Vertiges

Le vertige est un trouble affectant une personne dans le contrôle de sa situation dans l’espace. Plus précisément, c’est un dysfonctionnement du système de l’équilibre, qui peut survenir en diverses circonstances ou pour diverses raisons, à tout âge.

Le vertige consiste en une illusion de mouvement – de soi ou de l’environnement : désorientation, difficultés à se tenir debout, à marcher correctement. Il s’accompagne fréquemment de nausée, de troubles visuels, de vomissements parfois et souvent de manifestations migraineuses.

Le terme ’’vertige’’ peut désigner une sensation de malaise éprouvée par quelqu’un se trouvant de manière inaccoutumée en hauteur. Le terme médical approprié étant l’ ’’acrophobie’’, ou peur extrême et irrationnelle des hauteurs.

Entre 2 et 5 % des êtres humains souffriraient d’acrophobie, et les femmes seraient deux fois plus exposées que les hommes.

Largement inspiré de http://fr.wikipedia.org/wiki/Vertige  

Vertige escalade

Les différents types de vertiges

Les vertiges, bien que se manifestant généralement de façon très proche – étourdissement et perte de l’équilibre, peuvent être classifiés en plusieurs familles.

On compte généralement 3 grands types de vertiges :

  • Le VPPB : Vertige paroxystique positionnel bénin
  • La maladie de Ménière
  • La Névrite vestibulaire

Et en 2 catégories :

  • les vrais vertiges
  • les faux vertiges.

vertige Kundera

Les vrais vertiges

Les vrais vertiges sont des vertiges vestibulaires, on en distingue 3 types :

Le Vertige Paroxystique Positionnel Bénin

(VPPB)

  • Symptômes : Vertiges rotatoires ou giratoires par intermittences ressentis lors de changement de position dans l’espace, souvent répétés dans une position précise et du même côté. Il ne dure que de 20 à 30 secondes.
  • Cause : Des microcristaux de carbonate de calcium se déplacent dans le vestibule et l’alourdissent ce qui provoque des vertiges. Aucune cause n’est connue à ce jour.
  • Traitements : La manœuvre de SEMONT est une série de mouvements rapides qui provoque les vertiges et qui disperse les microcristaux.

La maladie de Ménière

  • Symptômes : Vertiges, vomissements, malaises, sifflements et bourdonnements dans l’oreille.
  • Cause : hyperpression d’origine non déterminée du liquide endolymphatique dans l’oreille interne.
  • Traitements : Anti-vomitifs anti-vertigineux, anti-histaminergiques, régime sans sel et diurétique, Antibiotiques, Chirurgie…
  • Symptômes : Vertige brutal pouvant durer.
  • Cause : Infection d’origine virale.
  • Traitements : Anti-vomitifs ; rééducation ; chirurgie. 
La névrite vestibulaire
Le vertige des Seniors
  • Vieillissement du corps : Administration de vasodilatateurs.

Le vertige vestibulaire (des Seniors)

  • Symptômes : Vertiges, défaillance visuelle, déséquilibres, chutes.
  • Cause : Vieillissement du corps
  • Traitements : Rééducation

vertige ouvriers

Les faux vertiges

  • Le déséquilibre par faiblesse musculaire :Sciatique, arthrose de la hanche, prothèse… provoquant des sensations de perte d’équilibre assimilées à des vertiges.
  • L’hypotension orthostatique : Lorsque l’on passe brutalement de la position couchée à la position debout. Le sang chute au niveau des jambes, réduisant temporairement l’afflux sanguin vers le cerveau. Ce manque entraine un déséquilibre proche du vertige.
  • Les Lipothymies : Les émotions ou la chaleur peuvent provoquer des vertiges et des courtes pertes de connaissances.
  • Les Migraines : Certaines peuvent être accompagnées de vertiges.
  • L’hypoglycémie : Déséquilibre et vertige ressentis chez les diabétiques, ou lors d’un état d’hypoglycémie bénin non caractérisée par un diabète.

Ces troubles sont des faux vertiges car ils correspondent à des symptômes dus à autre cause. C’est donc cette cause d’origine (diabète, migraine, sciatique, hypotension…) qui doit être traitée et non le vertige.

