Chères Toutes, Chers Tous,

Que cette livraison-charnière, la première de janvier 2011, soit, comme cela se pratique dans toutes les maisons bien tenues, l’occasion de la tenue d’un Conseil d’Administration, au cours duquel la technostructure, votre serviteur, rend compte à l’ensemble des actionnaires, vous, lecteurs, de la marche générale de l’établissement au cours de l’année écoulée ! Et il est dans les prétentions de https://mosalyo.wordpress.com d’être une maison bien tenue. Je publie donc, ci-après, le message-rapport que les ‘’Commissaires aux Comptes’’ de l’honorable Organisation WordPress m’ont adressé. Qu’ils en soient remerciés.

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Mais trêve de ratiocinations et de comptes d’apothicaire… Ici, l’on vient pour lire ou pour écrire, en toute liberté, pour le plaisir… piqué seulement par les démons de la séduction et du partage.

Commençons donc l’année par les traditionnels vœux de Nouvel An.

http://le-monde-selon-fernand.com

En guise de Roi-mage, cette année, j’ai choisi Charles Péguy – Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Son mysticisme iconoclaste me séduit à plus d’un titre et ses apparentes contradictions n’en ont jamais été pour moi. Je n’ai aucun mérite bien sûr, et j’ai simplement compris depuis longtemps ce qu’il dit si bien dans Œuvres en prose : ’’Une grande philosophie n’est pas celle qui installe une vérité définitive, c’est celle qui introduit une inquiétude.’’

L’Espérance
La foi que j’aime le mieux, dit Dieu, c’est l’espérance.
La foi, ça ne m’étonne pas.
Ça n’est pas étonnant.
J’éclate tellement dans ma création.
La charité, dit Dieu, ça ne m’étonne pas.
Ça n’est pas étonnant.
Ces pauvres créatures sont si malheureuses qu’à moins d’avoir un cœur de pierre, comment n’auraient-elles point charité les unes des autres.
Mais l’espérance, dit Dieu, voilà ce qui m’étonne.
Moi-même.
Ça c’est étonnant.
Que ces pauvres enfants voient comme tout ça se passe et qu’ils croient que demain ça ira mieux.
Qu’ils voient comme ça se passe aujourd’hui et qu’ils croient que ça ira mieux demain matin.
Ça c’est étonnant et c’est bien la plus grande merveille de notre grâce.
Et j’en suis étonné moi-même.
Quelle ne faut-il pas que soit ma grâce
Et la force de ma grâce pour que cette petite espérance, vacillante au souffle du péché,
Tremblante à tous les vents,
Anxieuse au moindre souffle,
Soit aussi invariable,
Se tienne aussi fidèle, aussi droite, aussi pure ;
Et invincible, et immortelle, et impossible à éteindre ;
Que cette petite flamme du sanctuaire.
Qui brûle éternellement dans la lampe fidèle.

Charles  Péguy (1)


http://archives.tsr.ch/dossier-18esiecle/guillemin-peguy1 & http://archives.tsr.ch/dossier-18esiecle/guillemin-peguy2
 

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