esaayons le matriarcat

  • Considérant le brillant constat de l’état du monde,
    • Destruction inéluctable de l’environnement sur notre planète,
    • Disparition dramatique d’une grande part de la diversité biologique,
    • Epuisement des ressources naturelles,
    • Raréfaction de l’eau potable,
    • Pollution des mers et des océans,
    • Instauration d’une différenciation entre les groupes humains,
    • Opposition violente entre des croyances,
    • Instrumentalisation des religions,
    • Xénophobie,
    • Egoïsme,
    • Haine,
  • Attendu que d’éminents scientifiques et enseignants de l’Université de Cambridge, en Grande-Bretagne, avertissent que l’humanité va devoir répondre à des menaces terrifiantes de divers types :

1-Les cyber-attaques

Notre dépendance croissante à la technologie et aux réseaux interconnectés rend notre société plus vulnérable. La menace la plus forte: la neutralisation des ordinateurs qui contrôlent les réseaux d’alimentation en électricité, dont les conséquences seraient immédiates et potentiellement sévères. David Spiegelhalter

2-Le bioterrorisme

Contrairement à l’arme nucléaire, qui demande une infrastructure lourde pour être fabriquée et utilisée, développer des microbes ou des virus génétiquement modifiés peut se faire de façon relativement simple en laboratoire.

3-Les pénuries alimentaires

La gestion de la distribution alimentaire se fait surtout à flux tendu, sur le modèle du «zéro-stock». La défaillance des réseaux informatiques qui la contrôlent pourrait rapidement entrainer des pénuries, et le cas échéant, des émeutes de la faim en moins de 48 heures.

4-Les pandémies

«La propagation rapide d’une pandémie peut provoquer des ravages dans les mégalopoles d’un monde en développement perpétuel» Lord Rees

5-Une intelligence artificielle hostile

«C’est probablement une erreur de penser que toute intelligence artificielle, en particulier celle qui est née par hasard, va évoluer comme l’espèce humaine, avec les valeurs qui sont les nôtres, et qui sont le produit de millions d’années d’évolution» Huw Price.

6-Les catastrophes naturelles

«Les astéroïdes s’écrasant sur ​​la terre sont une menace réelle pour lespèce humaine, mais nous ne pouvons pas faire grand-chose pour prévenir un tel événement» David Spiegelhalter.

Stephen Hawking

Je, soussigné, suis fortement inquiété, mais ai décidé, avant que de céder à l’alarmisme et à la panique, mauvaises conseillères et mères de tous les abus, de solliciter l’avis d’autres scientifiques pour y voir plus clair… J’ai notamment sollicité l’avis d’un scientifique pour lequel j’ai toujours eu une véritable admiration, Stephen Hawking, l’éminent physicien britannique qui souffre d’une dystrophie neuromusculaire qui le paralyse complètement sans rien entamer de sa prodigieuse intelligence et de sa productivité.

Hawking communique grâce au capteur infrarouge installé sur l’une des branches de ses lunettes. Ce capteur détecte les contractions des muscles de sa joue et lui permet de contrôler l’interface de son ordinateur.

Grâce à cette installation, il est parvenu à exprimer cinq mots à la minute, ce qui lui a permis de donner ses cours, de continuer à rédiger ses publications scientifiques et de donner des conférences qu’il enregistre au préalable.

…’’Lorsque Stephen Hawking donne son avis, que ce soit sur les trous noirs, les extraterrestres, l’intelligence artificielle ou même le ciel, le monde a tendance à prendre des notes. Et cette fois, ‘’il’’ lance un sérieux avertissement : ’’Si nous, humains, en tant que civilisation, ne reconsidérons pas nos approches agressives, nous serons condamnés.’’

Lors d’une conférence au Musée des Sciences de Londres, Hawking a accepté de répondre à la question d’un jeune homme de 24 ans qui avait remporté un concours pour être l’invité d’honneur du prestigieux scientifique. La question posée était de savoir ce qu’il changerait dans le genre humain, s’il en avait la possibilité.

