’’Le vol est la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui.

Il consiste en l’acquisition frauduleuse d’un bien, contre la volonté de son propriétaire. Il est proscrit aussi bien par la loi et la coutume que par la morale et la religion.

Le vol semble remonter à l’origine de l’humanité. De tous temps et dans toutes les civilisations, il est reconnu et à la fois commis et puni. Il se manifeste par exemple, sur terre, par le grand banditisme, et sur mer, par la piraterie. Des invasions ont eu comme motivation le pillage des peuples voisins. Des batailles meurtrières sont des expéditions punitives en représailles.

Tous les biens matériels sont susceptibles d’être volés : la nourriture, les biens fonciers, les effets personnels, les œuvres d’art, les documents confidentiels, les armes, l’argent. Les modalités du vol sont variées : seul ou en bande, avec ou sans préméditation, avec ou sans professionnalisme, avec ou sans violence etc. Les sanctions seront généralement fonction des moyens exercés, de la gravité des actes commis et de l’objet dérobé’’.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vol_(droit)

Cette brillante définition juridique est par trop restreinte. Nous allons évoquer ici des formes de vol n’entrant pas dans ce cadre et certaines ne sont vraiment pas piquées des hannetons …

L’abominable mauvaise foi de certain dirigeant d’une grande puissance – aidé par de solides compères militaro-industriels et par des plumes trempées dans la m…agouille, nous fit accroire il y a quelques  années, à l’existence d’armes de destruction massive, menaçant l’humanité et diaboliquement posées au fonds des puits du meilleur pétrole du monde. On nous enjoignit d’encourager à les détruire illico, presto. Le monde goba avec délice, y croyant peu, y croyant prou, et donna ainsi blanc seing, aides et pécunes pour aller piller et saccager le berceau de la civilisation.

Les années 60, la guerre du Viêt-Nam, la révolution culturelle en Chine, la décolonisation de l’Afrique, le Printemps de Prague, la Guerre d’Algérie, les non-alignés, l’assassinat du président Kennedy, Mai 1968, l’Exposition universelle de Montréal, le Festival de Woodstock, le  Rock et le mouvement hippie.

Bob Dylan, Joe Dassin, Catherine Ribeiro, Jimi Hendrix, Jacques Dutronc, Serge Gainsbourg, Michel Polnareff, Janis Joplin, Joan Baez, Simon and Garfunkel, The Beatles, The Rolling Stones, Barbara, Jacques Brel, Georges Brassens et Jean Ferrat s’appliquèrent alors à refaire complètement notre culture musicale. Ils se donnèrent pour mission de nous extirper de nos textes classiques et de nos flonflons pour nous projeter vers les nouveaux signifiés de l’époque.

La création musicale devint alors un véritable bric-à-brac et l’immense Pierre Delanoë – parolier aux 5000 chansons et presqu’autant de tubes – donc supposé connaître mieux que quiconque les lames de fond de la société, avait un souverain mépris pour les nouvelles formes de musique, techno, rap etc. C’est lui l’auteur de l’Orange, écrite pour et avec Gilbert Bécaud, ’’Monsieur 100.000 Volts’’. Comment cette chanson est-elle née ? Ecoutons-le :

’’L’Orange, c’est le bouquet! Bécaud et moi sommes assis face à face … et il me lance: «Je fais l’Olympia dans quinze jours. Tu n’as rien en magasin?» Moi: «Non, rien.» Il me rétorque: «C’est pas compliqué: dis-moi le premier mot qui te passe par la tête.» «Orange…» A partir de là, cette orange, on n’allait pas la cueillir ni la vendre ou l’éplucher. En revanche, le vol introduisait une dimension dramatique. Le côté antiraciste de la chanson est venu naturellement.’’

http://www.lexpress.fr/culture/livre/une-chanson-c-est-une-vision-du-monde_820403.html

Le moins que l’on puisse dire est que l’homme a exprimé plus brutalement, à travers l’histoire les odieux travers de certains de ses avatars…

L’Orange
Tu as volé as volé as volé l’orange du marchand
Tu as volé as volé as volé l’orange du marchand

Vous êtes fous, c’est pas moi, je n’ai pas volé l’orange
J’ai trop peur des voleurs, j’ai pas pris l’orange du marchand

Oui, ça ne peut être que toi
Tu es méchant et laid
Y avait comme du sang sur tes doigts
Quand l’orange coulait
Oui c’est bien toi qui l’as volée
Avec tes mains crochues
Oui c’est bien toi qui l’as volée
Y a quelqu’un qui t’a vu

Vous vous trompez
Je courais dans la montagne
Regardant tout le temps
Les étoiles dans les yeux
Vous vous trompez
Je cherchais dans la montagne
L’oiseau bleu

Tu as volé as volé as volé as volé as volé as volé l’orange
Tu as volé as volé as volé l’orange du marchand

