A.de F.

L’américaine de ma vie était en fait normande, mâtinée de saxonne. Elle vivait à Puerto Rico. Elle avait troqué son prénom fleurant le lait cru et la France rurale, contre la forme gaélique de ce prénom. Elle m’expliqua un soir, entre deux volutes d’encens qui dansaient en s’étirant vers le plafond, que ce troc allait dans le sens de la loi philosophique et morale dite de partition, qui affecte à chaque humain une part de bien et de mal, de fortune et d’infortune, de bonheur et de malheur, de vie et de mort, et qu’il est du devoir de l’individu de respecter.’’ La quintessence de  l’esprit hippie, dit plus clairement ! Vous avez sans doute compris, c’était au cours des seventies fleuries et enfumées.

Marie gaëlique

Elle était d’une grande beauté, d’un genre insoupçonnable dans le doux bocage situé au nord-ouest de la douce France… : brune, de grande taille, pulpeuse,  un visage aux traits appuyés, de grands yeux noirs, une  bouche lippue et un grand et beau nez sans défaut et, comme toujours sur les visages intéressants, un vague air de tristesse… Une véritable orientale, qui à elle seule, ouvrait une brèche dans la théorie qui veut que les Arabes se soient arrêtés à Poitiers !

Elle accordait la plus grande attention à son physique et consacrait à l’entretien de celui-ci une bonne part de son temps.

Elle était photographe, rattachée à une agence qui travaillait avec les plus grands magazines du monde, notamment Time, Life et Newsweek. Elle faisait des portraits remarquables mais refusait obstinément de fermer un œil en prenant ses instantanés car cela … risquait de lui créer de disgracieuses pattes d’oie aux coins des yeux …

Nous nous étions rencontrés au Maroc, à l’occasion d’une noce à laquelle elle avait été invitée par un de nos diplomates en poste à New York… De cette rencontre était née une passion brûlante ou tous deux, nous commîmes les pires folies, allant jusqu’à nous jurer de nous voir dans un délai de 24 heures alors que nous étions chacun à un bout de la planète, en passant par des coups de téléphone quotidiens d’une durée de 4 et 5 heures, en dépit des décalages horaires et du coût astronomique des communications internationales alors. Notre vie était un patchwork de voyages aériens, de décalages horaires, de palaces inouïs dont le vulgum pecus ne soupçonne même pas l’existence, et du luxe le plus fou qui n’était jamais assez étourdissant  pour étancher notre soif d’être ensemble…

supplique

Une fois, après un séjour dans l’immense et incroyable propriété que j’habitais à Dar Bouazza, au bord de la mer, près de Casablanca, elle dut repartir précipitamment et en pleura à chaudes larmes. Il nous était très difficile de nous quitter… Alors folie pour folie, elle se hasarda à m’inviter dans l’un de ses nids, celui de Paris, en plein centre du Quartier Latin, derrière le Palais de la Monnaie… Comme elle crut percevoir une hésitation de ma part, elle me promit avec force effusions qu’elle me ferait découvrir un Paris que je ne connaissais certainement pas. Pour achever de me convaincre, elle me sortit le grand jeu, consistant ce jour-là à mimer, en plein hall d’un hôtel huppé de Casablanca à la conciergerie duquel elle recevait son volumineux courrier depuis son premier séjour, avant mo’, une femme éperdue d’amour et n’hésita pas à se mettre à genoux pour me supplier de l’aimer toujours, pendant que je fondais d’un mélange de honte et de rire. Je l’aidai à se relever et après lui avoir dit pour la centième fois de la journée qu’elle allait en finir avec ma raison et ma vie, j’acceptai son invitation et en fixai avec elle la date pour 5 jours plus tard… le temps pour elle d’aller signer quelques documents à Puerto Rico et de revenir à Paris.

