Comment ai-je échappé au quotidien, tout au long de cette semaine ? J’ai courtisé Polymnie de la rhétorique, Clio de l’histoire, Erato du chant  et Calliope du bien dire aussi…

CONFERENCE

Myret Zaki est journaliste économique de nationalité suisse et d’origine égyptienne. Elle est rédactrice en chef adjoint du principal magazine économique de Suisse, BILAN. En termes d’une clarté aveuglante, simples mais non simplistes, elle aide à tout comprendre de la crise économique actuelle et dit que  bien loin d’être comme on tente de nous en persuader une étape du développement, elle est une vaste entreprise d’escroquerie, cyniquement décidée, planifiée, agencée et mise en œuvre par des brigands de haut vol, à la stature et aux intentions planétaires. Elle sait de quoi elle parle. C’est passionnant et assez peu discutable…

Un de mes anges gardiens m’a offert cette semaine le livre ’’Contes des Indiens d’Amérique du Nord’’, de l’excellente maison d’éditions José Corti, toujours originale et curieuse : www.jose.corti.fr. J’avais ici même dit ma grande attirance pour la pensée amérindienne et pour la culture de ce peuple premier. La lecture n’est pas encore achevée mais les quelques bribes saisies au gré d’un parcours de gourmandise vérificative laissent augurer du meilleur, loin de l’infantilisation de cette pensée qui, pour simple qu’elle soit, n’en est pas moins sage et grande. … En musant autour du livre, j’ai trouvé cette diatribe de Sitting Bull, le chef de tribu et médecin des Lakotas Hunkpapas Sioux. Il est un des principaux amérindiens résistants face à l’armée américaine. Son texte est à rapprocher de la fameuse lettre d’un autre chef amérindien, Seattle, au gouvernement américain qui lui proposait d’abandonner sa terre aux blancs et promettait une  » réserve  » pour le peuple indien.

http://www.imagesetmots.fr/pages/litterature/texte_seattle.htm :

  » Quel traité le blanc a-t-il respecté que l’homme rouge ait rompu ? Aucun.
Quel traité l’homme blanc a-t-il jamais passé avec nous et respecté ? Aucun
Quand j’étais enfant, les Sioux étaient maître du monde ; le soleil se levait et se couchait sur leur terre ;

Ils menaient 10 000 hommes au combat.
Où sont aujourd’hui les guerriers ? Qui les a massacrés ?
Où sont nos terres ? Qui les possède ?
Quel homme blanc peut dire que je lui ai jamais volé sa terre ou le moindre sou ? Pourtant ils disent que je suis un voleur.
Quelle femme blanche, même isolée, ai-je jamais capturée ou

 insultée ?  Pourtant ils disent que je suis un mauvais indien.
Quel homme blanc m’a jamais vu saoul ?
Qui est jamais venu à moi affamé et reparti le ventre vide ?
Qui m’a jamais vu battre mes femmes ou maltraiter mes enfants ?
Quelle loi ai-je violé ? Ai-je tort d’aimer ma propre loi ?
Est-ce mal pour moi parce que j’ai la peau rouge ?
Parce que je suis un Sioux ?
Parce que je suis né là où mon père a vécu ?

http://charivariblog.blogspot.com/2012/02/64-les-icones.html#more

Dans CHARiVARiblog on trouve … tout ce qu’on trouve dans une tête, dans une maison ou dans un cœur : des bouteilles à la mer, des informations utiles ou futiles, des tranches de vécu, de l’humeur et de la bonne humeur, de l’humour, de l’amour, maints objets hétéroclites, des secrets d’alcôves, des prières, des cris d’indignation, des plans tirés sur les comètes, des appels au partage, des invitations au rêve, des commentaires éclairés, des points de vue fumeux, des bouffées d’émotions et des doutes, beaucoup de doutes … comme dans la vraie vie, celle qui se murmure ou se hurle à l’oreille des êtres chers, celle qu’on croyait parcourir dans leurs pas, celle qu’on s’apprêtait à traverser à leurs côtés, celle qu’on eût été heureux d’accomplir à leur bras, celle qu’on eût peut-être mieux assumée sous leur regard bienveillant  …

