Walmart est une entreprise américaine de grande distribution généraliste. C’est, à ce jour, le premier groupe mondial dans ce secteur. L’enseigne est fréquentée surtout pour les bas prix qu’elle pratique et la moyenne du revenu du client-type est même inférieure à la moyenne nationale. Ces clients sont très nettement favorables au Parti conservateur.

J’ai déjà parlé de Walmart ici, le 17 Mai 2010  http://wp.me/p62Hi-YO.  Dans un article intitulé ’’Le Peuple de Walmart’’, je ne faisais nullement l’audit financier de cette gigantesque entreprise, mais je commentais modestement les photos de clients, prises par 3 copains, dans le but avoué de se  »fendre la pèche ». J’avais vu pour ma part dans ces photos, un fabuleux matériau sociologique. Je rappelle quelques lignes de l’écrit :

 »S’opposer, s’exposer, s’imposer sans toutefois rien imposer aux autres est assurément une position politique et sociale, sous-tendue par une morale qui privilégie les droits des individus par rapport aux droits de la communauté. C’est cela l’individualisme, lequel repose fondamentalement sur deux principes :

  1. Au sein d’une communauté, la primauté revient aux individus et non à la société
  2. Chacun bénéficie du droit sacré de sécréter librement et sans aucune contrainte extérieure sa pensée et sa morale.

Ces deux principes sont les bases de la démocratie et du système de pensée américains. Si évidents qu’ils puissent paraître ainsi, ils sont très différents et  très éloignés des structures traditionnelles des sociétés de type classique qui ne voyaient que vertus à la socialisation du groupe. Dans la pensée américaine, l’individu ne reconnaît plus aucune autorité supérieure et sacralisée, cette pensée est dominée par des valeurs d’égalité et de liberté, caractéristiques de l’individualisme. »

A l’occasion de l’arrivée dans mon courrier de nouvelles photographies, j’ai voulu rafraîchir un peu mon point de vue sur la clientèle de Walmart, soit une énorme part de la population américaine.

Imaginez une gigantesque chaîne de supermarchés – en fait, la plus importante du monde – qui voit défiler à ses caisses plus de 20 millions de clients chaque jour, qui compte plus de 2 millions d’employés, ou le droit de grève est absolument interdit et ou les plus timides tentatives de syndicalisation sont réprimées par la fermeture définitive du commerce concerné, ou les salaires sont plus que modestes et qui regroupe tous les ’’gadgets’’ possibles du marketing : clubs, fondation, bonnes œuvres, actions autour de la durabilité, de l’environnement, du développement  »genre », des anciens combattants, de la lutte contre la faim, du développement éthique etc.


On rencontre donc, dans les allées des magasins, superettes, supermarchés et hypermarchés Walmart, dans leurs parkings, nos cousins américains – ben oui, les enfants de notre Oncle Sam- blancs, jaunes, noirs, rouges, basanés, petits grands, gros et maigres, originaux ou banals, voyeurs ou exhibitionnistes, normaux ou plus ou moins timbrés. Ils ont souvent risqué gros pour venir vivre là, comme ils l’entendent, pour être libres ! Et cela donne quoi ? A vous de juger !

Suivez le guide !…

Général

Concours d’élégance

Personnalités

Sexy

Scato

Walmart ! L’illustration plus vraie que nature du suicide annoncé de notre civilisation de capitalisme sauvage !… Les clients y viennent pour les prix bas. La monstruosité de sa taille permet à l’entreprise de fixer elle-même les prix d’achat et de les imposer, à prendre ou à laisser. Pour tenir ces prix, les fournisseurs fuient l’Amérique et achètent ou font fabriquer dans les pays du tiers-monde, ruinant ainsi des centaines de petits fournisseurs américains de leurs lieux d’implantation, donc majoritairement ces mêmes clients…

C’est tellement vrai que plusieurs communes, villes, régions et pays ont décidé d’encadrer ou même carrément d’interdire l’implantation du monstre sur leurs territoires.  Walmart est l’expression caricaturale de la mondialisation. La walmartisation est assurément comme disait en fait l’autre : ’’travailler plus’’ pour vivre mal et ’’gagner moins’’. Cette horreur est comme toutes les grandes violences et injustices qui ont ravagé l’humanité, une espèce d’incantation hypnotique du genre de celle du Serpent Kaa dans le Livre de la Jungle :

–      ’’Aies confiance, crois en moi’’ …  ’’Ici tu trouveras les produits les moins chers et la vie sociale la plus nulle, celle que tu vas avoir sans réfléchir puisque nous pensons pour toi. En récompense, tu auras cette liberté que tu pourras exprimer en toute impunité, qui et quel que tu sois.’’

N’est-ce pas le nouveau ’’GRADE ZERO’’ de la civilisation ?

mo’

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