Ainsi fut fait et durant ces cinq jours, nous fûmes très sages et ne nous parlâmes qu’une fois par jour, plusieurs heures, il est vrai, mais une seule fois tout de même !

accueil Orly

Je débarquai à Paris. Elle m’attendait à l’aéroport d’Orly,  près d’une incroyable limousine avec chauffeur en livrée. Elle-même portait une robe charleston et un serre-tête. Elle tenait, de la main droite bien sûr, un grand fume-cigarette. Non pas que cela fut le moins du monde son habitude ou même son style, mais elle me faisait, une fois encore, une de ses clowneries pour me plier de rire et m’embarrasser … Mais elle exultait de joie. Plus, elle était heureuse… Sur la banquette arrière ou nous prîmes place, des dizaines de paquets-cadeaux parmi lesquels, je revois – Ô révélation pour moi – l’un des premiers 33 tours des Pink Floyd : Ummagumma.

Séjour de rêve ou je fus bichonné, couvert de présents, tous plus luxueux les uns que les autres, traité comme un coq en pâte et de surcroît, invité dans des lieux et impliqué dans des aventures pour le moins étranges.

–      Le vernissage de l’exposition des œuvres d’un peintre underground qui vendait, parait-il, ses infâmes croûtes à des prix stratosphériques et où je passai mon temps à écouter les commentaires lautréamontiens  d’une poignée de groupies en tenues incroyables,

–      Un dîner ’’peuple’’ et ’’affreusement chic’’ avec quelques bobos de son étrange ménagerie d’amis, à La Coupole, ou elle arriva, la poitrine couverte d’un simple chemisier en voile transparent et où un serveur, troublé par le croustillant spectacle, butta sur une marche et envoya valdinguer son plateau chargé, mettant probablement ainsi fin à une carrière pourtant prometteuse de loufiat,

–      La projection privée d’un film de guerre plus qu’obscure, œuvre du dernier petit génie des alentours d’Hollywoodsur-Seine où je m’étais ennuyé à mourir, et où j’eus envie de hurler à entendre les propos démentiels de la claque,

–      Un shopping dans une incroyable boutique de Saint-Germain ou l’on vendait des objets prosaïques, à mon sens sans le moindre intérêt d’aucune sorte, à des prix que je tairai, et ou elle acquit des petites assiettes ébréchées et des couverts dépareillés et horribles, du genre de ceux qu’un beau jour, chez soi, on fiche à la poubelle sans regret,

–      Un cocktail dînatoire dans une brasserie prestigieuse pour subir la déclamation des poèmes d’un gros plein de soupe qui essaya, totalement en vain, de me faire partager les subtilités de ses rimailles d’une totale vacuité déguisée en hermétisme,

–      Une visite exceptionnelle à l’immense vedette masculine d’un spectacle érotico-philosophique qui se prenait pour Sir Lawrence Oliver  et qui nous fit l’insigne honneur de nous infliger son album-photos,

–      Un after-dinner où nous fûmes conviés chez Aglaé de Fürstenberg

Bon, nous arrivons aux choses intéressantes. Cette visite-là ne peut être bâclée en 3 qualificatifs. En voici le récit détaillé …

Amie de ma belle, Dame Aglaé de Fürstenberg, richissime rentière qui eut l’immense mérite de naître, nous invita à un after-dinner, pour prendre une tisane chez elle. Malgré mon imploration muette, ma douce amie accepta et s’empressa, une fois que nous fûmes seuls, avant que je ne commence à bouder, de me dire qu’elle l’avait fait à bon escient. Au point où l’on en était, me dis-je, … que voguât la galère ! Ainsi, le lendemain soir, après dîner, nous nous rendîmes à pied chez cette dame, quasiment voisine de ma belle, dans l’ensorceleur Saint-Germain des Prés d’alors. Nous traversâmes la Rue Mazarine et la Rue de Seine, puis nous empruntâmes la Rue Jacob pour arriver à l’adresse de notre hôtesse, Place de Fürstenberg.

