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 » Je ne suis pas le genre d’homme à fixer une poitrine  ou un postérieur ou de belles guibolles, moi je regarde surtout le visage’’ affirment les hommes … menteurs.

Menteurs, c’est le qualificatif utilisé dans les conclusions d’une étude d’une équipe de chercheurs de l’Université du Nebraska-Lincoln, tout ce qu’il y a de sérieux et scientifique, comme on s’en doute. Cette étude prouve de façon irréfutable que les hommes consacrent plus de temps à regarder le corps des femmes que leurs faces.

Nos fameux chercheurs ont montré à un groupe-test d’hommes et de femmes, des photos de femmes dont certaines ont été digitalement manipulées pour obtenir des corps  plus sinueux avec une large variété d’expressions : chic, plantureuse, nature etc.

Ce que ne savaient pas les cobayes, c’est qu’un dispositif pré installé permettait de suivre exactement les mouvements de leurs mirettes et de déterminer au millième de millimètre près ce qu’ils regardaient sur la photo. Ben les résultats sont durs, durs à accepter, mais la rigueur scientifique contraint à l’aveu :

–       Tous les hommes, vous m’entendez bien ?, tous sans exception, ont passé leur temps à yoyoter le long du corps des dames, avec des escales généreuses aux stations les plus huppées : protubérances thoraciques, galbe coxal, rebondi fessier et harmonie jambière…

Mais la grande surprise de cette étude, Messieurs les menteurs, mes semblables, mes frères, c’est que nous ne sommes pas les seuls à ne scruter  les femmes qu’à partir du cou ! Ces dames en font autant et sont donc, elles aussi, de fieffées menteuses puisqu’interrogées, elles s’empressent de répondre qu’elles ne regardent jamais, chez une autre femme, que l’expression du regard et/ou la silhouette. Mon œil ! Elles zyeutent pareillement le corps, sans trop s’attarder sur le visage.

Ce qui crédibilise définitivement les résultats de cette enquête, c’est qu’elle a été menée par une équipe de chercheurs placée sous l’autorité … d’une chercheuse, Sarah Gervais, enseignante à ladite Université de Nebraska-Lincoln.

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Cette enquête et ses résultats ont fait grand bruit et ont inspiré les commentaires les plus délirants qui soient, sans laisser de côté l’humour bien sûr, au point qu’un journaliste a pu écrire le plus sérieusement, en guise de conseil aux dames :

–       Mesdames, si vous voulez que votre homme n’oublie pas une date, votre prénom, quelque chose d’important, écrivez-le sur vos seins !…

Dans une autre étude, qui fit bien moins de bruit tant les résultats en sont explosifs, on apprend que ce que les dames regardent chez nous, ce n’est absolument … rien d’autre ! Notre cou, notre allure,  notre taille, nos deltoïdes, nos biceps et plus lorsque possible … !

Mais chez elles, la partie qui remporte la palme n’est pas le thorax. C’est, euh … le sacrum … le derrière si vous préférez !

Donc nous regardons de préférence devant et elles regardent de préférence derrière !

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L’eusses-tu crû mon ami ? C’est notre derrière qu’elles regardent le plus ! Dieu quelle insulte à notre dignité, à notre culturisme, à nos torses puissants, aux tablettes de chocolat de nos ventres dégraissés au scalpel ! Notre derrière qu’elles regardent ! Ben çà alors ! Z’ont pas froid aux yeux les frangines, dis-donc !

Mais avec mon incurable parti pris pour la supériorité féminine, je m’en vais vous dégoter un tarabiscot de derrière mes fagots pour prouver qu’elles ont raison…

Cette même semaine, comme des centaines de milliers d’autres humains, j’ai appris avec délice que les femmes qui ont de gros derrières sont infiniment plus intelligentes que les autres, elles résistent mieux aux maladies et … plaisent davantage.

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Ô sœurs mauritaniennes qui ne vous asseyez jamais sur votre séant de peur d’en abîmer la parabole !… Vous qui utilisez mille et un subterfuges pour en augmenter le volume et qui, contre toutes les modes et toutes les tendances, avez compris que là où siège notre sex-appeal, ben … c’est notre siège ! Vous aviez donc tout compris avant tout le monde ! Dieu ce que vous avez du rire de nos railleries à propos de vos splendides silhouettes callipyges, sans doute au point de nous prendre pour des idiots !

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Et toi Kim, haïe par toutes tes congénères car tu nous plais à la folie !… Tu gagnes beaucoup d’argent, sans chanter, sans jouer la comédie, sans rien faire d’autre qu’être. Tu es donc assurément d’une intelligence supérieure ! Ben tiens, moi j’ai travaillé au top niveau du lever du soleil jusqu’après son coucher depuis que je suis enfant, et je suis désespérément pauvre! Du moins, à partir d’aujourd’hui, vais-je pouvoir accuser de ma faiblesse intellectuelle la platitude de mon coté pile ! Ne m’est-il pas fait néanmoins obligation d’avouer ta supériorité cérébrale ?

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Tu n’es pas la seule : la délicieuse chanteuse Jennifer Lopez est, elle, une pionnière de la réhabilitation des rondeurs arrières puisqu’elle a même inspiré la création d’une nouvelle branche de la chirurgie esthétique : la pose d’implants fessiers, devenue, tenez-vous bien, l’une des opérations les plus pratiquées tant aux Etats Unis qu’au Brésil !

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Il y en a bien d’autres, telle Nicki Minaj qui, naguère, aurait été considérée comme une handicapée et aujourd’hui est devenu un canon de la beauté féminine, grâce  à son imposant popotin !

Toutes les femmes veulent lui ressembler. Mais comment faire concrètement ? Prélève-t-on les fesses de l’une pour les implanter chez l’autre ? Non, il s’agit très prosaïquement d’implanter cette  affreuse gluance in situ pour arrondir les angles !

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Laissons toutes ces supercheries et remontons, comme d’habitude, vers les cimes éthérées de notre immémoriale sagesse et rappelons à toutes celles qui à ce jour étaient complexées par … une importante assise, que la photo licencieuse qui a eu le plus de succès dans l’histoire de l’humanité, c’est celle de la Vénus Hottentote dont j’ai déjà parlé ici (https://mosalyo.wordpress.com/2010/12/06/mama-africa-dinkenesh/)  et dont l’histoire personnelle fait se rejoindre le sublime et l’immonde, la science et le refoulement, Eros et Thanatos.

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Saartjie Baartman, une Sud-Africaine surnommée la  Vénus hottentote, au destin aussi bref que tragique a été exhibée comme  phénomène de foire à Londres au 19e siècle, objet d’étude pour les scientifiques et de curiosité pour les Européens, prostituée avant de mourir à 26 ans rongée  par l’alcool et la maladie. Elle avait la particularité d’avoir, entre autres bizarreries, des fesses hypertrophiées …

Sans commentaire, n’est-ce pas ? …

mo’

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