L'animation

La Direction de la Programmation de la Radiodiffusion Télévision Nationale finit donc par m’attribuer l’animation de la mythique et très convoitée émission de variétés du samedi soir, qui débutait à 21 heures et s’achevait à minuit.

Mes prédécesseurs en avaient fait une espèce de « bal du samedi soir », populaire et conventionnel et je n’entendais nullement les suivre sur ce chemin. J’eus la prétention de reconsidérer complètement jusqu’au principe de l’émission. Ainsi, j’expliquai au directeur des programmes que l’idée même d’un bal radiophonique était saugrenue et qu’il valait bien mieux essayer de concocter une soirée de détente, mêlant musique, humour, un rien de culture, potins mondains et fantaisies en tous genres. Il me fallut d’innombrables et interminables entrevues avec lui dans son bureau exigu dont la table était surchargée de documents de toutes sortes pour lui dévoiler mes intentions et je finis par obtenir son accord sans que, j’en suis maintenant certain, il ait réellement bien compris ou je voulais en venir avec mes divagations, sinon originales, du moins à rebrousse-poil. Mes inspirateurs avaient été, toute proportion gardée et déférence due, Jean Christophe Averty et quelques autres déviants de la même eau. Il finit donc par me faire confiance, non sans insister lourdement sur le fait qu’il prenait un risque énorme et que, bien sûr, ce faisant, il pouvait se retrouver au chômage bien avant l’âge de la retraite. Je le tranquillisai comme je pus et me jetai à cœur perdu dans la palpitante aventure.

Les mots sont effacés depuis longtemps et les phrases n’auraient plus aucun sens, répétées aujourd’hui. Mais tout le monde sait que ces mythiques années ne furent pas stériles, qu’elles furent même très riches en termes de créativité. Je me lançai donc à brides abattues dans le loufoque et la fantaisie, l’humour et la poésie et bien sûr, pour appâter la jeunesse, cible suprême, les derniers succès des deux pôles de la culture de cette chaine à l’époque, la France et les States.

Pour essayer de recréer l’ambiance de cette émission, en voici un pot-pourri, mélangeant Léo FERRE et France GALL, des pitreries d’Henri SALVADOR et des textes de Louis ARAGON. Pour l’illustration sonore, j’ai privilégié chaque fois que possible, les enregistrements d’époque et vous rirez sans doute en découvrant les photos d’époque, les coiffures volumineuses et la jeunesse des artistes …

Tout à fait arbitrairement et très stupidement, j’ai classé les chanteurs  par ordre alphabétique, ne doutant pas un seul instant que nul ne se tromperait sur mes choix personnels…

 … Alors, danseuses et danseurs invétérés, veilleurs de nuit, couche-tard, fêtards, lève-tard, paumés du petit matin, accros de la nouveauté, voici le ton d’une émission de variétés déjantée, au temps du mouvement yéyé, de Salut les Copains, de Sheila et des Chaussettes Noires.

Amis de  Samedi Soir, Bonsoir !…

Salvatore ADAMO« Vous permettez Monsieur « 

Frank ALAMO

« Biche oh ma biche »

Marcel Amont

« Bleu, blanc, blond »

Paul ANKA

Alain Barrière

 »Ma vie »

The Beatles

<iframe width= »420″ height= »315″

Gilbert Bécaud« Nathalie »

Jacques Brel

« Les bonbons »

 

Patricia Carli

« ARRÊTE, ARRÊTE, NE ME TOUCHE PAS »

Aimé Césaire

Je serais mouillé de toutes les pluies,
humecté de toutes les rosées.
Je roulerais comme du sang frénétique
sur le courant lent de l’œil des mots
en chevaux fous en enfants frais en caillots en couvre-feu
en vestiges de temple en pierres précieuses
assez loin pour décourager les mineurs.
Qui ne me comprendrait pas ne comprendrait
pas davantage le rugissement du tigre.

Ray Charles

chaussettes noires

 »DANIELA »

Christophe

Compagnons de la chanson

Dalida

« Romantica »

Lény Escudéro

Jean Ferrat

Léo Ferré« Jolie Môme »

Claude François

France GALL

Johnny Hallyday

Françoise Hardy

Mouloudji

<iframe width= »420″ height= »315″

Magali Noel

« Johnny, fais moi mal »

Claude Nougaro

Edith Piaf

Elvis Presley

Pouchkine

« Je vous aimais »

Je vous aimais : dans mon âme
Il se peut qu’il brûle encore un peu
Mais plus jamais ne redoutez ma flamme
Vous attrister n’est pas ce que je veux
 
Je vous aimais sans espoir et sans plainte
Timidement, jalousement parfois
Je vous aimais d’un tel amour sans feinte
Que puisse un autre aimer si bien que moi

Procol Harum

Senghor
 
Mais laisse-moi, ô Dyambéré!
Toi qui portes l’écharpe aux franges longues,
Laisse-moi chanter les oiseaux.
Les oiseaux qui écoutèrent la Princesse en allée
Et reçurent ses confidences dernières.
Et vous, Jeunes Filles, chantez, chantez doucement
Iah!… Iah!… le bel oiseau.
Et toi, Maître-du-fusil-formidable,
Laisse-moi contempler l’oiseau que j’aime,
L’oiseau que mon ami et moi aimons.
Laisse-moi, Maître-du-boubou-éclatant,
Maître aux vêtements plus brillants que la clarté du jour,
Laisse-moi aimer l’oiseau d’amour.

Rolling Stones

Henri Salvador

« Faut rigoler »

Neil Sedaka

Sheila

Frank Sinatra

Sylvie Vartan

Hervé Villard

<iframe width= »420″ height= »315″

Minuit tout juste, Samedi Soir va vous tirer sa révérence, vous souhaiter une bonne nuit, une bonne fin de semaine, une bonne semaine et vous dire  »à samedi prochain ».

mo’

Publicités