Cet homme marchait pur loin des sentiers obliques,
Vêtu de probité candide et de lin blanc ;

Les femmes regardaient Booz plus qu’un jeune homme,
Car le jeune homme est beau, mais le vieillard est grand.

Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens,
Mais dans l’œil du vieillard on voit de la lumière.

Je n’ai jamais voulu, mon Dieu non, moquer les vieux, d’autant que comme disait Serge Reggiani, moi-même je n’ai plus 20 ans depuis longtemps. La semaine passée, dans ‘’La vieillesse, quel naufrage !’’, je voulais simplement dire que les personnes actives socialement devraient passer la main dés que leur flamme hugolienne diminue et qu’elle s’éteint au profit de la gaullienne. Ces personnes verraient leurs différentes flammes se convertir en lumière. Ainsi, elles resteraient utiles et deviendraient grandes. Elles constateraient alors que la sagesse du grand âge se transmute en lumière et que ces nobles toges tissées de ‘’probité candide et de lin blanc’’, sont bien des avatars de la dématérialisation de l’humain en marche vers l’Eternité. Elles constateraient que le processus va se poursuivre jusqu’à la totale consomption de l’être. C’est l’harmonie de la création qui n’apparaît qu’aux sages approchant la vie d’un esprit holiste et d’une démarche sereine et acceptée.

Tout contrevenant à cet ordre des choses est par définition un fauteur de trouble qu’il faut, bien évidemment, écarter du gouvernement des autres.

La gérontocratie désigne un régime politique où le pouvoir est exercé par les personnes les plus âgées de la société car jugées plus sages : les gérontes. Ils sont peu enclins à modifier les structures de la société, mais plutôt à la pérenniser telle qu’ils l’ont connue. C’est-à-dire, très exactement ce qu’il ne faut en aucune manière pour un pays comme le Maroc.

Mais attention, la seule jeunesse d’âge ne saurait en aucune manière non plus, constituer une vertu et encore moins être suffisante pour prétendre diriger les autres. Il faut lui adjoindre un sens aigu du devoir, entendu comme une éthique ne souffrant pas le moindre manquement.

Qu’est-ce que Transparency International ?

Transparency International est la principale organisation de la société civile qui se consacre à la transparence et à l’intégrité de la vie publique et économique. L’organisation sensibilise l’opinion publique aux effets dévastateurs de la corruption et travaille de concert avec les gouvernements, le secteur privé et la société civile afin de développer et mettre en œuvre des mesures visant à la combattre. http ://www.transparency.org/

Transparency International est la principale organisation de la société civile qui se consacre à la transparence et à l’intégrité de la vie publique et économique. L’organisation sensibilise l’opinion publique aux effets dévastateurs de la corruption et travaille de concert avec les gouvernements, le secteur privé et la société civile afin de développer et mettre en œuvre des mesures visant à la combattre. http ://www.transparency.org/

Transparency Maroc, association reconnue d’utilité publique par le décret n° 2.09.391 du 11 juin 2009, a été créée en 1996 par un groupe de citoyens pour faire face à une situation alarmante de corruption et de manque de transparence, d’éthique et de bonne gouvernance. C’est une organisation non gouvernementale qui adhère aux principes contenus dans la charte de Transparency International, organisation internationale qui s’est donnée comme objectif de lutter contre la corruption á travers le monde

http://www.transparencymaroc.ma

Transparency Maroc œuvre pour la bonne gouvernance, le développement de la citoyenneté, la promotion de l’Etat de droit et l’instauration d’un système national d’intégrité.

Transparency Maroc a créé, en janvier 2009 le Centre d’assistance juridique anti-corruption, CAJAC, qui procure l’assistance et le conseil juridiques aux citoyens confrontés à un problème relatif à la corruption. Ces conseils juridiques, sont délivrés à titre personnel, ils sont gratuits et confidentiels. Le centre ne se substitue toutefois pas aux intéressés dans leurs démarches et leur quête de justice.

Mais ou est le référentiel à l’aune duquel on pourrait juger de l’honnêteté des dirigeants ? Pour l’établir, commençons par lister les devoirs et obligations du dirigeant :

  • L’obligation de se consacrer entièrement à ses fonctions : en principe, un dirigeant ne devrait en aucun cas cumuler ses fonctions avec une autre activité, qu’elle soit privée ou publique. Il existe néanmoins des exceptions, par exemple pour les activités d’enseignement ou d’écriture, lesquelles, elles, au contraire les anoblissent et augmentent leur charisme.
  • L’obligation de discrétion absolue : le dirigeant ne doit pas divulguer les informations ou les documents dont il a connaissance, d’abord par principe, et ensuite pour l’utilisation délictueuse qui peut en être faite.
  • Le devoir d’observance scrupuleuse des Lois : sous peine de perdre toute crédibilité, le dirigeant se doit d’appliquer les lois de façon exemplaire sous peine de perdre toute crédibilité.
  • Le devoir de moralité, y compris en dehors du service : un dirigeant ne doit en aucune circonstance choquer ni porter atteinte à la dignité de sa fonction.
  • Le devoir de probité : le responsable ne doit jamais utiliser les moyens liés à sa fonction à des fins personnelles, ni avoir d’intérêts dans les personnes morales de droit privé que ses fonctions l’amènent à contrôler. Ce devoir est complémentaire à l’obligation de se consacrer entièrement à ses fonctions.
  • L’obligation de neutralité : le responsable doit assurer ses fonctions à l’égard de tous les citoyens dans les mêmes conditions, quelles que soient leurs opinions religieuses ou politiques, leur origine et leur sexe.

