forberies

Le mot ‘’forberies’’ est un néologisme, mais s’il fleure bon la prononciation sabir d’un mot qui désigne la tromperie basse et odieuse, à savoir la fourberie, il est en fait dérivé d’un nom propre, celui de Bertie Charles Forbes, créateur en 1917 d’un magazine économique qui porte son nom, Forbes Magazine.

Ce magazine américain est réputé pour ses ‘’classements’’ qui attirent énormément de curieux, flattent beaucoup de personnes, en déçoivent autant étonnent toujours et en fin de compte lui procurent un très large lectorat. Le magazine se décline en fait en divers livrets spécialisés :

  • Les plus grandes fortunes du monde
  • Les plus grandes entreprises
  • Les meilleures écoles de commerce
  • Les personnalités les plus célèbres
  • Les femmes les plus puissantes du monde
  • Les villes où l’on vit le mieux
  • Les paradis pour célibataires
  • Etc.

Forbes Magazine vient de publier son classement des personnes les plus puissantes du monde pour l’année 2012. L’approche en est très classique et attendue. On a l’impression qu’il y ait des confusions entre les différentes composantes de la puissance, du pouvoir et de l’importance.

Nullement d’accord avec cette façon de procéder, j’ai refait ce classement ‘’à ma façon’’ et expose mes raisons.

Voici ce que cela donne.

Barak Obama

Barak Obama, président des Etats Unis d’Amérique, commandant en chef de la plus grande armée du monde et leader d’une superpuissance économique et culturelle, pour l’instant sans concurrent sérieux.

Le président des Etats-Unis est élu tous les quatre ans et peut exercer un maximum de deux mandats.

Il dispose des pouvoirs d’un chef d’Etat et incarne à lui seul le pouvoir exécutif de la première puissance mondiale. Il est notamment :
– chef des armées et de la garde nationale
– chef de la diplomatie, ce qui fait qu’il nomme les ambassadeurs, reconnaît ou non des gouvernements étrangers et conclut les traités qui engagent le pays.

Il est vraiment l’homme le plus puissant du monde et c’est surtout visible au cours des deuxièmes mandats lorsque ne pèse plus sur lui la menace d’une sanction électorale.

Page & Brin

Avant même la fin de leurs études universitaires, ces deux jeunes-gens ont créé le moteur de recherche le plus puissant et le plus important du monde : Google. Le succès fut tellement énorme qu’aujourd’hui, l’entreprise qui le gère est l’une des plus importantes d’Internet.

–      L’entreprise fonctionne en 35 langues.
–      Ses services sont gratuits.
–      Elle emploie 54.000 personnes qui ont référencé plus de 1000 milliards de pages Web.
–      Elle connait un développement encore plus rapide que celui du Web lui-même.
–       La possession de cette information est tellement importante que les créateurs-propriétaires en ont dérivé tout une série d’applications dont :
  • Google Maps
  • Androïd
  • Street View
  • Google Traduction
  • Google Finance
  • Google Sites

L’entreprise assure que son objet est d’

Organiser l’information à l’échelle mondiale dans le but

de la rendre accessible et utile à tous.

‘’La société de l’information désigne un état de la société dans lequel les technologies de l’information jouent un rôle fondamental. Elle est en général placée dans la continuité de la société industrielle. De même, la notion de société de l’information a été inspirée par les programmes des grands pays industriels. Par ailleurs, l’expression de société de la connaissance est parfois préférée à celle de société de l’information.

Hier, les sciences de la dynamique, de la thermodynamique, et de l’électromagnétisme, et leurs conséquences sur l’apparition de la machine à vapeur, de l’électricité,… étaient accompagnées par le développement de la presse.

Aujourd’hui, la relativité, la physique quantique, et leurs applications dans l’énergie nucléaire, les nanotechnologies,… sont accompagnées par les modes de partage de l’information et des connaissances actuels que sont l’informatique, le web, et les télécommunications.

Le parallèle que l’on pourrait faire avec d’autres périodes de l’Histoire serait donc sur les moyens de partage de l’information et de la connaissance : l’équivalent pendant les Lumières et le 19ème siècle serait le développement de la presse écrite, ou bien, en remontant plus loin, pendant la Renaissance, le développement de l’imprimerie.