Je le lis évidemment régulièrement et me plains en silence de sa parcimonie qui me donne à penser que le ’’poète’’ s’en est allé à la pêche à la ligne, arpenter le rêve ou … faire la sieste. Connaissant le citoyen, je sais qu’il ne peut s’agir pour lui de paresser mais plutôt de réclacitrer, encore et toujours, c’est-à-dire de bloquer à terre ses talons ferrés et de refuser de bouger… Alors, lorsque s’échappe de sa chaumière un panache de fumée haruspice, j’y darde l’œil comme un caméléon intercepte son interminable langue vers l’insecte passant à sa proximité … Les icônes … bon courage pour comprendre … Notre homme s’ameublit et laisse pénétrer en lui les eaux bénites !

Les Icônes
 
Ainsi que des icônes
Derrière un parloir
Je revois chaque nuit les fées de mon grimoire
 
Et plus je les questionne
Et plus leurs claires ombres
Jettent de voiles sombres
Où elles m’emprisonnent
 
Dans cette même langue aux nombreux alphabets,
Tant de fois reconnue
Demeurée étrangère
Tout bruit du seul secret où je me suis perdu
 Cherchant dans une gangue
La clé d’une koinè
Conçue pour le mystère

Camal Elmili-Hamayed

http://www.peggylee.com

Norma Deloris Egstrom 1920- 2002, devint actrice et chanteuse sous le nom de ’’Peggy Lee’’. Musicalement parlant, elle est l’une des artistes américaines les plus importantes et influentes du XXe siècle. Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Judy Garland, Dean Martin, Bing Crosby et Louis Armstrong la citent tous comme une de leurs chanteuses préférées et Duke Ellington, a déclaré ’’Si je suis le Duc, alors Peggy est la Reine’’. Elle est reconnue comme ayant influencé plus tard Paul McCartney, Bette Midler, Madonna et nombre d’autres.

Fever -’’fièvre’’ en français, est une chanson signée par Eddie Cooley et John Davenport. Sortie en 1956, elle a été chantée notamment par Little Willie John, qui en vendit plus d’un million d’exemplaires, chiffre astronomique pour l’époque. Toutefois la version la plus célèbre date de 1958 et elle est interprétée par Peggy Lee.

Fever

(words & music by John Davenport – Eddie Coole)

Never know how much I love you
Never know how much I care
When you put your arms around me
I get a fever that’s so hard to bear
You give me fever when you kiss me
Fever when you hold me tight
Fever in the morning
Fever all through the night.
Ev’rybody’s got the fever
that is something you all know
Fever isn’t such a new thing
Fever started long ago
Sun lights up the daytime
Moon lights up the night
I light up when you call my name
And you know I’m gonna treat you right
You give me fever when you kiss me
Fever when you hold me tight
Fever in the morning
Fever all through the night
Romeo loved Juliet
Juliet she felt the same
When he put his arms around her
He said ‘Julie, baby, you’re my flame
Thou giv-est fever when we kisseth
Fever with the flaming youth
Fever I’m afire
Fever yea I burn for sooth’
Captain Smith and Pocahantas
Had a very mad affair
When her daddy tried to kill him
She said ‘Daddy, o, don’t you dare
He gives me fever with his kisses
Fever when he holds me tight
Fever, I’m his misses,
Oh daddy, won’t you treat him right’
Now you’ve listened to my story
Here’s the point that I have made
Cats were born to give chicks fever
Be it Fahrenheit or centigrade
They give you fever when you kiss them
Fever if you live and learn
Fever till you sizzle
What a lovely way to burn
What a lovely way to burn
What a lovely way to burn

En voici une intéressante version française, écrite par Boris Vian et chantée par Caterina Valente.

A part cela, j’ai appuyé sur Echap en allant à Marrakech pour y respirer un bol d’air VSOP, j’ai rencontré deux merveilleux  »bacheliers » auxquels j’ai récité avec émotion If de Kipling… et qui m’en ont su gré et enfin, j’ai vu de belles choses, propres à régaler l’esprit au prix exorbitant de la gratuité totale…

mo’

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