Tout manquement à ces règles de base de la déontologie doit être considéré comme un acte de corruption qui est bien sûr diverse et variée. Elle est à considérer elle-même comme une altération et pas seulement comme le fait de soudoyer quelqu’un pour le faire manquer à son devoir. Elle n’est pas que concussion ou malversation dans le maniement des deniers publics.

L’horreur de la corruption réside justement dans son polymorphisme et dans le fait qu’elle peut naître d’une simple interprétation laxiste ou délétère de la morale. Elle atteint des sommets honteux en s’installant dans les écoles, c’est-à-dire au départ de la vie citoyenne.  Le Maroc, depuis 60 ans, a mis en place des plans de réforme de l’enseignement à un rythme soutenu, au départ sous le prétexte de se réapproprier une identité culturelle malmenée par le protectorat. On ne saurait parler de réussite de ces différents plans. La prise de conscience de l’inanité des choix opérés est claire et se précise : ne sont pas rares ceux qui pensent que l’enseignement croule en fait sous ses différentes réformes. Là, à l’origine, l’acte de corruption a été le clientélisme politique et la démagogie.

Est-elle moins horrible, cette corruption, lorsqu’elle va se loger dans les services sociaux, principalement les services de santé. Or, si aucun pays n’est épargné par la gangrène qui sévit dans le secteur de la santé, cette calamité est d’autant moins admissible et supportable  dans les populations économiquement fragiles. Les dirigeants politiques ont trop tendance à ne la considérer que comme une affaire d’équilibre budgétaire, comme s’il y avait question plus importante en ce bas-monde que la préservation de … la vie ! Or, pour faire court, rappelons ce que la reporter Monique Mas de Rfi n’hésite pas à écrire : ‘’Au Maroc, pour entrer à l’hôpital public et ensuite, souvent, pour recevoir des soins, il faut payer.’’ On peut ajouter que les prix des médicaments sont ahurissants et malgré les innombrables enquêtes qui toutes concluent à un véritable racket de l’industrie pharmaceutique, les dirigeants successifs n’ont jamais impressionné ni par la conviction de leurs arguties, ni par l’efficacité de leurs mesures.

Le troisième volet de ce triptyque de la corruption, le système judiciaire, figure, hélas, en tête de liste des secteurs les plus affectés au Maroc. Transparency Maroc note même que les nouveaux scandales mis au jour en 2011 et la timidité des suites judiciaires qui leur sont faites ont été la démonstration du peu de résolution …  en matière de lutte contre toutes les formes de corruption. L’aspiration à plus de justice est pourtant la cause première de toute revendication citoyenne. En voici une preuve:

‘’Le ‘’20 février’’  a permis l’expression d’un sentiment généralisé d’humiliation, d’un quotidien fait de passe-droits, de privilèges, de facilités pour quelques personnes bien nées et de harcèlement, de tracasseries, de blocage de l’ascenseur social, de difficultés à faire respecter ses droits pour la grande majorité.

… Depuis plus de dix ans, les réformes sont continues au Maroc. Avec l’« alternance consensuelle » de 1997, les réformes – qui jusqu’alors s’entendaient en termes économiques seulement – se sont étendues au politique, et plus précisément aux modes de gouvernement. Il ne s’est pas agi d’un processus de démocratisation, mais d’une « pluralisation » des relations de pouvoir et des relations au pouvoir qui a ouvert des espaces de liberté et des lieux de débats tout en élargissant les possibilités de gestion des conflits.’’ (Béatrice Hibou – Directrice de recherche, CNRS (CERI/Sciences Po, Paris).

Vaste débat assurément, que celui de la corruption… Il est de l’intérêt de tous, impliqués, sollicités, tentés, citoyens et responsables de comprendre que le monde entier se persuade chaque jour davantage, en ces temps de crise, de raréfaction des richesses que la lutte contre ce fléau qui cristallise tous les mécontentements, est un pré requis du développement et de la paix sociale.

Au Maroc en tout cas, j’en suis personnellement intimement convaincu comme beaucoup d’autres, tout programme ne comportant pas l’EDUCATION, la SANTE et la JUSTICE comme priorités absolues est voué à l’échec.

Pour nous donner le vertige concernant le chemin qu’il nous reste à parcourir, regardons cette vidéo qui nous vient de Norvège, ou l’on nous parle de comportement d’un des ministres les plus importants de ce pays classé 6ème par Transparency International, avec la fabuleuse note de 9,1…

http://www.youtube.com/watch?v=2-G3MFnml08&feature=share&fb_source=message

mo’    

Publicités