Place Fürstenberg

Aux tous premiers numéros, un immeuble cossu – mais ils le sont tous dans ce petit paradis de calme qui est l’âme de Saint-Germain des Prés, l’une des places les plus romantiques de la capitale française,  surtout la nuit, sous ce lampadaire du milieu du terre-plein, encadré par les magnifiques paulownias … L’architecture de qualité, les dimensions humaines de la place, le Musée Eugène Delacroix, le terre-plein du centre, les couples d’amoureux, tout concourt à la nostalgie et à l’exception…

moira

Avant que d’entrer dans l’immeuble, il est temps, je pense, de vous révéler le nom de ma belle : MoiraMarie en écossais et en gaélique, comme dit. Moira me regardait boire à pleine goulée la magie des lieux et souriait aux anges. Elle était heureuse de me rendre heureux. Elle me saisit et m’attira contre elle pour me couvrir de baisers. Me sachant épidermiquement allergique à l’exhibition et aux entraves à la pudeur, elle prit un malin plaisir, pour me décontracter, à me balancer quelques vulgaires et choquantes invitations, à faire rougir un soudard, mais   »second degré »  rassurez-vous, qui me firent m’écrouler de rire et mourir de honte. Puis, nous pénétrâmes dans le hall de l’immeuble. Nous empruntâmes l’escalier et arrivâmes au second étage où nous sollicitâmes le huis d’une belle porte art-déco.

Un majordome plus coincé qu’une caricature nous ouvrit et nous souhaita la bienvenue. Il nous débarrassa avant de nous introduire dans le salon ou Dame Aglaé de Fürstenberg nous attendait, allongée à demie sur un sofa empire, en robe longue diaphane, caressant l’épais pelage d’un chat angora et écoutant, je me le rappelle comme si c’était hier, España d’Emmanuel Chabrier. Une infecte odeur de chat me prit à la gorge au point de me déstabiliser… Notre hôtesse donna ordre au majordome de diminuer le son, de prendre en charge Edgar le chat et se leva pour nous accueillir et nous souhaiter la bienvenue. Elle nous demanda une seconde de patience, alla probablement se laver les mains et revint, pour affirmer être très fâchée contre Moira qui la privait douloureusement de son amicale présence.

mo d'alors

Celle-ci, sans mot dire, me désigna pour affirmer que j’étais le coupable de sa disparition. Aglaé me pinça la joue et après m’avoir donné un furtif baiser quelque peu équivoque, elle affirma que j’étais si mignon qu’elle comprenait parfaitement l’infidélité de son amie.  Mignon ! Moi mignon ! Je t’en ficherais moi, des mignons ! J’aurai décidément tout entendu aux cotés de ma terrible amie. Mignon ! Pff …

Il me fut très difficile de me faire à l’horrible odeur de chat. Toutes ces splendeurs, toute la beauté du lieu et toute sa magie étaient sérieusement entachées par cette horrible odeur d’intimité animale… Notre hôtesse, voyante extra-lucide, comprit ma gêne et donna l’ordre au majordome de mettre en route le désodoriseur.

Nous nous mîmes à l’aise et les deux amies commencèrent une revue systématique de leur actualité socio-culturelle, exagérant tout autant le compliment que la critique. Et la très futée Moira me lançait des œillades chipies comme pour me dire : Je sais que tu t’ennuies à mourir mais sois patient, que veux-tu, Aglaé est ainsi !

Drôle de nom ! En fait elle ne s’appelait nullement ni Aglaé ni de Fürstenberg, mais tout bêtement quelque chose comme Huguette je ne sais trop quoi, d’un nom bien roturier, mais compte tenu de son décorum, c’est moi qui l’ai baptisée de ces noms qui lui seyaient bien mieux … Dans un instant, lorsque vous aurez vérifié qu’elle était volontaire, entreprenante, active, qu’elle aimait briller, et qu’elle passait son temps dans l’étrange, le merveilleux et l’ésotérisme, vous conviendrez qu’elle ne pouvait être qu’Aglaïa, qui, en grec, signifie tout cela précisément…

Puis elle se mit à me questionner comme un entomologiste découvrant une nouvelle variété d’insecte. Nom, prénom, date et lieu de naissance, nom du père, de la mère, des sœurs et des frères. Tout, elle voulut tout savoir de moi et hochait la tête à chacune de mes réponses comme si elle comprenait tout d’un coup le théorème de complétude ! Cela m’ennuyait mais en vérité, pendant ce temps, je regardais les incroyables dessins de Picabia, une infinité. J’étudiais aussi le majordome bellâtre, Don Miguel, dont je puis jurer que le service ne s’arrêtait guère au coucher de la dame, bien au contraire.

