ressortir en robe de chambre, véritable Sachem, tenant en main sa longue pipe-calumet, parfaitement élégant, n’offrant jamais à personne le spectacle d’un quelconque laisser-aller. Il s’asseyait majestueusement à son immuable place, face à la porte d’accès de la pièce ou il se trouvait, de manière à en contrôler les issues en bon chef précautionneux – manie que j’ai d’ailleurs héritée. Il se mettait alors à syntoniser la radiofréquence du poste de TSF, pour réorienter la réception à sa convenance, après les escapades cairotes, tunisoises et casablancaises de Maman, toujours à la recherche de la dernière romance d’Abdelhalim Hafez ou de Farid El Atrach. Papa, lui, sans dédaigner la variété, Tohama, Bourvil, Les Frères Jacques, Smahane, Oum Kalthoum, Mohamed Abdelwahab et Ali Riahi  recherchait plutôt l’information, la culture, le discours politique de ces étranges voix d’ailleurs, masculines et féminines. Toutes parlaient d’une manière ou d’une autre, par bluettes interposées ou sur un ton péremptoire, du grand espoir de reconstruction du monde, après la énième tentative de suicide avortée de la planète Terre. A la radio, une seule parenthèse, celle de la voix cristalline de Carmen Alonso, la speakerine de Radio Andorre avec son irrésistible : ‘’Aqui Radio Andorra’’  qui enfiévrait toutes les virilités hexagonales et péninsulaires (2). Le paysage radiophonique français était le suivant :

‘’ La populaire Radio Luxembourg règne (alors) en maître. C’est l’époque de gloire des feuilletons radiophoniques, des jeux, des radio-crochets, mais aussi des grandes émissions de variété en public, des chansonniers. Les vedettes de la radio ont autant de succès que les vedettes du cinéma.

La Radio Nationale (française) par contre, privilégie les émissions culturelles, les débats, la musique classique et s’efforce de « relever un peu le niveau » de son auditoire.

Mais qu’elle soit périphérique ou nationale, la radio de 1950 a néanmoins une caractéristique : Elle fait de la télévision sans image. En effet, la radio à cette époque est écoutée en famille, principalement le soir et à part Radio Andorre, elle est plutôt bavarde. La télévision n’est pas encore une véritable concurrente car les foyers ne s’équiperont massivement en récepteurs que vers les années 60. ’’  (L’histoire de la radio :http://www.radiopulsar.net/)

Bien évidemment nous abandonnions volontiers au seul papa la dégustation des subtilités ’’quatrième république’’ de Pierre Mendes-France et autres Edgar Faure, par contre, pour rien au monde, nous n’aurions raté ‘’Quitte ou Double’’, jeu radiophonique hebdomadaire de Radio Luxembourg, présenté par le truculent Zappy Max aux yeux tout ronds et arbitré par le ‘’savantissime ‘’ « Monsieur Champagne » qui avait réponse à tout, bien sûr.

Qu’était donc ’’Quitte ou Double’’ ? Un jeu radiophonique dont le principe est très simple : le candidat doit répondre à des questions portant sur un thème qu’il choisit, histoire, géographie, littérature etc. S’il fournit une réponse erronée, il est élliminé sans possibilité de recours. Par contre, si la réponse est juste, il peut choisir soit de se retirer, soit de ‘’doubler’’ son gain en essayant de répondre à la question suivante. Les choix offerts sont donc : Quitter ou Tenter de doubler son gain. Oui, c’est l’ancêtre de ‘’Qui veut gagner des millions’’!…

Lorsqu’il n’y avait rien d’intéressant à la radio, Papa lisait ‘’Sélection’’, un magazine composé d’articles condensés issus de plusieurs magazines populaires, créé par un Canadien en 1922 – date à laquelle je jure que je n’étais pas né. Lu par près de 50 millions de lecteurs dans 100 pays, il est à ce jour le plus fort tirage de la presse généraliste dans le monde, hormis les journaux corporatistes. Ayant repéré l’article le plus drôle, le plus intéressant, le plus impressionnant, il le lisait et le traduisait en simultané à sa chérie, ma Maman, belle comme la lumière, dont il était très amoureux ! Il épiait subrepticement les émotions provoquées chez elle par son récit et s’octroyait une forte bouffée de pipe lorsqu’il pensait y être parvenu. Elle concluait généralement la séquence par une expression de sagesse traduisant sa résignation à la volonté divine : ’’Dieu, garde nous de la folie’’ ou encore ’’Dieu, protège nous et protège nos enfants’’.

