Je suis un adepte de l’autosuggestion consciente et de la pensée positive. J’en rappelle quelques principes de base, en me contentant de l’emprunter à un site dédié à la Méthode Coué (1) qui est à l’origine de cette pensée : http://www.methodecoue.com/methode.htm

(1) Émile Coué, 1857 []1926 est un psychologue et pharmacien français, auteur d’une méthode de guérison et de développement personnel qui porte son nom, la méthode Coué, fondée sur l’autosuggestion. Il explora au sein de la psychologie moderne des voies originales et nouvelles et fut un précurseur de la psychologie comportementale et de la pensée positive.

 ‘’La méthode est simple, pratique, facile à mettre en œuvre et gratuite! Les possibilités de l’autosuggestion sont sans limites.

Notre subconscient est à l’origine de nos états physiques et mentaux ; c’est par notre imagination que nous pouvons communiquer avec notre subconscient. Nos images et nos représentations négatives ont des effets sournois et dévastateurs. Nous avons cette liberté et cette capacité d’imaginer le possible et le positif.

Il s’agit bien de l’imagination et non de la volonté contrairement à ce que dit le vieil adage  » Quant on veut, on peut « . L’insomniaque veut dormir comme l’alcoolique veut quitter son état, cette volonté ne suffit pas. Il ne s’agit pas de vouloir guérir, mais de s’imaginer guéri.

Pour illustrer ses postulats de base Emile Coué citait souvent le texte de Blaise Pascal sur le vertige et la volonté.

Chacun d’entre nous est capable de marcher sur une planche de 10 mètres de long et de 25 centimètres de large si celle-ci est posée sur le sol.

Supposons que cette planche soit placée entre les deux tours d’une cathédrale, peu de personnes seront prêtes à s’élancer !

Malgré tous les efforts de volonté possibles, la chute est quasiment inévitable.

Dans le premier cas, l’imagination nous dit que la traversée était facile, dans le second nous imaginons la chute.

Le charpentier comme le couvreur imaginent, eux, qu’ils peuvent le faire…

… Émile Coué formalise sa méthode en une phrase et engage ses patients à répéter vingt fois de suite et trois fois par jours :

 » Tous les jours et à tous points de vue, je vais de mieux en mieux » ‘’

C’est pourquoi j’affirme que

Il faut dire que pour cela, j’ai reçu une solide  formation que je suis en mesure de prouver d’ailleurs. Je crois bien que c’est moi qui ai inspiré à Rudyard Kipling son magnifique poème ‘’If’’ dont je recommande la lecture au moins une fois l’an à tous ceux qui ont la prétention d’être d’honnêtes gens, pour ne pas dire ‘’honnêtes hommes’’ de peur d’être soupçonné de sexisme, horreur qui m’est tout à fait étrangère.

If de Rudyard Kipling 1910

Traduction d’André Maurois (1918)

Si : Tu seras un homme, mon fils

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.

Dur dur d’être un homme, n’est-ce pas ? Et pourtant, j’ai passé ces épreuves dont aucune ne m’a atteint ou en tout cas éteint. Alors, permettez-moi de répéter que, volens nolens :

Ainsi armé, ma méthode Coué en bandoulière, mon éducation  au bout de la langue, mon optimisme au fusil, je vais dans la vie, apprenant chaque jour à me délester des choses, ne retenant que celles qui ne peuvent se résoudre à se passer de moi.

Je reçois les nouvelles du monde comme le poète reçoit l’inspiration, le journaliste la dépêche et l’artiste la fulgurance, sous forme de paquets de vie, denses comme des paquets de mer, et à chaque arrivage se proposent à moi les outils nécessaires pour ne pas sombrer dans la folie. Pas une semaine qui n’apporte avec elle ses horreurs, ses blessures, ses larmes et ses questions auxquelles on ne peut répondre que par une autre question, faible, imbécile au  sens clinique, cri de révolte plus qu’autre chose : Pourquoi.