Réponse de Hawking :

« Le défaut que j’aimerais corriger en l’homme, c’est l’agressivité. Il peut y avoir eu nécessité d’être agressif pour l’homme des cavernes qui devait obtenir par la force sa nourriture, un territoire ou une partenaire pour se reproduire, mais de nos jours cette agressivité menace de détruire le genre humain dans sa totalité. »

Sans surprise, il a considéré qu’une guerre nucléaire provoquerait ce qui « serait la fin de la civilisation, et peut-être la fin de la race humaine. »

Pour contrer l’agressivité humaine, il faudrait selon lui développer l’empathie, pour qu’ « elle nous rassemble dans l’amour de paix. » Hawking croit que, en plus de corriger cette lacune, l’exploration spatiale notamment sauvera finalement notre espèce :

«Je crois que l’avenir lointain de la race humaine est dans l’espace, car il pourrait empêcher la disparition de l’humanité par la colonisation d’autres planètes »

Source: Daily Mail, BBC News.

  • Attendu qu’il est tout à fait légitime de rechercher les coupables de notre inéluctable ’’génocide’’ et qu’une enquête rapide indique comme coupable l’Homme,
  • Attendu que notre instinct de survie et notre raison sont naturellement interpelés pour trouver des solutions urgentes, fussent-elles des expédients, pour éviter l’inévitable et reprendre le chemin de l’espoir,
  • Il appartient à chaque être humain de réfléchir, de dialectiquer et d’élaborer une ou plusieurs solutions qu’il soumettra à l’appréciation critique de ses congénères.
  • Ayant une haute considération pour son rôle d’homme responsable et éthique, le soussigné a réfléchi, soliloqué, conjecturé, supputé, dialectiqué, et déduit ce qui suit : …

… Le mal est tellement profond, généralisé et jamais démenti tout au long des 3 ou 7 millions d’années – au diable l’avarice ! – de l’histoire de l’homme sur terre, qu’il est forcément systémique. Un élément fondamental, basique, basal, doit être faux dans l’équation de départ de l’aventure humaine sur terre pour qu’ainsi toutes les civilisations naissent, grandissent et meurent systématiquement de leurs propres erreurs.

Toumaï duTchad, (7 millions d’années) ou Lucy des Afars, (3 millions d’années) sont tous deux nos ancêtres, qu’on les considère comme des singes, des hominidés ou des hommes.

Eh bien depuis leur temps, l’agressivité dénoncé par Stephen Hawking a été l’un de nos outils pour survivre, pour vivre. Il faut vraiment una sacrée dose de naïveté pour voir autre chose dans nos motivations et la morale et les prophètes ont eu beau nous adjurer de procéder autrement, nous inviter à l’amour et au partage, avouons que l’essentiel de leurs exhortations est resté dans les déserts, dans les chaires cathédrales et dans les livres. Au contraire, au lieu de les écouter, de les lire et de suivre leurs conseils, tous ces discours ont été et sont encore prétextes supplémentaires à la méchanceté, à la haine et à l’éloignement, mus que nous sommes par notre tare congénitale, l’agressivité.

Force est donc de constater qu’il y a quelque chose de pourri, comme disait le Marcellus de Sir William, mais sur terre, pas seulement dans l’Empire du Danemark.

Revenons au schéma de base : Toumaï et Lucy qui n’avaient pas encore subi l’épilation de leurs généreuses toisons, se sont redressés et ont ainsi déclenché, dit-on, le mécanisme de la pensée. Elle leur servit à s’organiser pour survivre, vivre et se reproduire. Elle resta à la caverne pour protéger le feu, préparer les repas et nourrir et élever les enfants. Lui est sorti pour allez chasser et cueillir, puis, plus tard, semer et récolter.

La charge de la maternité, outre ses obligations fonctionnelles naturelles, fit apparaître en elle certaines faiblesses organiques qui l’écartèrent de la direction de la cellule familiale. Le commandement tomba ainsi entre les mains de l’homme qui se l’appropria intégralement, tout au moins au plan social…

Des millions d’années après, ou en est-on ?