Y avait longtemps qu’on te guettait
Avec tes dents de loup
Y avait longtemps qu’on te guettait
T’auras la corde au cou
Pour toi ce jour c’est le dernier
Tu n’es qu’un sale voleur
D’abord tu n’es qu’un étranger
Et tu portes malheur

Vous vous trompez
Je courais dans la montagne
Regardant tout le temps
Les étoiles dans les yeux
Vous vous trompez
Je cherchais dans la montagne
L’oiseau bleu.
J’ai pas volé pas volé pas volé pas volé pas volé pas volé l’orange
J’ai pas volé pas volé pas volé l’orange du marchand

Tu as volé as volé as volé as volé as volé as volé l’orange
Tu as peur. Jamais plus tu ne voleras l’orange

J’ai pas volé pas volé pas volé l’orange du marchand

Tu as volé as volé as volé l’orange du marchand
Tu la vois elle est là
La corde qui te pendra
La corde qui te pendra.

Gilbert Bécaud : http://www.youtube.com/watch?v=J_HMqh0RrT8

L’histoire des USA au 20ème siècle n’a pas été avare d’ ’’histoires’’, du genre de celles qui ont, malgré nous, formaté nos esprits fortement occidentalisés. Nous avons tout pris, Al Capone, les guerres froides, tièdes et chaudes,  Einstein, Rita Hayworth, les GI’s et le chewing-gum.  Pendant la guerre froide, beaucoup d’entre nous avaient suivi en direct à la radio le premier voyage à New York du charismatique dirigeant soviétique Nikita Khroutchev. Le petit paysan replet tout auréolé des récents succès spatiaux de l’URSS descendit la 5ème Avenue, protégé par des dispositions sécuritaires à peine imaginables. La foule des New-Yorkais était innombrable et celle des policiers au moins équivalente.  En plein centre de New York, alors que la ville, saturée de policiers, d’agents secrets et de gardes divers, grouillait de curieux, de gens, de badauds, le chef d’état le plus important de la planète passa, concentrant l’attention de la quasi-totalité des habitants de la terre. Et à l’instant précis du passage de son cortège, des voleurs taillèrent la vitrine gigantesque de la bijouterie la plus fameuse du monde et y subtilisèrent l’unique et rarissime pierre qui y était exposée au centre, d’une taille, d’un éclat et d’un prix proprement astronomiques…

Que l’on pense à l’intelligence pure qui conçut cette idée ! Selon moi, il aurait été juste non pas de leur pardonner, mais d’attribuer un doctorat de psychologie à chacun d’eux quitte à les envoyer en taule après !

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Standard de jazz écrit par Oliver Nelson, interprété ici par Ahmed Jamal.

Des mots sur le jazz ? Est-ce bien utile ? Jazz is something else …

http://www.youtube.com/watch?v=HClD5wy7K5s&feature=related

Sous d’autres cieux, en des contrées plus vraies, là ou l’homme est apparu sur terre, là ou aujourd’hui la pensée  est la moins corrompue par le progrès : l’Afrique, on vole des sexes ! 

Tout d’abord, un point d’étymologie anglaise : le mot ’’Willy’’ est employé dans son sens coquin, à savoir ’’zizi’’. Il est synonyme de Dick, Fanny (?), Peter, comme les Français disent Popaul… affectueuse façon de nommer l’attribut masculin si précieux. J’ai vu dans ce détour idiomatique une façon élégante d’éviter la crudité de termes choquants. Trêve de bavardage ! Venons-en au fait !

Depuis le début des années 70, tout d’abord au Nigéria, puis progressivement dans toute l’Afrique de l’Ouest, est apparue une forme de crime inconnue jusque là : le vol de sexe ! En effet, dans la rue, des individus dérobent le sexe d’autres hommes et les coupables sont toujours, comme par hasard, des étrangers.

L’étranger menaçait déjà leur pitance et leurs outils de subsistance, le voici menaçant leurs sens et même leur concupiscence !

Ce genre de crime se déroule toujours selon le même scénario : un passant, connu ou inconnu, vous salue ou vous touche et instantanément, votre Willy se rétrécit, voire même disparaît. Vous dénoncez le forfait en hurlant ’’Au vol de sexe !’’. Aussitôt la foule s’ameute et, comme naturellement, administre une tabassée majuscule au coupable, tout en prenant connaissance des éléments du dossier. Euh, la tabassée va souvent jusqu’au lynchage et lorsqu’il y a accusation de sorcellerie, cela induit que la mort doit  s’ensuivre.