Tiens, le voilà justement voiturant vers nous un bar en bois précieux, surchargé de porcelaines rares et de verres de baccarat. Il y avait également un carrousel de boites métalliques  »belle époque », chacune contenant une herbe à infuser et tout à côté, des soucoupes surchargées de gâteaux secs aux épices, gingembre, anis, poivre. Enfin, à l’extrémité de la table roulante, un coffret à tabac, contenant diverses herbes  à fumer et des pipes précieuses, plus étranges les unes que les autres …

En sirotant nos infusions, nous parlâmes de nos vies : elle était quant à elle, la fille et l’héritière unique d’un marchand d’art qui avait eu le flair d’acheter tout ce que les peintres surréalistes lui avaient proposé et en avait fait une fortune colossale … Je compris alors cette profusion de dessins, de photos dédicacées, de parchemins accrochés aux murs… Pas un centimètre carré qui fut libre, ni sur les murs, ni sur les tables, guéridons, secrétaires, commodes et autres meubles.  Le Dame était célibataire et malgré sa modeste quarantaine, elle avait déjà pris toutes les dispositions pour léguer son trésor à je ne sais quelle association, me confia-t-elle.

Je finis par remarquer que lorsqu’elle me questionnait, elle saisissait subrepticement un magnifique stylo déguisé en plume d’oie et prenait sans en avoir l’air des notes probablement relatives à mes réponses…

Ses petits gâteaux étaient délicieux et étranges et nous en fîmes grande consommation. L’heure était de qualité et j’en fis muettement l’aveu à Moira qui, sans aucune gêne, se leva pour me témoigner son bonheur en avouant à son tour à Aglaé qu’elle, l’indomptable amazone des caraïbes, avait trouvé son maître dans la droite lignée des corsaires salétins, les terribles Morad, hollandais, algérois et autres,  de toutes origines. Plaisanteries d’internat de jeunes filles, rires aigus, décontraction générale.

Puis Aglaé se bourra une pipe d’une herbe assez nauséabonde et  l’alluma avant de me demander de venir m’asseoir à la table de bridge, en face d’elle. Elle prit un jeu de tarot et, d’un air grave et solennel,  me demanda de mélanger, de couper comme ci, puis en croix, puis comme çà et surtout de me concentrer bien fort et d’écouter attentivement.  Moira se prépara également une pipée avant de s’approcha mais elle fut priée par la Pythie de rester en arrière. Et là, peu à peu, mon avenir  me fut révélé par l’étrange Aglaé de Fürstenberg à travers un nuage de fumée probablement illicite : …

  • ’’Mo’, vous êtes né sous le signe conjugué de Mars et de … ce qui veut dire que … etc. etc.
  • Il est certain que vous devez avoir … et patati et patata, et comme cela pendant une heure.

Il serait lassant de tout répéter même si je m’en souviens avec précision …  Allons aux points principaux :

  • Vous réussirez à échapper aux rets de toutes les belles qui vous entourent et vous entoureront jusqu’à ce que vous atteigniez un âge équivalent à un tiers de siècle,
  • Vous épouserez une jeune fille de votre village, ou de votre clan, ou de votre famille,
  • Vous ne serez père qu’après disparition de votre propre père,
  • Vous exercez et continuerez d’exercer des métiers étranges et bien peu en rapport avec votre formation,
  • Vous allez beaucoup travailler tout au long de votre vie et vous gagnerez quelque argent, mais vous le perdrez systématiquement et il vous faudra à chaque fois, comme un gros scarabée essayant d’escalader une paroi lisse, repartir tout au bas de l’échelle… sans choix de faire autrement. Non, rassurez-vous, vous n’êtes pas maladroit, vous êtes handicapé par une éducation dépourvue de la moindre idée de mal : vous ne savez pas vous méfiez de votre entourage,
  • Vous finirez néanmoins par devenir riche. Mais riche, très riche, d’une richesse hors normes, même. Hélas pour vous, cela n’arrivera que très tard, très très tard, vous me comprenez ? Oh oui, vraiment très riche… très tard …

cartes du tarot de marseille

Je restais songeur et regardai les cartes du tarot aux dessins aussi naïfs que bizarroïdes : la Roue de Fortune, Le Soleil, Le Monde …