 

Le samedi soir, veille du jour de repos scolaire, nous étions autorisés à veiller un peu plus tard. Papa organisait souvent pour nous un jeu collectif. Une partie de ‘’baccalauréat’’ par exemple, dont les règles de base sont simples. Chaque joueur trace une  grille de jeu sur une feuille et l’arbitre décide du contenu des colonnes. (Nous, nous options systématiquement pour les écrivains célèbres, les pays, les capitales, les animaux, les défauts et les qualités, les fleuves etc). Après quoi on choisit une lettre au hasard, et les joueurs essayent de remplir les cases de leur grille. Lorsqu’un joueur a terminé, il crie « Stop » et l’on procède au décompte des points de chacun en fonction des cases remplies.

Procédant au décompte des points à la fin d’une de ces parties, je refusais énergiquement la réponse de l’une de mes sœurs qui proposait, dans la colonne des défauts, ’’la peur’’. On me demanda pourquoi et je me lançai ‘’courageusement’’, du haut de mes trois pommes, dans l’explication suivante :

  1. La peur n’est pas un défaut, elle sert à protéger du danger. C’est comme la douleur, elle avertit celui qui l’éprouve qu’il est en danger ou victime d’une attaque !
  2. Comment cela, me demanda-t-on ?  –
  3. En bloquant le corps et l’empêchant d’agir, ce qui accorde au peureux un délai de réflexion, d’analyse et de décision. Fuir ? Affronter ? Composer ? Combattre ? Pour moi donc, ce n’est pas un défaut mais une émotion utile et positive !

Je n’avais pas fini mon explication – exprimée en d’autres termes, rassurez-vous-, que je sentis le regard tout d’un coup charbonneux et déçu de l’auteur de mes jours qui me considéra avec dédain, méfiance et mépris. Il démonta mes chétifs arguments en cinq sec arguant que je cherchais malicieusement, avec force circonlocutions, des prétextes pour ne pas affronter les réalités qui me déplaisaient. Entre nous, était-ce un mal ? Il se mit alors à curer vigoureusement le foyer de sa pipe… Tout le monde comprit que le Grand Burnous comme dirait certain Puîné, préparait une décision me concernant puisque je m’étais rendu coupable de prône de la méprisable, l’inélégante, la peu virile … trouille !

  • Et toi, tu as peur, me demanda-t-il ?
  • Moi ? Alors là, pas du tout, je ne parlais pas de moi, ‘fin… moi je disais çà comme çà ! Et la chute de ma phrase n’était déjà plus aussi nette que son amorce. Je m’étais mis dans de beaux draps !… C’est pourtant si facile de ‘’’la fermer’’ !…
  • Bon, alors lève-toi et va dans le salon d’apparat, dans la chambre du fond, sur le divan du fond, sous le coussin de l’encoignure, il y a des documents. Rapporte- les –moi !…
  • Euh… Y’en a combien, balbutiai-je pour me donner une contenance et ne pas m’évanouir sur le champ ?
  • Tu verras bien !
  • Non, c’est pour savoir si je prends un panier …
  • Mais non, bougre d’âne ! Un tracteur serait plus approprié… Grouille-toi !
  • Euh…
  • Allez !…

Je m’en allai d’un pas fanfaron, car je savais que sur la première vingtaine de mètres, la lumière disponible me serait une bonne compagne et me permettrait de faire bonne figure devant toute la famille réunie, étalée sur les sofas du dîner du soir, dans la cour, à l’extérieur des bâtiments. Messire Puîné, le Chevalier Braillard, Sans Peur et Sans Reproche craignait comme la peste que je ne l’impliquasse dans ma ‘’balade des gens pas heureux’’ et priait fort le Bon Dieu pour que je l’ignorasse. Pour cela il comptait consciencieusement les étoiles dans le firmament pendant qu’il appliquait tout son génie à éviter mon regard. Les sœurettes pariaient entre elles sur ma capacité à affronter seul, le noir sidéral pendant que Boule de Suif, la délicieuse petite dernière, grassouillette à souhait me proposait de m’accompagner pour me défendre des ’’michonts’’ ! Maman regarda Papa d’un œil peu amène, lui promettant probablement ’’des mots’’ pour après !… Effrayer ainsi son petit mo’ à elle ! Cette marque muette de pitié finit de m’écrouler. Alors, bloquant in extremis un hoquet de pleurs,  je me dis que j’accomplirais mon acte de bravoure pour le bien de l’humanité sans broncher, dussè-je pour cela en souffrir grandement dans ma chair !

Arrivé aux portes de la nuit noire, autant dire de l’enfer, commençant à ressentir l’effet gastrique, désagréable et diffus de la peur, je notai que mes jambes flageolaient sans m’en demander l’autorisation… Je crois même que je manifestai autrement ma trouille mais personne ne s’en aperçut car j’étais déjà trop loin ! Les toilettes de cette partie de la maison m’offrirent une halte inespérée dont je profitai immédiatement. Je sursautai lorsque, me soulageant, j’entendis la voix de stentor du Pater m’encourager en me disant :

  • Mais qu’est-ce que tu fiches, bon sang ?
  • Mais ? J’ai le droit de faire pipi, quand même, non ?
  • Grouille-toi !