Le processus que l’on observe est donc : découvertes dans les sciences fondamentales, applications technologiques, et partage de la connaissance par de nouveaux moyens techniques.’’

http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_de_l%27information

Ceci revient à reconnaître aux créateurs-propriétaires de Google un pouvoir immense sur cette société de la connaissance.

 Mark Zuckerberg

Mark Zuckerberg a fondé Facebook en 2004, alors qu’il était étudiant à Harvard.

‘’Facebook est un service de réseautage social en ligne sur Internet permettant à toute personne possédant un compte de créer son profil et d’y publier des informations, dont elle peut contrôler la visibilité par les autres personnes, possédant ou non un compte.

L’usage de ce réseau s’étend du simple partage d’informations d’ordre privé (par le biais de photographies, liens, textes, etc.) à la constitution de pages et de groupes visant à faire connaitre des institutions, des entreprises ou des causes variées.

L’intégralité des informations publiées sur ces deux supports, à l’inverse du profil, peut être consultée par n’importe quel internaute sans qu’il soit nécessaire d’ouvrir un compte (à l’exception cependant des noms des membres qui sont occultés en partie dans ce cas). De plus, l’utilisateur cède à Facebook des droits de réutilisation sur toutes les données qu’il publie.’’

http://www.paperblog.fr/2126244/reflexions-sociologiques-sur-les-usages-de-facebook/

‘’Facebook invite ses utilisateurs à préempter l’espace public comme une extension de l’égo.

En cela, le site témoigne d’un changement dans notre rapport à notre intimité que Serge Tisseron a analysé en forgeant le concept d’extimité.’’

http://www.paperblog.fr/2126244/reflexions-sociologiques-sur-les-usages-de-facebook/

Alors, pour avoir créé l’outil qui lui permet de gérer gratuitement l’extimité d’un milliard d’individus, ce jeune homme d’à peine 28 ans, est assurément l’un des hommes les plus puissants du monde.

Poutine et Jinping

Ces deux hommes dirigent des pays de première grandeur et extrêmement puissants.

–    La Fédération de Russie est l’héritière de la défunte URSS qui fut pendant plus d’un demi-siècle le principal antagoniste des USA. Elle est le plus vaste état de a planète et compte plus de 140 millions d’habitants. Elle est extrêmement riche, dispose de ressources minières et énergétiques énormes, elle possède une industrie lourde conséquente et elle est très présente et active sur la scène internationale, jouant souvent le rôle de modérateur dans tous les grands dossiers du monde. Son président, Vladimir Poutine, un cacique du pouvoir a fait sienne la tâche de la délicate transition du système soviétique vers un système plus libéral et pour contrôler tout dérapage, il n’hésite pas à utiliser des manières … pragmatiques et persuasives. Au plan de la politique internationale également, il n’hésite pas à faire entendre sa voix et prendre des positions en contradiction avec les points de vue dominants. Il est assurément un ‘’qui compte’’. Et c’est d’autant plus impressionnant que comme disait Winston Churchill :

‘’La Russie est un rébus enveloppé de mystère au sein d’une énigme.’’

– En République Populaire de Chine, le président de ce pays le plus peuplé de la planète est loin d’avoir les pouvoirs de ses homologues américain et russe. Ses pouvoirs sont bordés à tous les plans et sa puissance vient surtout du fait qu’il est le responsable des affaires étrangères. Les autres décideurs sont le premier ministre qui est en fait le chef de l’exécutif, le secrétaire général du parti communiste et surtout le président de la commission militaire centrale. Mais le président ‘’désigné’’ peut cumuler plusieurs de ces fonctions et devient alors un homme au pouvoir difficilement concevable ailleurs. La montée en puissance de la Chine Populaire au plan économique, théorisée et mise en place dans les années 80, a mis fin à la légende de la Chine repliée sur elle-même et autosuffisante et donné tout son sens à la fameuse ‘’prophétie’’ de Napoléon :

‘’Laissez donc la Chine dormir, car lorsque la Chine s’éveillera le monde entier tremblera.’’

