Pour apprécier les progrès réalisés par le genre humain, il serait utile de faire un état des lieux du monde, après quelques 20 siècles de recherche têtue de la démocratie. Comme d’habitude, dans l’ordre décroissant des préoccupations de l’homme, nous verrons la santé, l’éducation, la justice, l’écologie, la morale, la science et les relations sociales. Peut-être le constat ne sera-t-il pas à la hauteur des attentes, appelant au changement et peut-être même sera-t-il amer…

  1. Une santé publique absurde

La santé représente hélas, un fabuleux marché qui attire les opérateurs économiques, non pas en fonction des besoins des populations, mais en fonction des profits attendus. L’absurde et la honte insultent ensemble la décence élémentaire en la matière et tous les intervenants concourent à structurer les systèmes de santé en mouroirs de luxe, en centres de traitement de l’obésité, de la malnutrition et autres corrections d’erreurs de jugement, et ce, au détriment de la médecine sociale qui elle, serait un véritable progrès et contribuerait à l’amélioration de la qualité de vie.

La responsabilité de l’homme dans ses problèmes de santé est totale, concernant les principales maladies létales actuelles, au plan mondial :

a)    Les cardiopathies
b)    Les maladies cérébrovasculaires
c)     Les maladies respiratoires et pulmonaires
d)    Les diarrhées
e)    Les Maladies Sexuellement Transmissibles 
f)      Les maladies pulmonaires obstructives chroniques 
g)    Les maladies diarrhéiques
h)    Le diabète
i)     Les accidents de la route

2. Une éducation bâclée et incomplète

Près de 793 millions d’adultes dans le monde ne savent ni lire ni écrire, en majorité des jeunes filles et des femmes. Onze pays comptent plus de 50 % d’adultes analphabètes : le Bénin, le Burkina Faso, l’Ethiopie, la Gambie, la Guinée, Haïti, le Mali, le Niger, le Sénégal, la Sierra Leone et le Tchad.

« 67 millions d’enfants d’âge scolaire ne sont pas scolarisés dans le primaire et 72 millions d’adolescents qui devraient fréquenter le premier cycle de l’enseignement secondaire ne peuvent pas exercer leur droit à l’éducation ». (Source : Unesco) Pour l’alphabétisation des adultes, on estime que 2,5 milliards de dollars par an seraient suffisants pour éradiquer cette plaie dans un terme raisonnable. (0,15% des dépenses militaires dans le monde)… Mais ou sont-ils ?

   

3. Une justice aberrante

Déléguée à des systèmes judiciaires disparates, abscons et bien rarement respectueux des principes philosophiques et moraux dont elle est issue, la justice est encore trop souvent un outil pour faire respecter les lois établis par un pouvoir donné, qu’il soit légitime ou pas.

Quant à la séparation des pouvoirs, elle est illusoire dans la quasi-totalité des pays dits démocratiques comme des autres. « Pour qu’on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. Montesquieu » En maint pays, et non des moindres, on considère même que pouvoirs politique et judiciaire ne font qu’un…

4. Une inconscience écologique totale

  • Réchauffement global de la planète à cause de l’effet de serre
  • Augmentation du taux de CO2
  • Fonte de la banquise polaire et des glaciers
  • Tempêtes et inondations plus dévastatrices
  • Sécheresse et désertification
  • Elévation du niveau des océans, érosion accélérée des côtes
  • Modification des courants marins
  • Trou dans la couche d’ozone
  • Pollution des océans
  • Disparition des poissons
  • Maladie des coraux
  • Pollution des rivières
  • Eau de pluie non potable à cause des rejets industriels
  • Raréfaction de l’eau potable
  • Disparition des forêts
  • Effondrement de la biodiversité
  • Transmission incontrôlée de gènes modifiés
  • Destruction des paysages sauvages par l’urbanisation
  • Appauvrissement des sols par l’agriculture intensive
  • Migration incontrôlée des virus d’une zone à l’autre
  • Apparition de nouveaux virus

5. Un égoïsme exacerbé

A la fin de 2011, toutes les 3, 5 ou 7 secondes, selon le moment  et le lieu, un enfant meurt de faim quelque part dans le monde, victime du profit sans borne, impératif unique des vrais maîtres du monde.