Extraits de  http://www.vertiges.info/types/

tours de la défense

Paramnésie

C’était il y a … je ne me rappelle plus et cela n’a aucune importance …

Alors que je ‘’faisais’’ dans la transformation de produits de la mer, j’avais eu l’idée de certains produits nouveaux. Ils étaient bien franchement bons et visuellement très attractifs. Dérivés de produits de la mer, ils utilisaient largement certains adjuvants fabriqués par une multinationale de grande renommée. J’avais fabriqué des échantillons et j’avais débridé ma machine à délirer pour les appellations : ’’Fagotines de soles’’, ’’Chiffonnade de maigre aux fèves’’, ’’Kebabs de la mer’’, ’’Beurre de crevette’’, ’’Médaillons de la mer’’ etc. Ils étaient destinés à être fabriqués industriellement, puis surgelés … De plus, grâce à l’insolente richesse des côtes marocaines, je pouvais les commercialiser à des prix très attrayants.

L’ensemble était assez porteur pour intéresser la direction de la branche agroalimentaire d’un des leaders mondiaux de la chimie. Après avoir franchi en toute décontraction une cascade d’intermédiations subtiles et mystérieuses, on m’avait invité à rencontrer le big boss en ses bureaux, dans l’une des tours du Quartier de la Défense, à Paris.

Le genre de rendez-vous capable de vous propulser vers la réussite à une vitesse météorique ou vous faire sombrer corps et biens dans la médiocrité éternelle. Je n’ai jamais manqué de culot et encore une fois, en cette occasion précise, je refusai totalement les conseils de mes proches qui m’invitaient à préparer ma réunion, comme un examen scolaire, pour ne pas ’’déplaire’’…

Je me rendis dans lesdits  bureaux, accrochés au trente et quelqu’ième étage. Quelle organisation, mon Dieu ! Magique ! Au rez-de-chaussée, une personne semblant descendue d’un podium d’élection de reine de beauté vint à ma rencontre et me conduisit gentiment, trente étages plus haut, dans un ascenseur de grand luxe, jusqu’à la grande ordonnatrice du protocole de la direction générale, dont les bureaux étaient posés sur une moquette profonde et moelleuse.

Magique vous dis-je ! Je n’ai pas attendu une seconde. Dés mon arrivée, abreuvé par un flot ininterrompu de sourires et de gentillesses, je fus invité à entrer dans une salle de réunion comme celle des films hollywoodiens. Pas de murs. D’immenses baies vitrées, un mobilier tout juste sorti des ateliers des plus grands designers transalpins et une sérénité palpable. Très exactement à la seconde ou lon me désigna ma place, entra le ’’de cujus’’ que je venais rencontrer, suivi de trois autres personnes, deux hommes du genre ’’executive’’ et une dame toute pimpante, tous quatre souriants comme pour une publicité de dentifrice.

Salutations chaleureuses, plaisanteries immédiates sur le ’’mauvais temps parisien’’ comparé au soleil de Marrakech ou ’’l’on’’ était 3 jours avant pour un week-end de micro-vacances, chaleur et désir de me mettre à l’aise. L’on s’assit. Derrière mon vis-à-vis assis au haut-bout, Paris à perte de vue, Paris tout beau, le visage halé par ce crachin qui lui va si bien.

Je présentai mes produits et en parlai avec enthousiasme et conviction, fanfaronnai un peu en disant que je me faisais fort d’en vendre des quantités astronomiques et invitai à faire  le distinguo entre mes produits, aussi bons et sérieux que les produits bretons, et la triste mangeaille originaire de l’Asie du Sud-Est, origine leader du marché à l’époque. Mon argumentaire dut être convaincant – par sa naïveté peut-être ? Toujours est-il que l’on me servit de généreuses tartines de compliments, d’enthousiastes promesses d’aide etc jusqu’à me dire : ’’Veuillez considérer nos unités de recherche comme les vôtres et nous nous engageons à vous prêter assistance soutenue et gratuite jusqu’au passage au stade industriel.’’