IAB

  1. Le Premier ministre indien, Manmohan Singh est un économiste distingué, auteur du plan de modernisation de l’Inde, pays qui est en passe de devenir le plus peuplé de la planète, qui est une démocratie et qui connait un taux de croissance phénoménal supérieur, depuis plusieurs années à 9% et qui s’établit en 2012, année de très forte crise, à plus de 6%. Nombreux sont ceux qui prédisent à l’Inde une croissance bien supérieure à celle de son immense voisin, la Chine. Encore peu présente sur la scène internationale, l’Inde le deviendra peu à peu, bon gré mal gré car elle entrera dans la course qu’ont couru tous les pays développés : l’allongement de la vie dû au progrès et la nécessité de maintenir des taux d’expansion démographique dangereux. Ses dirigeants jouiront alors d’un pouvoir inouï. Mais dès à présent, les grands groupes économiques ne s’y trompent pas et incluent ce pays dans toutes leurs stratégies de développement car l’Inde, outre une main d’œuvre pléthorique et très bon marché, dispose d’un immense réservoir de ‘’cerveaux’’ qui pour l’instant se louent à l’extérieur mais n’hésiteront pas à regagner leur pays dès que les circonstances le permettront.
  2. Angela Merkel, Chancelière allemande, charge correspondant à celle de premier ministre dans les autres pays européens, dirige avec courage, foi et sérieux la locomotive de la ‘’vieille Europe’’, l’Allemagne, pays qui a su renaître de ses cendres et se reconstruire en un demi-siècle alors qu’à l’issue de la dernière guerre qu’il a perdue, il n’était qu’un amas de ruines. Au plus profond de la crise économique actuelle, et contrairement à la totalité de ses collègues européens, Angela Merkel jouit d’une popularité dépassant les 70% et nul, dans un avenir prévisible, ne semble pouvoir l’inquiéter à son poste.

Elle est considérée comme la femme la plus puissante du monde. Encore ne s’agit-il, selon les analystes, que d’un potentiel non exprimé. Mais il ne tient qu’à la Chancelière de transformer le potentiel en pouvoir réel, en acceptant de changer son image de ‘’commissaire aux comptes’’ de l’Europe et de ‘’gardienne de l’orthodoxie’’ de la gouvernance des états, quitte à perdre quelques points dans les sondages de popularité en déplaisant aux franges vaguement égoïstes, eurosceptiques ou xénophobes de son électorat.

3.  Dilma Roussef, présidente du Brésil, a pris la succession du charismatique ‘’Lula’’ qui avait ramené la   démocratie dans un pays ‘’amoché’’ par une dictature militaire et dont elle fut la plus proche collaboratrice, se prévalant elle-même d’un prestigieux passé de militante active et courageuse.

Au plan économique, le Brésil affiche un des taux de croissance les plus forts au monde (7,5% par an) et est considéré maintenant comme la 6ème puissance économique mondiale.

Au plan de la politique internationale, le Brésil a renforcé son implication par une série d’actions d’éclat comme la négociation d’un échange de combustibles nucléaires entre la Turquie et l’Iran dans le but de lever les sanctions de l’ONU prises à l’encontre de Téhéran. Elle s’est également abstenue de voter pour la honteuse mascarade de l’intervention internationale en Libye.

Le Brésil est également en lice pour obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU.

Benyamin Netanyahu

Oser parler du conflit du Moyen-Orient en un paragraphe hâtif relève de la légèreté ou de la propagande. Certes tout le monde en connait les tenants et les grandes lignes, mais il faut être modeste et ne prétendre approcher que l’un des aspects du problème. Choisissons de reproduire ici un extrait d’un excellent article du journal français Libération qui brosse un tableau de la situation actuelle, ce qui permettra d’évaluer le pouvoir de Benyamin Netanyahu…

… ‘’le mouvement national palestinien s’est scindé entre un Hamasland coupé du monde et un Fatahland cisjordanien, tous deux aussi incapables d’arracher quelque concession que ce soit aux Israéliens.

Portée au pouvoir par cette débâcle du camp de la paix, la droite israélienne ne voit qu’avantage à cette situation. Elle lui permet de convaincre la majorité des Israéliens que non, «il n’y a pas d’interlocuteurs pour la paix», de lui faire oublier qu’il n’y en a plus parce que le développement de la colonisation les a disqualifiés et de poursuivre ainsi la création de faits accomplis qui auront bientôt rendu impossible la solution à deux Etats.