Ces nouveaux maîtres du monde, ce sont les seigneurs du capital financier mondialisé, banquiers, hauts responsables de sociétés transnationales, opérateurs du commerce mondial des denrées alimentaires : pour accumuler de l’argent, ils détruisent les états, déciment les populations, dévastent la nature et créent le malheur.

6. La capacité de nous autodétruire

128 000 têtes nucléaires auraient été construites depuis 1945 par les Etats-Unis (environ 55%), l’Union soviétique/Russie (environ 43 %), la Grande Bretagne, la France, la Chine, l’Inde, le Pakistan, Israël et la Corée du Nord. Beaucoup de pays se pressent aux portes de ce club très sélect de généreux donateurs de l’humanité : l’Argentine, le Brésil, l’Iran, l’Irak etc.

Déjà, sans élargissement du club, la surcapacité des armes de mort et de destruction est tellement énorme qu’elle finit par n’avoir plus aucun sens. Les stocks opérationnels existant dans les pays nucléarisés sont capables d’effacer en quelques secondes toute trace de vie sur la surface de la planète Terre qui, après cela serait peuplée, au mieux, de quelques spécimens de Gengko Biloba – l’arbre fossile aux 270 millions d’années, et de quelques cafards du genre de nos blattes familières.

7. L’élasticité de la morale internationale

Pour conforter le pouvoir des puissants, déduit de la morale de la fable qui établit que ‘’la raison du plus fort est toujours la meilleure’’, les démocraties actuelles ont ‘’inventé’’ toute une série de droits dont leurs règlements intérieurs ont besoin pour justifier des actions immorales, illégales et injustes. Ainsi du droit d’ingérence qu’elles utilisent selon leur propre appréciation, sans contrôle extérieur. Ce droit, tout de générosité emprunt, est purement et simplement une nouvelle forme d’impérialisme bafouant le principe de non-intervention qui avait été gagné au prix d’une longue lutte menée par les États les moins puissants et visaient à mettre un terme au colonialisme et à l’impérialisme occidental dont ce principe avait servi de base à leurs conquêtes territoriales. On ne peut pas ne pas citer une nouvelle fois Tacite, déjà cité la semaine dernière et sa fameuse phrase : Ubi solitudinem faciunt, pacem apellant.

Est-il réellement besoin de conclure ?

Plus d’un essayiste a réfléchi à ce complet déphasage entre l’amère réalité actuelle et le besoin urgent de changer de méthode de gouvernement de notre monde. Parmi eux, Jacques Attali, dans son dernier essai, paru cette année aux Editions Fayard et intitulé ‘’Demain, qui gouvernera le monde ? ‘’

‘’Demain, qui gouvernera le monde? Personne, sans doute. Et c’est là le pire. Aucun pays n’aura plus les moyens de maîtriser les richesses et les problèmes de la planète. Et personne ne voudra d’un gouvernement mondial. Pourtant, les crises économiques, financières, écologiques, sociales, politiques et le développement des activités illégales et criminelles d’aujourd’hui montrent l’urgence d’un gouvernement du monde autre que celui des religions, des empires, des nations ou des marchés. Demain, d’autres scandales, d’autres injustices, d’autres catastrophes plus amples encore feront comprendre à l’humanité que le marché ne peut fonctionner correctement sans un état de droit ; que l’état de droit ne peut être appliqué et respecté sans un État ; et qu’un État n’est durable que s’il est réellement démocratique. L’humanité comprendra alors qu’elle a tout à gagner à se rassembler autour d’un gouvernement démocratique du monde dépassant les intérêts des nations, y compris les plus puissantes, gérant le monde dans sa totalité, dans le temps et dans l’espace. Un tel gouvernement existera un jour. Après un désastre, ou en lieu et place de lui. Il est urgent d’y penser, avant qu’il ne soit trop tard’’.