Pendant que je parlais, je notai que mon interlocuteur principal me regardait de façon étrange. Cela me déconcentra quelque peu et je me demandais ce que je devais bien avoir qui attirât ainsi l’œil. Puis, à mesure que la discussion avançait, mon malaise augmentait et le regard de mes interlocuteurs se voilait d’une vague inquiétude… Assez rapidement j’eus comme une difficulté à respirer et chaque fois que j’étendais mon regard par delà le mur de baies vitrées, j’avais la nausée et le ramenais bien vite au centre de la table, ayant une peur panique de souiller les lieux. Je regardais aussi mes mains que je voyais transpirer honteusement. Rapidement je ne pus plus me contrôler et me mis à ‘’chercher mon souffle’’, devenu court et saccadé.

Enfin, le directeur me délivra en me demandant si tout allait bien. Sa simple demande me fit tout comprendre : J’étais gagné par un méchant vertige et la raison en était toute simple : la hauteur des lieux. J’eus la force de le dire avec humour, en m’en désolant sincèrement. Je dis que, paysan du Sebou, je ne concevais de monde qu’horizontal et de vie que tout près du plancher des vaches. Et c’est là ou mon interlocuteur principal, homme de tact s’il en est, me proposa de quitter ces lieux inhospitaliers au plus vite et de redescendre à mon niveau favori, le rez de chaussée. J’étais doublement malade : victime du vertige et de la nécessité de mettre un terme à ce qui constituait pour moi une chance professionnelle hors norme.

Je fis un effort surhumain pour m’arranger et me préparer à prendre congé de lui dans un flot ininterrompu de demandes d’excuses. Le gentleman me répondit qu’il allait m’accompagner et invita ses collaborateurs à faire partie de ce comité d’accompagnement. Il ajouta, ce qui me fit rire, que nous continuerions l’intéressante discussion ’’en bas’’. Evidemment l’ascenceur était là et nous attendait … nous nous engouffrâmes tous et en un clin d’œil, au son d’une douce musique, nous nous retrouvâmes très rapidement au ’’ground zero’’… Quelqu’un nous avait-il devancé  pour avertir ? Des ordres téléphoniques avaient-ils été donnés ? Je ne sais pas. Toujours est-il qu’on nous invita à suivre une autre reine de beauté pour rejoindre le minuscule jardinet d’hiver, protégé par une verrière, derrière la conciergerie, ou une table nous attendait, surchargée des mêmes boissons et amuse-bouche que tout la-haut. Et la discussion reprit, avec un mo’ parfaitement remis d’aplomb, remerciant le ciel d’avoir pu épargner à ses hôtes le spectacle de la laideur… Nous fîmes affaire …

Burj el Arab

Il m’est arrivé de m’asseoir au bord d’une falaise, les pieds ballants dans le vide et de me sentir parfaitement à l’aise. J’ai par ailleurs conté ici même, – Oumlil : http://wp.me/s62Hi-oumlil ; comment, par défi de petit coq indigné, j’avais escaladé une falaise, suspendu à une corde, sans le moindre problème. Les voyages en avion me font dormir car ma confiance est totale dans les pilotes. L’escalade de montagne ne me rebute absolument pas. J’ai la sensation animale de n’y courir aucun risque en faisant attention. Métempsychose féline ? Peut-être ?

Mais une habitation dans une construction en hauteur,  c’est tout autre chose. En pareil lieu, je ne contrôle alors rien et ne puis rien faire pour échapper à la toute bête passivité. C’est un réflexe tout à fait primitif, mais d’autant plus fort, justement ! Une façade absolument lisse et verticale me donne un vertige inouï et je ne puis en aucune manière dormir dans une chambre donnant sur cette façade.

ritz carlton Hong Kong

J’ai récemment fait rire un ami en lui jurant, de toute bonne foi, que je préférais – et de très loin, une litière de paille dans un coin d’étable,  à toutes les suites de tous les Burj El Arab de Dubai, et tous les Ritz Carlton de Hong Kong… Sur la litière de paille, je suis certain de dormir en paix, alors que dans les gratte-ciel, je suis certain de passer la nuit à … attendre le matin avec la désagréable sensation d’être pris dans une souricière et d’avoir une chance sur deux de ne point y parvenir…

lit de paille

 

Et mon ami, Saint Bernard, m’a dit :

 » Dieu te bénisse mo’ – Diogène, et fasse qu »Alexandre ne vienne pas t’importuner … »

mo’

nota : toutes les photos sont empruntées à Internet

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