Et parce qu’elles sont tirées au hasard, elles auraient le droit de signifier mon destin et par conséquent de prédire mon avenir ? Quel obscurantisme, Dieu du Ciel ! En fait, dans ce jeu malsain, le hasard du tirage donne une trame et le tireur donne le roman…

La Bible interdit formellement et sans équivoque la pratique de la divination, contrairement aux racontars traînant par malveillance çà et là : Lv 19, 31a ; et Dt 18, 10-11 :

Pour le Catholicisme, dans le nouveau catéchisme de l’Eglise promulgué officiellement par Jean Paul II, l’attitude chrétienne juste consiste à s’en remettre avec confiance à la Providence et toutes les formes de divination sont à rejeter.

Quant à l’Islam, il va jusqu’à s’opposer à toute forme de contact avec ceux qui lisent l’avenir et bien sûr à tous ceux qui est pratiquent la sorcellerie. Le Coran, Sourate 31 – Verset 34 et Sourate 27 – Verset 65

Le tarot

Tout cela je le savais et le comprenais parfaitement … Je connaissais même les troubles conditions dans lesquelles en Inde et en Chine, l’art de la divination s’est séparé de celui du raisonnement. J’avais ensuite, dans mes études, traduit quelques passages du ’’de divinatione’’ de Cicéron que le sujet obséda, mais enfin, je n’arrivais toujours pas à admettre que qui que ce fut au monde, put, par quelque inspiration que ce fut, prédire mon avenir… Mais, sans pitié pour la compromission et les zones d’ombre, je poursuivis honnêtement la réflexion, non que ce fut une obsession, par simple curiosité. 

Et connaître l’avenir ! La belle affaire ! On a tout à y perdre ! Comme dit l’auteur latin plus haut cité, si les prédictions sont bonnes, le fait de les savoir à l’avance les affadit. Si elles sont mauvaises, le fait de les savoir allonge le temps de souffrance !… Ou est l’intérêt ?

La soirée s’acheva et me laissa songeur. Non, non pas contrarié, simplement songeur. Nous retournâmes chez Moira bien tard après une petite ballade d’une heure dans les rues désertes de Saint Germain. D’une grande finesse et d’un tact infini, elle ne pipa mot et se contenta de se blottir contre moi en faisant la seule chose que j’étais en condition d’admettre alors : me dire des mots gentils, tout simples, qui me firent beaucoup de bien…

Depuis cette soirée mémorable dont je me rappelle à ce jour le moindre détail, je revois le visage très pâle d’Aglaé de Fürstenberg, fâchée avec le soleil, et son regard aller chercher au fond de ma rétine les pensées qui me traversaient l’esprit pendant qu’elle parlait doctement. Elle perçut parfaitement que ses prédictions ne me dérangeaient pas, mais ne me faisaient non plus, aucun plaisir. Un homme eut sans doute arrêté le massacre, mais il s’agissait d’une femme, amie de mon amie de surcroît… et elle n’en fit rien.

Maintenant la meilleure ! Toutes les prédictions que j’ai révélées plus haut … se sont avérées exactes, mais je n’en ai cure et n’en suis guère impressionné. Reste le problème de ma richesse à venir. Deviendrais-je riche, plus riche que riche ? Je ne le sais pas … mais rassurez-vous, je n’y crois pas le moins du monde, d’autant que cela servira surtout à rembourrer le capiton de  mon dernier costard selon Dame Aglaé de Fürstenberg

mo’ 

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