Grouille-toi, grouille-toi ! Sympa le Papounet ! Et pourquoi pas courir tant qu’il y était ? J’affronte le noir, moi, Môssieu ! Et noir, c’est un doux euphémisme, les ténèbres, l’inconnu ! D’ailleurs je ne suis même pas sûr qu’il ait eu pleine conscience des affres que je traversais et de la tempête wagnérienne que jouaient mes pauvres entrailles en capilotade ! Bourreau d’enfants ! … Je repris stoïquement mon chemin de calvaire vers l’horreur, la frayeur, la peur !

Vite réagir, trouver quelque chose dans ma boite à outils pour me donner une contenance et ne pas céder à la tentation de sonner la chamade et me rendre. Il me suffisait pour cela de me dire : ’’vade retro, la mollasse’’ (3), de revenir sur mes pas, de me jeter dans le giron de ma ’’momon’’ chérie à moi, et ainsi blotti, de me contenter de pleurer.  Mais … comme pour la longueur du nez de Cléopâtre, s’il en avait été ainsi, ’’toute la face de la terre aurait changé.’’ (4). Vous pensez bien que la perspective de devenir la honte de la famille, l’objet de contrariété de mes parents, la tâche noire de notre oriflamme, la plaie inavouable de mon Papa, ne m’emballait guère ! Je décidai ainsi de poursuivre mon chemin ad augusta per angusta (5) !

J’arrivai enfin aux portes de l’enfer et j’entendis en guise de mot de bienvenue un affreux silence hurler à mes oreilles. Le trou noir, l’antimatière, ben c’était çà, cette béance muette qui me glaçait les sangs. Il fallait d’abord ouvrir la porte. Ce n’est pas drôle du tout car toutes les portes couinent à la campagne. Et si le couinement ’’les réveille’’ ?

  • Mais enfin, tu deviens fou, mo’ ? Réveille qui ?
  • Tais-toi ! Tais-toi mon petit lutin et ne dis rien ! Moi, je me comprends !  

Le fort raclement de la gorge paternelle au loin me fit supposer que je n’allais pas tarder à subir un nouveau rappel à l’ordre … alors j’ouvris la porte … en chantonnant un peu plus fort : sostenuto, disons ! Ben le silence était, comme déjà précisé, intégral. Il se dégageait de la pièce une chaleur étouffante et l’on n’y percevait pas le moindre signe de clarté, de visibilité. Je posai un pied et j’eus l’impression que j’allais être happé à l’intérieur, ce qui me fit rebrousser chemin en courant. Me ravisant quelques mètres plus tard, je revins à l’attaque de ma ‘’mission impossible’’. J’osai à nouveau le pied droit à l’intérieur… puis le gauche … un pas … un autre … et à mesure que j’avançais, le silence s’épaississait et la chaleur augmentait. J’ouvrais les yeux à me les écarteler, mais aucune vision de quoi que ce fut ne leur parvenait. Je me dirigeais au jugé. J’avançais en étendant les bras, prêt à amortir le choc d’un coup lâche de l’ennemi invisible !

  • Mais enfin, quel ennemi, mo’ ?
  • Ta gueule, toi !

J’estimais avoir atteint l’extrémité de la salle principale. Nous allions donc passer aux choses sérieuses puisqu’il s’agissait maintenant d’accéder à la large alcôve (mot qui vient d’al qobba en arabe) sans aucune issue. Je repérai à tâtons la porte, m’y agrippai très fort et m’avançai sans la lâcher pour ne pas être désorienté et finir mes jours tournant en rond sans fin, comme les gens qui s’égarent dans le désert … D’après mes calculs, pourtant, il ne me fallait qu’une dizaine de pas pour atteindre le sofa du fond, celui ou s’installait probablement le nabab, premier propriétaire des lieux pour procéder au choix de sa future compagne nocturne … Penser à ces choses mal élevées me donna du cœur à l’ouvrage car je me dis que si je devenais un jour le Seigneur Mongole ou le Grand Mamamouchi Turc de ces lieux capiteux, j’aurais moi aussi un harem. Notre cruelle époque tenterait de nous faire croire que les pensionnaires de notre harem sont ‘’toutes en une seule’’ … Vrai qu’on vit sous le règne d’Emile Coué, mais quand même ! Tu parles ! Que tchi, oui ! (6)

Bon pour l’instant essayons plutôt de nous sortir de cet enfer. Comme aurait dit Victor Hugo :

‘’Sortirai-je jamais de ce funèbre empire ?
Deux ennemis, la chaleur et le noir. Le noir est pire !…’’ (7)