Lorsque le paquet vient du Ciel, si dur soit-il, il est salutaire et me  rappelle immanquablement ma risible condition humaine, pleine de prétention, d’inutilité, de grandiloquence et d’impuissance et là, j’en appelle à mes sages, ces femmes et ces hommes merveilleux dont je suis sûr qu’ils ont fait une expérience radicale de l’absolu, quel qu’en soit le nom. Sagesse ou idéologie, toutes choses réputées donner un sens à la vie. Taoïsme, bouddhisme, philosophie, mysticisme, chamanisme, religions révélées et autres transcendances qui s’appuient sur la force de l’esprit pour refuser l’acception purement matérialiste de mon être.

Récemment, nous avons tous été très largement ‘’informés’’ de cette céleste leçon d’humilité administrée par la Nature à la plus grande des cités de l’homme, la plus riche et la plus prétentieuse, celle que l’on nomme Big Apple ou Fun City : New York !

Peut importe que la photo ci-dessus soit fausse ou vraie, elle est là comme un symbole de cet ouragan arrivant sur la ‘’grosse pomme’’ et dont le bilan, non encore définitif, s’établit à peu près, au plan financier à 50 milliards de dollars US  – soit 2 fois et demie le montant du budget d’investissement du Maroc pour 2013,  au plan humain à 80 à 100 morts malgré les incroyables mesures de prudence prises, au plan des nuisances à 700.000 foyers sans électricité, et accessoirement à la mise à l’arrêt de 3 centrales nucléaires, ceci sans compter les conséquences proprement incalculables de l’annulation de 12.000 vols aériens, de manifestations diverses, et des pertes de production. En réalité disent ‘’les experts’’, ce souffle de vent va coûter aux USA la bagatelle de 1000 milliards de dollars US…

Ce brillant résultat est l’œuvre de moins de 24 heures de souffle d’un ouragan dont, les esprits s’étant calmés, on dit que la puissance n’avait rien de particulièrement violent et qui a davantage consisté en une trajectoire particulière et une étendue exceptionnelle.

Sandy, comme King Kong, comme toutes les bêtes sauvages échappées dans la nature, est allée mourir au Canada, après avoir terrorisé la planète, sans que rien ni personne y puisse quoi que ce soit.

Mais enfin, çà va, je vais bien, et le feuilleton s’étant achevé par un relatif happy end, en attendant la suite des évènements, j’eus le temps de  me dire :

Loin des lénifiantes litanies de la presse, héritière du catéchisme de la pensée correcte qui fait de l’horrible crise syrienne une grille de sudoku d’un navrant simplisme, j’ai voulu comprendre le problème et surtout les motivations de ces aides empressées de tous les bien-pensants. Ecœuré par la farandole des bombardements, déçu par l’échec de toutes les bonnes volontés approchant le problème, j’ai eu du mal à trouver une explication à tout cela.

Mais, sans dédouaner aucun des acteurs majeurs et surtout pas le chef de cet état, à aucun moment je n’ai été dupe de la simplification habituelle opposant, comme dans nos jeux d’enfants, les bons aux méchants, les gendarmes aux voleurs et la vertu au vice.

Lorsqu’on oppose à ma circonspection les témoignages de films pris avec des téléphones portables, des prises de vue tremblotant à souhait et même incompréhensibles comme autant de preuves irréfutables, que l’on me pardonne, mais j’en ris, la naïveté de mes contradicteurs semblant refuser de voir l’inanité de ces documents se voulant plus véristes que nature, alors que toutes les télévisions du monde, équipées du matériel que l’on suppose sont présentes et capables de produire des Cecil B. de Mille au quotidien…

 

J’ai fini par trouver Isabelle Feuerstoss, unechercheuse de l’Institut Français de Géopolitique du Pôle Méditerranée de l’université Paris 8, spécialiste de la Syrie, qui m’a donné les clés nécessaires à la compréhension du problème dans un article reproduit à cette adresse et que je ne peux qu’encourager à lire : http://www.diploweb.com/Syrie-relecture-de-la-crise.html et qu’elle conclut en ces termes :