En effet, la politique engendrée par une démocratie biaisée et souvent vidée de son sens s’est totalement décrédibilisée un peu partout dans le monde. La preuve en est les énormes taux d’abstention lors des consultations populaires dans lesquelles les citoyens s’aperçoivent qu’ils ne sont que des faire-valoir, et que la démocratie a en fait muté en démagogie.

L’économie, policée à l’intérieur des états pour cause de bonne gouvernance et aux fins de partage, échappe à toute contrainte en se fluidifiant et se mondialisant, au mépris total des lois et des règlements. Les états, privés des ressources gigantesques de ces richesses enfuies, se rabattent sur les services sociaux qu’ils taillent en pièces au point de les réduire à des peaux de chagrin, perdant par la même occasion, leur légitimité première. Le sens même de l’intérêt collectif se perd à l’heure ou il devrait, au contraire, se raffermir.

Mais heureusement, ce qui imprègne ce sens, la morale – qui désigne à l’origine ‘’un comportement approprié’’, réclame ses droits dans l’âme humaine, incapable de concevoir le mal sans le bien et inversement.

Alors, face à la débâcle des institutions démocratiques ‘’officielles’’, poignent un peu partout la prise de conscience de leur inanité mais aussi un besoin de retour à la morale, accessible par la vertu du partage et de la coresponsabilité.

La mondialisation n’est certainement pas le passage obligé vers le ‘’progrès’’, mais même si elle n’est pas davantage synonyme d’apocalypse, elle est porteuse d’exclusions. Elle approfondit les inégalités et en génère de nouvelles. Les Etats ayant de moins en moins de moyens d’intervention sont de moins en moins capables d’assurer un niveau acceptable de protection sociale pour tous les citoyens, de garantir le lien social. Ainsi, ces Etats perdent même alors une partie de leur légitimité.

Du coté des citoyens, la résistance à cette mondialisation s’est peu à peu organisée. Des émeutes dites ‘’de la faim’’, ont éclaté par centaines et exprimé leur réponse aux programmes d’ajustements structurels préconisés par la Banque Mondiale et par ses diverses officines. Les mouvements sociaux contre la précarisation ont pris de l’ampleur à partir des années 80, un peu partout à travers le monde, stigmatisant surtout l’ouverture d’une crise de la pensée libérale.

Des groupes sociaux sont nés des forces sociales portant la volonté de rechercher un modèle alternatif et se sont mués en mouvements de solidarité, pour la défense des droits humains, contre l’exclusion, pour la protection des consommateurs, contre l’exclusion des femmes, pour la solidarité entre les peuples, contre toute discrimination. Certains de ces mouvements focalisent leur action sur la mondialisation et les plus virulents appellent carrément à la désobéissance civile pour répondre à la toute puissance de la finance, des paradis fiscaux et des sociétés  multinationales. Grandement aidés par Internet pour relayer leurs idées, ils semblent vouloir actuellement mettre en place une citoyenneté mondiale, issue d’une opinion publique internationale, elle-même engendrée par une conscience universelle ayant pour prétention d’abattre les frontières dressées entre les hommes par des siècles et des siècles d’égoïsmes individuels et collectifs grimés en idéologies caduques.