Et tout d’un coup … patatras, le drame !… Mon pied bute contre un guéridon en bois de cèdre marqueté qui supportait un plateau en argent massif contenant 12 magnifiques aspersoirs également en argent, pleins d’eau de fleur d’oranger. Dans une atmosphère ainsi confinée, le bruit se détaille en 3D et devient d’autant plus effrayant ! Je sentais un reste d’eau de fleur d’oranger couler sur moi et m’embaumer, pendant que j’essayais de me relever sans provoquer plus de casse. J’étais pris entre la peur pure et simple, générique disons, et la peur d’avoir provoqué un désastre payable dans un futur plus ou moins immédiat. Tout ceci sans compter que la ‘’mission impossible’’ n’était pas encore accomplie. Que faire ? L’abandonner ? Non, trop bête, si près du but !… Mais comment faire sans risquer de provoquer une nouvelle catastrophe ? Doublant de prudence, je ramassai avec d’infinies précautions les petits morceaux de mo’ pas trop abîmés et essayai d’en reformer une cohérence. C’est donc à reculons et à quatre pattes que je heurtai le sofa du fond, destination ultime de mon épopée. Je m’y vautrai et farfouillai rageusement partout : dessus, dessous, sous les coussins, sur les bords… en vain … Après un long moment, se profila enfin dans mon esprit la vérité, toute crue, toute nue, toute belle et simple :

Il n’y avait pas plus de documents que de beurre en broche et pour le facétieux Papa, ce n’était qu’un prétexte pour m’envoyer … au fond de moi-même, de ma fragilité, de ma peur honteuse …

Et là déjà, encore affalé sur le sofa, me vint à l’esprit une idée de vengeance retorse : et si je m’endormais ici, maintenant que j’avais tout compris. Ca leur en ficherait un coup aux gens de la galerie là-bas, cette joyeuse compagnie qui chipotait en commentant les maladresses et les peurs de l’animal de cirque !… Mais le beau visage de ma Maman chérie m’apparut et me persuada de n’en rien faire. C’est cependant sur la pointe des pieds que j’entamai ma retraite de ces lieux, peut-être pas inhospitaliers mais désespérément vides comme tous les lieux noirs ! Depuis ce jour-là, je jure n’avoir plus jamais eu peur ni du noir, ni de l’inconnu. Et pas même, hélas, de quelques quatre ou cinq salopards majuscules, que des hommes d’ailleurs, qui se sont chargés de faire d’un certain aspect de ma vie de la dentelle de Calais…

Je rejoignis précautionneusement les convives qui m’accueillirent avec des joies diverses, l’ensemble illuminé du sourire de ma Maman à moi, alors que le maître,  bourrant consciencieusement sa pipe, ne m’accorda pas même un regard. Je lui dis très calmement que je n’avais rien trouvé et me permis l’insolence de lui conseiller de se rappeler ou il les avait mis ! J’ajoutais que même si je ne voyais strictement rien, j’en étais certain ! Maman lança sa première remontrance à son endroit en disant qu’on n’avait pas idée d’envoyer un gamin chercher quelque chose sans lumière ! Ce à quoi, ce génie de la pédagogie s’octroya une voluptueuse et longue bouffée de Nicotiana tabacum, avant de demander, sublimissime :

–         Mais qui lui a interdit d’en prendre ? …

 
(1)    Ô le débat sur le genre de vis et de vice et les délices qu’elles pourraient procurer à un analyste lacanien !
(2)    (Voir sur ‘’mosalyo’’ : Les Voix de la séduction, du 1er septembre 2007)
(3)    ‘’VADE RETRO, SATANAS !’’ Retire-toi, Satan ! Évangile selon saint Mathieu,
‘’Ensuite le démon transporta Jésus sur une haute montagne et lui montra tous les royaumes du monde avec toute leur gloire ;
… Et il lui dit : «Je vous donnerai toutes ces choses, si vous voulez vous prosterner devant moi et m’adorer.»
… Mais Jésus lui répondit : «Retire-toi, Satan ; car il est écrit : Vous adorerez le Seigneur, votre Dieu, et vous ne servirez que lui seul.’’
(4)    ’’Le nez de Cléopâtre s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé.’’ Blaise Pascal, Pensées, 162.
(5)     ‘’Ad augusta per angusta’’ : Vers les sommets par des chemins étroits (La gloire ne s’acquiert pas facilement.) (Mot de passe des conjurés d’Hernani de Victor Hugo – acte IV)
(6)    Tchi : ’’Rien’’ dans la langue des Gitans
(7)    La retraite de Russie, Les Châtiments, Victor Hugo, 1852 :
 Sortira-t-on jamais de ce funèbre empire ?
Deux ennemis ! Le Tzar, le Nord. Le Nord est pire.

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