‘’Au vu de toutes les forces radicales qui se déchainent actuellement, l’avenir en Syrie est d’ores et déjà assez trouble et il est difficile de savoir dans combien d’années ou dans combien de décennies nous allons assister à une réelle transition démocratique dans le pays. En revanche, il est difficilement envisageable que la Syrie ait de mauvaises relations avec l’Iran et de facto l’Irak et la communauté majoritaire au Liban, les Chiites, représentés principalement par le Hezbollah. Si des dirigeants sunnites prennent le pouvoir en Syrie, il leur faudra par conséquent composer avec l’Iran et ses alliés régionaux. Aucune solution ne sera trouvée à l’internationalisation de la crise syrienne sans la prise en compte de l’ensemble des protagonistes, y compris le régime iranien, acteur majeur.

Les Syriens sont dans l’attente d’une évolution du statut quo dramatique qui se dessine progressivement sur le terrain entre les différents camps. Cependant, ce qu’il faut bien comprendre, c’est que la chute du régime actuel n’implique pas nécessairement une sortie de crise. La crise peut continuer sans Bachar al-Assad au pouvoir et il est donc primordial de sortir de la crise par une solution politique et à ce titre tous les acteurs doivent être représentés et tous devront faire des concessions s’ils veulent mettre un terme à l’effusion de sang et de destructions qui nourrissent la haine.’’

La Syrie joue un rôle considérable dans l’histoire de la région et c’est bien sûr dans cette histoire qu’il faut chercher les motivations des uns et des autres, à mille lieues des litanies moralistes plus haut évoquées. Ce n’est un secret pour personne et une simple lecture, ou relecture de l’histoire de ce pays en persuadera, et pour cela, dans un premier, commençons par lire un simple article d’encyclopédie, comme celui-ci par exemple : http://fr.wikipedia.org/wiki/Syrie , il fournira la toile de fond sur laquelle inscrire le drame de la Syrie des temps modernes.

La perspective d’un règlement du problème ne semble donc guère proche, mais le pire serait bien évidemment de ne rien faire et  d’accepter la fatalité.

En attendant, pour ne pas manger mon couvre-chef de rage devant tant de tentatives d’abrutissement et de cynisme, ben, je vais me shooter à la potion magique et me répéter que :

L’autre temps fort de mon actualité provient lui aussi de la chronique des arrière-cuisines de l’Occident qui se rappelle fort bien que la dernière fois qu’il eut à souffrir des autres – ne parlons pas de ses innombrables automutilations – ce fut, il y a bien longtemps, d’un projet moyen-oriental fou, qui fut la seule tentative de synthèse de la civilisation humaine, économe en vies humaines et riche d’échange véritable et de progrès. Cette tentative n’a jamais été pardonnée, ni à la patrie d’origine des Omeyyades ni à celle des Abbassides, ni bien sûr aux Musulmans. Syrie, Irak. Ces deux pays étant bien le creuset de la civilisation méditerranéenne – c’est même là que l’homme apprit à penser, il est normal qu’on essayât de les ‘’normaliser’’ en en faisait une mosaïque de principautés plus ou moins viables, dociles en tout cas. Partition de l’un et désarticulation de l’autre furent les solutions retenues. En complément, on eut recours à une méthode qui a fait ses preuves: favoriser la mise en place de régimes assez autoritaires pour ne pas emporter l’adhésion des populations et devenir de ce fait et malgré les apparences, des pions déplaçables à volonté, sans trop de contestation.