Ces groupes exprimant des passions et des crédos divers, simples, essentiels, mais oubliés ou perdus de vue depuis longtemps, sont innombrables et certaines atteignent des tailles gigantesques et des pouvoirs immenses. En voici quelques uns :

 
 

http://www.wikipedia.org/

Wikipédia est un projet d’encyclopédie collective établie sur Internet, universelle, multilingue et fonctionnant sur le principe du wiki, un site web dont les pages sont modifiables par les visiteurs. Wikipédia a pour objectif d’offrir un contenu librement réutilisable, objectif et vérifiable, que chacun peut modifier et améliorer. C’est la communautarisation du savoir. 

http://wikileaks.org/

WikiLeaks est une association possédant un site Web lanceur d’alerte, qui publie des documents ainsi que des analyses politiques et sociétales. Sa raison d’être est de donner une audience aux fuites d’information, tout en protégeant ses sources. Le site affirme travailler pour la protection de la liberté d’expression et de la diffusion par les médias, l’amélioration de l’histoire commune et le droit de chaque personne de créer l’histoire. Ces principes sont dérivés par la Déclaration universelle des droits de l’homme, en particulier son article 19 qui stipule que « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

http://www.consumersinternational.org/

Consumers International, CI est la fédération mondiale des associations de consommateurs. Créée en 1960, elle est le seul porte-parole des consommateurs reconnu au niveau mondial.

L’association lutte pour garantir un avenir durable, sûr et équitable pour les consommateurs dans le contexte d’un marché mondial de plus en plus dominé par les entreprises internationales. Elle est devenue  une force à l’influence incontournable. Elle a entre autres actions établi la liste des droits et devoirs des consommateurs :

Les droits des consommateurs

  • Droit à la sécurité
  • Droit à l’information
  • Droit au choix
  • Droit d’être entendu
  • Droit à l’éducation
  • Droit à la réparation des torts
  • Droit à un environnement sain
  • Droit à la satisfaction des besoins de base
  • Averti
  • Actif
  • Socialement responsable
  • Écologiquement responsable
  • Solidaire

Les devoirs des consommateurs

  • Averti
  • Actif
  • Socialement responsable
  • Écologiquement responsable
  • Solidaire

www.fidh.org

La FIDH, Fédération Internationale des ligues des droits de l’Homme est une organisation non gouvernementale fédérative dont la vocation est d’agir concrètement pour le respect de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 – les droits civils et politiques comme les droits économiques, sociaux et culturels.

Composée d’une dizaine d’associations nationales à sa création en 1922, la FIDH rassemble aujourd’hui 164 ligues membres dans plus de 100 pays. Elle coordonne et soutient les actions de ses ligues et leur apporte un relais sur le plan international.

La FIDH est non partisane, non confessionnelle et indépendante de tout gouvernement. Elle lutte principalement pour les droits suivants :

  • la liberté et la capacité d’agir des défenseurs
  • l’universalité des droits, notamment en faveur des femmes et des personnes migrantes dont l’inégalité de traitement constitue un obstacle majeur au progrès de l’humanité
  • l’effectivité des droits humains pour que l’impunité ou l’irresponsabilité des auteurs de leur violation, qu’il s’agisse d’individus, d’États ou d’entreprises, ne puissent perdurer
  • le respect des droits humains et l’État de droit en période de conflit, de situations d’urgence ou de transition politique.

http://www.amnesty.fr/

Amnesty International (AI) est une ONG qui défend les droits de l’Homme, sous l’appellation de droits humains, et le respect de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Cette organisation milite notamment pour la libération des prisonniers d’opinion, l’abolition de la peine de mort et de la torture et l’arrêt des crimes politiques.

 Enregistrée comme organisation internationale à caractère non gouvernemental, Amnesty International entretient des sections dans plus de 50 pays et se voit reconnaître le caractère d’organisme à voix consultative auprès de l’ONU, de l’UNESCO, du Conseil de l’Europe et de l’Organisation des États américains. Elle jouit également d’un statut d’observateur auprès de l’OUA. Elle tire la presque totalité des fonds dont elle dispose des collectes réalisées par ses membres. Elle regroupe plus de trois millions d’adhérents et de donateurs dans plus de 150 pays et territoires.

http://www.transparency.org/

Transparency International (TI) est une organisation non gouvernementale internationale ayant pour principale vocation la lutte contre la corruption des gouvernements et institutions gouvernementales mondiaux. Elle a aujourd’hui un rayonnement international, possédant des sections autonomes dans 80 pays du Nord comme du Sud. Elle réfute ainsi toute supériorité des premiers sur les seconds quant à la lutte contre la corruption et déplore souvent la baisse dans le classement de certains pays développés, notamment au sein de l’Union européenne.