’’Les hommes ont résisté si efficacement que nous (les hommes) jouissons en général, aujourd’hui encore, de plus de privilèges et de pouvoir que la majorité des femmes. En dépit de discours affolés au sujet de l’« égalité-déjà-là », des « excès du féminisme » et de la « crise de la masculinité », les hommes consacrent encore bien moins de temps et d’énergie que les femmes aux tâches domestiques et parentales. De plus, c’est l’homme, le plus souvent, qui possède le compte de banque et le fonds de pension les mieux garnis, la voiture et la résidence, et qui décide par ses choix de carrière où vivra la famille. À la suite d’une séparation, les hommes se contentent en grande majorité de passer à peine quelques jours par semaine avec leurs enfants, laissant aux femmes le plus lourd des responsabilités parentales et se lançant rapidement à la recherche d’une nouvelle conjointe, si possible sans enfants…’’

’’…Certes, on voit des hommes sur les trottoirs aux commandes d’une poussette, ou quelques-uns préparer le repas, faire la vaisselle ou changer des couches. Ces images marquent l’imaginaire. Il ne s’agit toutefois que d’exceptions. En bref, l’« homme rose » et le « nouveau père » ― déjà louangés au début des années 1980 – sont des modèles marginaux et l’« ancien père » est encore la norme. Les études récentes sur le sujet démontrent les unes après les autres la prévalence d’une déresponsabilisation des hommes en général face aux tâches domestiques. C’est surtout lorsque naît un premier enfant que l’inégalité devient plus marquée, au profit des pères et aux dépens des mères. Le conservatisme des attitudes et des comportements se double d’un conservatisme des idées et des valeurs : le modèle idéal véhiculé par la culture dominante évoque une famille hétérosexuelle dans laquelle le père joue le rôle de pourvoyeur et la mère le rôle… de mère, assurant éventuellement un salaire d’appoint. Ce modèle est d’autant plus fort qu’il paraît relever, à première vue, de la nature humaine…’’

’’…Évoquant nos ancêtres, ne doit-on pas plutôt supposer qu’un vaste spectre d’expériences amoureuses, sexuelles et parentales ont été vécues ? Il y a eu des différences importantes entre peuples sédentaires et nomades et entre les communautés vivant au bord de la mer, en plaine, en montagne, en forêt, en désert, en zones tropicales, tempérées ou polaires. Il y avait dans les clans et les familles des vieillards, des handicapés, de personnes sans enfants, des femmes pratiquant la chasse et des hommes s’occupant des enfants’’…

’’…L’étude de l’anthropologie et de l’histoire humaines révèle que des femmes parcourent des dizaines de kilomètres quotidiennement à la recherche de gibier, de fruits et de bois pour le feu, parfois avec un enfant sur le dos et contribuent aux deux tiers de l’apport en nourriture pour leur communauté. Des femmes pratiquent la guerre dans des armées officielles ou dans des milices, militent dans des organisations terroristes ou des groupes militants. D’autres triment à l’usine ou dans les boyaux de la mine, pratiquent la piraterie sur les mers ou font vœu de chasteté et vivent dans des communautés composées de femmes uniquement. Des femmes dirigent des temples ou gouvernent des royaumes et des pays. Certaines, enfin, voyagent dans l’espace. Comment alors prétendre qu’il y aurait une « nature » féminine ? Et surtout, pourquoi le prétendre ? Peut-être parce qu’une telle affirmation sert des intérêts…’’

Lire l’intégralité de ce passionnant article ici : ’’Le mythe de la caverne conjugale’’ de  Francis Dupuis-Déri, professeur québécois de sciences politiques, né en 1966.

Donc, des millions d’années après la configuration initiale du schéma de base, nous en sommes, en fait, exactement au même point ! Et un grand bravo pour notre constance… Qu’est-ce à dire ? Que nous continuons à dévaloir la direction de nos sociétés à la supériorité énergétique physique !