Quant à l’horreur de la désintégration de Gaza, avant plus profonde analyse, on peut déjà en retenir que le premier ministre israélien a agi pour des raisons électoralistes et que ces massacres-spectacles amélioreront à n’en pas douter son score aux prochaines élections de janvier. Il ne faut donc pas se faire la moindre illusion sur sa détermination à continuer à fournir à ses électeurs des images tout droit sorties d’Apocalypse Now. Et pourtant …

Lisons plutôt ce très neutre éditorial du quotidien belge ‘’Le Soir’’ du Samedi 17 Novembre 2012, signé de Baudoin Loos et intitulé :

Gaza 2012 : un air désespérant de déjà vu

‘’ Le Proche-Orient semble condamné à répéter année après année les mêmes spirales sanglantes comme si, maudite par sa trop grande sainteté, cette terre ne pouvait engendrer que le malheur.

Gaza, donc … Qui a commencé ? Ceux qui sont victimes du blocus ou ceux qui l’organisent ? En tout cas, le gouvernement israélien invoque la légitime défense et a choisi d’‘’éliminer’’ Ahmad Jaabari, le chef de la branche armée du Hamas. Un acte dont personne au sommet de l’Etat israélien ne pouvait ignorer les conséquences : le Hamas, touché au cœur, allait répondre avec toute la vigueur dont il est capable. Et Israël, dans sa logique implacable, se devrait de répondre à la réponse avec une puissance plus grande encore.

Alors pourquoi prendre ce risque ? Le New York Times, peu suspect de cacher en son sein des plumes anti-israéliennes, expose ses doutes dans un éditorial : ‘’Israël a le droit de se défendre, mais il est difficile de voir en quoi l’opération de mercredi (l’assassinat de Jaabari) pourrait être le moyen le plus efficace de servir ses intérêts à long terme.’’

Le quotidien américain évoque les soupçons de certains commentateurs israéliens sur la connexion possible de l’opération avec les élections législatives anticipées qui doivent avoir lieu le 22 janvier prochain en Israël. Un rapprochement tentant, en effet. Mais qui serait alors un jeu bien dangereux : le Hamas vient de montrer pour la toute première fois depuis sa création en décembre 1987 qu’il était capable d’atteindre Tel-Aviv et Jérusalem avec ses roquettes de plus en plus sophistiquées. Une audace qui appelle en punition des ‘’représailles’’ israéliennes viriles. Qui a dit ‘’escalade’’ ?

Certes, après le fiasco médiatique de l’opération ‘’Plomb durci’’ sur Gaza à l’hiver 2008-2009 et les 1.400 morts dont 300 mineurs d’âge, l’armée israélienne est sans doute chargée de minimiser au maximum les pertes civiles sur le territoire palestinien surpeuplé. Mais les dégâts collatéraux, dans ce contexte géographique confiné, restent la règle plutôt que l’exception.

Comme conclut le même texte du New York Times, il y a mieux à faire de la part d’Israël. Et notamment s’engager sérieusement à travailler à une paix durable avec le rival du Hamas, l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas. Ce qui implique l’arrêt de la colonisation. Est-ce possible ?’’

Alors, en attendant de voir qui des protagonistes aura le beurre et l’argent du beurre, une petite gorgée supplémentaire :

 Ne nous inquiétons pas, le menu de la folie humaine est encore copieux et promet, comme se moquait certain Georges Brassens de belles guerres, bien saignantes http://www.youtube.com/watch?v=Rzvbn2X5fH0  

Déjà au centre et au sud de l’Afrique d’autres festivités sont en préparation… Le nord du Mali, espèce de base de lancement vers le Maghreb et les pays des anciens empires mythiques et tout là-bas dans le triangle RD Congo, Ruanda, Burundi, il semblerait que la nostalgie se soit saisi de certains soudards en rupture de rangs…

Enfin, illustration symbolique s’il en est, au Nigéria, l’un des pays les plus riches au monde, la population en est à ‘’crever les pipe-lines’’ pour se procurer du pétrole et pouvoir ainsi posséder le symbole de la vie, de la purification et de la régénérescence, le feu

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