 TI est surtout connue pour publier régulièrement des indices mondiaux sur la corruption : classement des États, taux de corruption par pays ou encore régularité des échanges internationaux. Elle se positionne également en observateur du fonctionnement démocratique des institutions nationales en émettant des avis sur les actions gouvernementales.

http://www.avaaz.org/fr/ 

Avaaz.org est une organisation non-gouvernementale fondée en 2006, afin de regrouper ‘’des citoyens du monde’’ pour sensibiliser, mener des actions, et faire ‘’face aux nouveaux défis qui menacent notre avenir, tels que les changements climatiques et la montée des conflits’’.

Avaaz.org a revendiqué plus de 10 millions de membres dans 193 pays du monde en octobre 2011.

Leurs actions se font connaître essentiellement par internet, avec la diffusion de pétitions par courriel ou par réseautage social et blogs. De plus les nombreux activistes d’Avaaz sur le terrain organisent, avec les donations des internautes, des campagnes publicitaires sur de grandes chaînes américaines, des manifestations non-violentes à thèmes lors des sommets mondiaux, ou encore projettent d’afficher de grands panneaux à Washington, près de la Maison Blanche. Encore plus récemment les fonds d’Avaaz ont servi à monter des serveurs pour éviter la censure des réseaux sociaux en Iran.

L’idée qui revient souvent dans les campagnes d’Avaaz est que la masse de gens qui agit peut faire pression sur les dirigeants. Chacun peut agir pour ce qu’il considère comme juste pour ainsi conserver la diversité des opinions, et éviter l’unicité des opinions de certaines élites dirigeantes.

Les trois pouvoirs et la nécessaire vigilance

Toutes ces initiatives sont privées et sans but lucratif. Elles sont créées dans un but humanitaire et/ou citoyen et certaines d’entres elles ont un pouvoir à même de faire trembler des Etats. Leur création est toujours suggérée par des esprits libres, intransigeants sur la notion de liberté et attentifs au dévoiement de l’idéal démocratique qui aboutit très souvent à l’alliance sournoise des pouvoirs politique, économique et médiatique, laquelle aboutit très souvent, si ce n’est à la dictature, du moins à une perte de moralité et de bonne gouvernance.

On peut penser immédiatement à leur adjoindre le pouvoir religieux, mais en fait la pensée religieuse n’est pas un pouvoir même si elle inspire, en tant que référentiel le pouvoir politique. De plus, il ne peut être pouvoir puisque toujours subordonné à une législation et qu’aucune règle religieuse n’est officiellement autorisée à contredire la loi. En fait, lorsqu’une religion inspire fortement un  régime, celui-ci n’en restitue jamais les préceptes comme édictés, mais en adapte une interprétation susceptible de le conforter.

Quel est donc le pouvoir souverain ?

N’aurions-nous pas oublié que le premier détenteur de pouvoir en démocratie, c’est le Peuple ? Nul ne peut nier son pouvoir lors des échéances électorales, au moment où il peut faire et défaire des gouvernements et leur politique, même si ce pouvoir est largement limité par les modes d’élection et leurs imperfections qui font qu’il est écarté juste après les élections et jusqu’aux prochaines.

Par ailleurs, la légitimité d’un gouvernement élu ne s’établit que s’il tient ses promesses électorales. Lorsque ces dernières sont bafouées une fois les élections passées, on peut légitimement parler de manquement grave. Ce manquement devrait normalement reconduire immédiatement devant les électeurs !