La droite israélienne est aux anges mais ce que Ariel Sharon, son ancien héros, avait fini par comprendre lorsqu’il avait fait évacuer Gaza est en train de se réaliser. Plus dure l’impasse actuelle, plus le destin d’Israël s’assombrit car son choix se réduit, jour après jour, à deux formes de suicide. Dans l’une, à défaut de coexister avec une Palestine indépendante, Israël devient de fait un Etat binational dans lequel les Arabes seront bientôt plus nombreux que les Juifs. C’en serait alors fini de ce rêve réalisé d’un foyer national juif. Les Juifs israéliens deviendraient minoritaires dans un pays où ils auraient peu de chances de rester bienvenus et pour échapper à cela, ils n’auraient qu’une autre possibilité, tout aussi suicidaire – celle du régime d’apartheid. Sans doute la force pourrait-elle le faire durer, mais cette abomination anéantirait toute démocratie en Israël et en ferait bientôt un paria sur la scène internationale dont les Etats-Unis eux-mêmes finiraient par se détourner.

Au-delà des apparences du moment, le puissant Israël est en aussi piteux état que la Palestine éclatée où le Hamas se fait, à son tour, déborder par le Jihad islamique et autres mouvements encore plus radicaux. Il n’est, autrement dit, plus temps de faire les comptes et le décompte des occasions ratées, de vouloir revisiter l’histoire et désigner les innombrables coupables que chaque camp peut montrer du doigt. L’urgence est de comprendre qu’il faut sans plus attendre deux Etats pour deux peuples, que c’est leur méfiance réciproque qui les a empêchés d’y parvenir et continue de le faire, qu’ils sont tous deux engagés dans une course au malheur absolu et qu’il s’agit de les en sortir en sauvant une région qui n’a nul besoin d’un embrasement supplémentaire.

Gaza est venu rappeler que la question palestinienne pouvait à chaque instant attiser la passion religieuse dans les pays arabes et les faire revenir en arrière alors même qu’ils sortent de leurs dictatures et que, parvenus au pouvoir, leurs islamistes entament un long et incertain aggiornamento démocratique. Le temps presse et la leçon de Gaza est que les Etats-Unis, l’Europe et les pays arabes doivent présenter ensemble un plan de règlement aux Israéliens et aux Palestiniens et le leur imposer par toute pression nécessaire. Sinon…’’

Bernard Guetta
La spirale suicidaire d’Israël,
Libération, le 20 novembre 2012

Israël, longtemps une des clés de voute de la politique internationale des USA, a toujours bénéficié pour des raisons géostratégiques et historiques du soutien inconditionnel de l’Occident. Le gestionnaire principal de cette politique est le premier ministre israélien, actuellement Benyamin Netanyahu. Quoique son pouvoir soit tempéré par une certaine indépendance de l’armée et par l’abandon perceptible et progressif de l’inconditionnalité du soutien américain, il est obligé, pour des motifs électoraux internes, de marquer fortement son penchant idéologique de va-t’en guerre. Cette situation fait de lui l’un des hommes qui détient entre ses seules mains la paix dans le monde et à ce titre, il jouit d’un pouvoir immense.

Kim Jung Un

Qui, dans le monde occidental, n’a pas été étonné, amusé, révolté par les étranges mœurs de ce pays qu’est la Corée du Nord, plus que misérable, ou les gens en arrivent à manger –selon la presse occidentale, des racines de végétaux divers et sur lequel a été coulé une chape de silence et de plomb impossible à soulever. A côté de cette misère inouïe, on nous abreuve de photos triomphalistes, on nous effraie de nouvelles sensationnalistes concernant des essais réussis de lancements de fusées et d’expérimentation d’armes nucléaires. On nous invite surtout à moquer ses dirigeants idolâtrant leur leader, ses excès, sa déification. Alors comment ce très pauvre pays, demi-frère d’un des pays les plus riches au monde, la Corée du Sud, peut tenir sa situation catastrophique et ses mœurs ubuesques ? Là encore, empruntons sagement ce paragraphe à un magazine sérieux et modéré :

