ma passion Léo

Marcel Camus, Jean-Paul Sartre, Louis Aragon, Leonard Bernstein, Carl Orff, Benjamin Britten, Marcel Carné, Luis Buñuel, Alain Resnais, Georges Brassens, Léo Ferré, Jacques Brel, Pablo Picasso, Salvador Dali, Hans Arp  et mille milliers d’autres gloires d’alors ont éclairé ma jeunesse assoiffée de culture. La terre fertile des Aït Sadden m’avait appris à recevoir et lessiver les apports pour …

fleurer, sentir et estimer ces beaulx livres de haulte gresse, legiers au prochaz et hardiz à la rencontre ; puis, par curieuse leçon et meditation frequente, rompre l’os et sucer la sustantificque mouelle. »François Rabelais, in Gargantua, 1534, Prologue.

Ma passion pour l’originalité de Léo Ferré trouva sa justification dans son originalité, son refus de toutes les normes et sa biographie de musicien complet : Auteur, compositeur, parolier, chef d’orchestre, pianiste, chanteur, dialoguiste, acteur  à la fois, il occupe une place à part dans le monde de la chanson française et 20 ans après sa mort, son succès ne se dément pas. On ne compte même plus les études qui lui sont consacrées, les collectionneurs de ses œuvres complètes et les clubs d’admirateurs. Il fut un auteur prolifique et un travailleur infatigable.

Quelle fut sa vie ? Plus que succinctement, voici :

les inspirateurs

Ferré a mis en musique et chanté leur poésie et celle de tant d’autres

Sa prime jeunesse lui donna le goût du chant et la rigueur de l’école religieuse et de la chorale le dotèrent  du sens de la discipline et du goût de l’effort. Mais c’est à dix ans, après avoir écouté la fameuse ‘’Cinquième Symphonie’’ de Ludwig Van Beethoven qu’il décide de consacrer sa vie à la musique.

A onze ans il compose une mélodie sur un poème de Paul Verlaine et à 14, il ose composer une messe à trois voix. Suivent alors à Nice, à Rome, à Paris et à Monaco, des études classiques plus qu’honorables qui sont couronnées par un diplôme en sciences politiques …

Il met à nouveau en musique Verlaine. Après un service militaire complet, il se consacre entièrement à la musique et c’est le 26 février 1941 qu’il se produit pour la première fois en public, à Monaco

le bande à Léo

Il rencontre alors tour à tour Charles Trenet, Jean Roger Caussimon, Edith Piaf, Eddie Marnay – chanteur et parolier, Jamblan – chanteur, Renée Lebas – chanteuse et productrice, Yvette Giraud – chanteuse,  et Catherine Sauvage, chanteuse de grand renom, qui restera l’une de ses plus fidèles interprètes. Et avec chacune et chacun, des échanges intensifs, des projets, des réalisations…

Il écrit des chansons, il compose de la musique, il donne des représentations, il grave des disques, il fait quelques apparitions au cinéma, il anime des émissions de radio, il touche à tout, y compris à la musique classique et à l’opéra !

Catherine Sauvage – Paris Canaille

Et enfin, en 1952, Catherine Sauvage interprète « Paris canaille« . La même année, Léo écrit « J’aime pas le pognon » C’est la gloire ! Il produit sans arrêt, compose, écrit, enregistre et monte des spectacles… Il fait parallèlement grand bruit avec son appui affiché au mouvement anarchiste.

Il rencontre André Breton, chante les Fleurs du Mal de Baudelaire et enregistre La Chanson du Mal-Aimé de Guillaume Apollinaire  dont il fait un oratorio.

départ ascension, succès

En 1958, il se produit à Bobino pour la première fois : c’est un triomphe.

En 1960, il entre dans ’’l’écurie Barclay’’, l’empereur du microsillon entre 1950 et 1980.

En 1963, première tournée à l’étranger : le Canada ou il retournera régulièrement depuis.

En 1968, il entreprend une première tournée nord-africaine.

Brassens Brel, Ferré

C’est l’Olympe de l’époque

http://snoopairz.free.fr/

En 1970, début d’une longue et fructueuse collaboration avec le groupe rock Zoo et intensification de son action anarchiste. C’est l’année d’enregistrement de ses disques mythiques Amour, Anarchie 1 & 2 qui me séduiront et me prouveront que Léo Ferré est vraiment un chanteur à part.

En 1975, il quitte Barclay et dirige un orchestre philharmonique dans des œuvres de Ludwig van Beethoven et de Maurice Ravel.

En 1978, il dirige un autre orchestre symphonique dans La Mort d’Iseult de Richard Wagner. La même année, Il perd sa mère et son troisième enfant,  Manuella Ferré, vient au monde. Elle deviendra par la suite sculpteur et lithographe.

Les années 80 sont archipleines d’expériences nouvelles, de projets divers, d’innombrables tournées, en France, en Suisse, en Allemagne, en Pologne, au Canada, en Espagne, au Portugal, au Luxembourg, au Maroc, au Japon … Direction d’orchestres philharmoniques, récitals de chant, galas de charité, publications, émissions radiophoniques et festivals divers,apparitions au  cinéma.

l'age de la mytification

Dans les années 90, alors qu’il ne semble pas diminuer son rythme de travail, ses amis et collaborateurs, Caussimon, Cardon Castanier et Marsan disparaissent l’un après l’autre.

En 1992, il entreprend une dernière grande tournée en France et est hospitalisé à Paris…

Dernier coup d’éclat de l’homme de spectacle : il ‘’choisit’’ l’Italie et le 14 juillet 1993 pour mourir.

Il est enterré à Monte-Carlo…

l'humanité

C’est sa photo que je préfère …

”Pauvre Rutebeuf”

poète du Moyen-Age

‘’’Les poètes de sept ans’’

texte d’Arthur Rimbaud

’’O triste, triste était mon cœur’’

texte de Paul Verlaine 

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L’invitation au voyage

texte de Charles Baudelaire

« Jolie Môme »

’’La nuit d’absence’’

Les anarchistes

’’Pépée’’

“Requiem”

’’Cette blessure’’

“La mémoire et la mer” 

’’Avec le temps’’

Homme d’excès, homme qui a pu être excédant, homme de cœur, homme de courage, homme sensible, homme… Léo Ferré fut assurément un artiste emblématique de mon temps !

mo’ 

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