Les systèmes parasites

Revenons un instant à notre incroyable histoire de bandes constituées pour mettre en coupe réglée le monde. Je veux dire la fameuse Trilatérale et la Conférence de Bilderberg. Si vous avez eu la curiosité de ‘’chick here’’ sur les liens suggérés, vous n’avez pas du en croire vos yeux. Pour ceux qui n’ont pas eu le temps ou la curiosité de le faire, voici quelques morceaux choisis des paroles et des actes de ces honorables familles.

Par ailleurs, les 5 entreprises ci-dessous, réalisent ensemble un Chiffre d’affaires supérieur aux 4 régions citées à la suite :

General Motors + Ford + Mitsui + Mitsubishi + Shell + Itoshu =

Proche-Orient + Afr. du Nord + Asie du Sud + Afr. Sub-saharienne

Sans être bien finaud on peut comprendre que de tels monstres ont un pouvoir ahurissant, incontrôlé et tentaculaire. Une antique loi anti-trust américaine avait bien essayé de les contenir, mais en vain, depuis que l’ubiquité, la mondialisation, est venue s’ajouter à leurs incalculables pouvoirs. Ne se contentant pas d’amasser des fortunes impossibles à prononcer même, ils ont des ambitions politiques. Ecoutons à titre d’exemple les déclarations de deux personnages connus de tous, David Rockefeller Président et fondateur du Groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale. Président du CFR (, Council on Foreign Relations). Dans une Interview dans Newsweek en février 1999 :

« Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire. »

Ecoutons également cette phrase d’Henry Kissinger, ancien secrétaire d’Etat Américain, également membre du Groupe de Bilderberg, de la Commission Trilatérale et du CFR

« Aujourd’hui, l’Amérique serait outrée si les troupes des Nations Unies entraient dans Los Angeles pour restaurer l’ordre. Demain ils en seront reconnaissants! Ceci est particulièrement vrai s’il leur était dit qu’un danger extérieur, qu’il soit réel ou promulgué, menace leur existence. C’est alors que les peuples du monde demanderont à être délivrés de ce mal. L’unique chose que tous les hommes craignent est l’inconnu. Confrontés à ce scénario, les droits individuels seront volontairement abandonnés au profit de la garantie de leur bien-être assuré par le gouvernement mondial. »

Enfin, depuis que je me suis assis la première fois sur un banc d’école, j’ai régulièrement entendu qu’un état ne faisait jamais faillite. J’apprends à mon grand âge que c’était une contre-vérité et qu’un état, qui se trouve même et curieusement être le berceau de la civilisation occidentale, de son système de pensée et de la démocratie, a provisoirement et de justesse, évité la faillite…

Crise planétaire, faillite des Etats, propositions de gouvernements privés, la mesure est à son comble et les pires scénarios des auteurs de Science-fiction de l’après-guerre sont donc sur nos pupitres, annonçant les sauces auxquelles on nous promet de nous accommoder.

N’est-ce pas le moment opportun pour prendre conscience, une bonne fois pour toutes que bien évidemment, comme a dit le philosophe anglais Francis Bacon, ‘’le vrai pouvoir, c’est la connaissance’’ et que chaque citoyen, et même chaque ‘’roseau pensant’’, a le devoir de contribuer à la sauvegarde de l’humanité, principalement en cherchant à connaître, en s’informant, en ne ‘’finissant jamais d’apprendre’’, en s’intégrant à des groupes de pression, à des associations citoyennes, et en recherchant systématiquement et sans relâche la sauvegarde des acquis civilisationnels. Et nul n’a le droit de s’exclure, ni du débat, ni du combat.

mo’

Autres sources :

http://www.lafauteadiderot.net/bernard-vasseur-la-democratie#nb2
http://leliencommun.org/lotoisdumonde/documents/edgarmorin.html  
http://www.jamet.org/Reflexions/Societe/Pouvoir.html

 

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