On a pu récemment lire dans les journaux Dakarois un intéressant article intitulé : ’’Il vole le sexe d’un adolescent et le rend sous les menaces’’. Les détails croustillent et je ne saurais vous en priver :

Mardi dernier, un Guinéen – un étranger, bien sûr – a échappé de justesse à une foule en furie, qui l’accusait d’avoir volé le sexe d’un jeune homme de 17 ans. L’article raconte ensuite comment, bousculé et menacé par la foule, le voleur se mit à faire des incantations, puis à laver le garçon, quelques minutes avant de lui rendre son sexe. Le problème, c’est que celui qu’il a rendu au jeune-homme qui n’a pas manqué de protester véhémentement, n’était pas le sien, lequel était, selon lui, bien plus gros !

’’Julien Bonhomme, anthropologue au département de recherches du musée du Quai-Branly, est l’auteur d’un livre passionnant sur le phénomène des ‘’voleurs de sexe’’ en Afrique.

Outre l’explication évidente d’une peur collective de la castration, il évoque ’’un sentiment de solidarité’’ pour expliquer la réaction violente de la foule : Les gens se disent : “Ça aurait très bien pu être moi la victime du voleur de sexe.” Par ailleurs, le phénomène de lynchage s’inscrit dans des traditions de mobilisation et de violence collective, espèce de justice immanente qui ne manque pas de rappeler l’aveu obtenu sous les délicatesses de l’Inquisition.

Les gens n’ont absolument pas confiance dans les instances administratives de leur pays, alors ils rendent la justice eux-mêmes. La croyance est même biaisée sur mesure, car on dit que le fait de dérouiller le voleur permet de récupérer le sexe volé. »

Vous trouvez tout cela très exotique ? Julien Bonhomme rappelle, pour élargir le champ, que des cas de rétrécissements de sexe ont aussi été constatés en Asie, et au Moyen-âge en Europe, ou l’on raconte aussi des histoires de sorcières voleuses de sexes.

Inspiré de  »En Afrique, les « voleurs de sexe » alimentent les rumeurs ».             By Renée Greusard 2010 –  http://www.rue89.com

’’Mettre en panne : disposer les voiles d’un navire de telle sorte qu’il ne puisse ni avancer, ni reculer’’ ! Ô humour des sémanticiens ! Qui te goûte à ta juste valeur ? Serge Gainsbourg et Jane Birkin ? Quelques autres peut-être ?

L’expression du cruciverbiste Guy BROUTY pour définir le mot ’’impuissance’’: ’’Un défaut d’allumage joint à une panne des sens’’ a déjà été chaudement applaudie ici. Elle a même inondé le paysage culturel français. Pas un domaine qui ait échappé à son illustration ! Mais dans mon propos du jour, il ne s’agit nullement de cela, puisque je voudrais vous entretenir de la panne de nos tropiques ! Le TQAF puisqu’il faut l’appeler par son nom !

Qu’est-ce que le TQAF ? C’est un mauvais sort qui est jeté sur quelqu’un par une personne malveillante, pour le maintenir sous sa volonté et ne le libérer que contre compensation ou satisfaction d’une demande précise. L’un des buts les plus recherchés par le TQAF, c’est l’inhibition sexuelle, l’impuissance, la panne des sens ! Il s’agit bien évidemment de croyances et nullement de faits. Ces croyances étaient comme d’habitude le défouloir des dysfonctionnements psycho-sociaux largement constatés dans les sociétés ou la mise à jour mentale est délicate, voire écartée. C’est aussi un fond de commerce intarissable pour les sorcières, les fquihs – et de plus en plus, les psycho-psycha-sexologues.  Alors ?

L’origine de cela ? La pudibonderie socioreligieuse ? Certainement pas ! La sociologue marocaine Soumaya Naamane Guessous précise dans un article paru dans Ousra Magazine :

’’Le Coran reconnaît la sexualité comme la base de toute union conjugale. L’acte de mariage est un acte de nikah. Nikah signifie la copulation. La sexualité de la femme est un droit dans le cadre du mariage.

La Moudouwana – Code civil de la Famille qui fait office de loi- accorde le divorce systématique à la femme en cas d’impuissance du mari.

Mais les traditions en ont décidé autrement et considèrent le plaisir sexuel féminin comme accessoire et non indispensable dans une vie conjugale…’’

Pour mieux comprendre, écoutons la pathétique confession d’Ahmed, une ’’force de la nature’’, dans un journal provincial du centre du pays : ’’Je suis victime de TQAF ! … Après le divorce avec ma femme, il y a 18 mois, je me suis remarié avec une fille bien sous tous rapports. Je n’ai jamais pu l’honorer car depuis mon divorce, ma première épouse m’a volé ma virilité et bloqué par les manœuvres machiavéliques du TQAF. J’ai la preuve qu’elle est l’auteur de cela, car j’ai essayé avec d’autres femmes et même des expertes, en vain, je ne peux plus !  Je me suis arrangé, moyennant finances bien sûr, pour revoir en privé mon ex femme, et… ça a marché, plus de TQAF !’’

Et maintenant, que vais-je faire 

http://www.youtube.com/watch?v=_sNsQ1JqfAA

mo’

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