‘’La Chine se doit de protéger de façon claire et déterminée l’indépendance et l’autonomie de la Corée du Nord, en garantissant la non-ingérence de forces extérieures dans le processus de transition du pouvoir. Le nouveau dirigeant nord-coréen Kim Jong-un étant assez jeune, certains Etats nourrissent l’espoir de voir la Corée du Nord changer profondément et ils pourraient engager différentes actions pour favoriser une telle évolution. La Chine doit résolument chercher à contrebalancer les pressions exercées de l’extérieur. Elle doit se poser en soutien solide du pouvoir coréen pour contribuer à une transition sans soubresauts et pour le protéger contre les éléments déchaînés en ce moment crucial. La Corée du Nord est un partenaire stratégique particulier pour la Chine. Malgré les différents ennuis qu’elle lui a causés, notamment en raison de la question du nucléaire, la Chine continue d’entretenir avec elle des relations amicales, ce qui constitue un facteur de stabilité aux frontières extrêmement important pour la Chine et contribue à accroître sa capacité d’initiative stratégique en Asie du Nord-Est et dans l’ensemble de l’Asie orientale. En Chine, il existe toujours des personnes qui jugent exagéré le prix payé par la Chine pour le maintien de ses relations avec la Corée du Nord. Mais ce n’est qu’un pourboire donné à la grande stratégie d’émergence de la Chine. En fait, cela fait plusieurs dizaines d’années que la Chine a œuvré pour aboutir aux relations sino-coréennes d’aujourd’hui. Si elle laissait des Etats ou des forces extérieures ébranler les fondements de sa stratégie de coopération avec la Corée du Nord, elle réduirait à néant tous les efforts diplomatiques antérieurs et serait la risée de tous les observateurs des politiques des grandes puissances. La Chine doit donc oser assumer ses amitiés et ne peut se dérober dans les moments critiques. C’est ainsi que la Chine aura de plus en plus d’amis. Dans le cas contraire, son nombre d’alliés diminuerait.

Huanqiu Shibao
 ‘’CORÉE DU NORD L’ami chinois’’
Courrier International

Ce modeste pays qui est l’un des plus pauvres, qui ne fait partie d’aucune organisation internationale, qui est le plus fermé du monde,  a donc une importance géostratégique énorme qui fait de son dirigeant un acteur important de la paix dans le monde.

riches

Je refuse de considérer l’argent comme une puissance et ses possesseurs comme des gens puissants. Je reconnais bien sûr leur pouvoir mais cela en fait des outils, pas des gens puissants. Alors pour en parler, sous cette galerie de portraits de ‘’riches hors normes’’, je vais avoir recours à une journaliste du Monde, le vénérable quotidien français, Viviane Forrester, qui a écrit en 1996, il y a déjà donc plus de 16 années,  ‘’L’horreur économique’’ – Fayard, et qui la première avait abordé l’aspect ‘’catastrophe humanitaire’’ des effets de l’argent et de la mondialisation, puisqu’elle évoque la suite logique du ‘’tout économique’’ sous forme de génocide annoncé. Rien que cela …

 » Nous vivons au sein d’un leurre magistral, d’un monde disparu que des politiques artificielles prétendent perpétuer. Nos concepts du travail et par là du chômage, autour desquels la politique se joue (ou prétend se jouer) n’ont plus de substance : des millions de vies sont ravagées, des destins sont anéantis par cet anachronisme. L’imposture générale continue d’imposer les systèmes d’une société périmée afin que passe inaperçue une nouvelle forme de civilisation qui déjà pointe, où seul un très faible pourcentage de la population terrestre trouvera des fonctions. L’extinction du travail passe pour une simple éclipse alors que, pour la première fois dans l’Histoire, l’ensemble des êtres humains est de moins en moins nécessaire au petit nombre qui façonne l’économie et détient le pouvoir. Nous découvrons qu’au-delà de l’exploitation des hommes, il y avait pire, et que, devant le fait de n’être plus même exploitable, la foule des hommes tenus pour superflus peut trembler, et chaque homme dans cette foule. De l’exploitation à l’exclusion, de l’exclusion à l’élimination… ?  »

Alors puissants les riches ? N’est-il pas temps de relire un peu plus intelligemment Molière, Zola, Marx et Simmel ?

Victor Hugo,  encore lui, a écrit dans William Shakespeare :

Où est la pensée, là est la puissance.’’

Regardons le haut de mon classement. N’y a-t-il pas là motif d’espérance ? Après le numéro 1 tout décontracté, sympathique et atypique, on trouve de jeunes potaches qui révolutionnent le monde avec des rêves et des beaux principes, et ce, sans demander un sou à personne pour utiliser leurs trouvailles. N’est-ce pas merveilleux ?

mo’

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