Mais, me dira-t-on naïvement, et les Angela, et les Dilma, et les Tseu Hi, et les Elizabeth, et les Marie, et les Catherine, et les Kahina et les Abla et les Aminatou et les Cléopâtre et les centaines d’autres ? …

Je répondrais alors que dans la quasi-totalité de ces cas, les femmes arrivées au pouvoir ont été à de bien rares exceptions près – toutes situées en Afrique- en fait des ’’hommes’’ utilisant des méthodes d’hommes et ayant recouru à leur féminité non pas pour penser mais pour tenir le rôle que l’homme attend d’elles : charme, beauté et autres attraits d’essence machiste…

Et bien non, ’’même pas vrai’’ comme disent nos adolescents ! Il existe de par le monde quelques îlots où règne le matriarcat…

ASIE

En Chine :

Le peuple Mosuo vit sur les rives du lac Lugu, dans le sud-ouest de la Chine. Dans cette ethnie, les femmes prennent toutes les décisions importantes : elles sont chefs de famille, choisissent leurs amants et transmettent leur nom et leurs biens à leurs filles.

En Inde :

Khasi

La société Khasi de l’Inde du Nord compte plusieurs millions de membres. Le pouvoir s’y transmet de mère en fille depuis toujours. La transmission des biens et l’héritage se font par les femmes, de la mère à la plus jeune fille. Les femmes y disposent d’une grande liberté sexuelle et d’une totale indépendance dans la gestion des affaires familiales.

http ://matricien.org/geo-hist-matriarcat/asie/khasi/

En Indonésie :

Minangkabau

Les Minangkabau peuplade vivant à l’ouest de l’Ile de Sumatra, en Indonésie, sont musulmans, ils donnent pourtant le pouvoir familial aux femmes. Chez les Minangkabau, on attend avec bonheur la naissance d’une fille contrairement aux autres pays de cette partie du monde. La mère transmet à sa fille uniquement, son nom, ses biens, ses terres, ses biens immobiliers et mobiliers, ses titres, et bien sûr ses bijoux, qui sont la propriété exclusive des femmes. Les hommes, quant à eux, vivent chez leur mère, administrent la vie du village au quotidien… et rendent “visite” à leurs épouses. La matrifocalité dans la société Minangkabau signifie entre autres que tous les biens ancestraux vont aux femmes. Les femmes sont les gardiennes de l’économie, elles gardent la clef de la pièce du riz.

http ://matricien.org/geo-hist-matriarcat/asie/minangkabau/

AFRIQUE

En Guinée Bissau :

Bijago

L’Archipel des Bijagos, est un archipel de Guinée-Bissau. Les habitants y ont gardé leurs traditions ancestrales parmi lesquelles le matriarcat qui à ce jour est aussi puissante que la loi. Les hommes y reconnaissent dans les femmes une force vitale supérieure.

Leur mode de vie a pu se perpétuer grâce à l’isolement insulaire :

Les Bijagos sont la seule ethnie du pays à ne pas pratiquer la circoncision des garçons et l’excision des filles.

Et maintenant qu’on juge de l’intelligence de l’ethnie :

 »Quand une femme veut un homme, elle ramasse des coquillages sur la plage. Elle prépare un bon plat et le pose devant sa case. S’il le mange, cela veut dire qu’il accepte de l’épouser. »

Mais le curieux c’est que quand bien même beaucoup d’hommes aimeraient la prendre pour épouse, ils n’ont même pas le droit de formuler leur demande car elle serait considérée comme inconvenante. Pour apprendre à choisir, les femmes sont initiées par des prêtresses sacrées.

Autre originalité : le mariage et la sexualité sont deux choses bien distinctes. Les Bijagos n’ont aucun tabou à ce niveau et les femmes choisissent aussi bien leur époux que tous les amants qu’elles veulent, jeunes filles, initiées ou mariées… Dans ce paradis pour femmes, les femmes font en fait très exactement ce qu’elles veulent. Et avec toute la candeur requise, elles expliquent que c’est leur dieu Nindo qui en a décidé ainsi…

Que l’on juge jusqu’au va cette liberté :

Les hommes mariés peuvent être choisis par une autre femme que leur épouse. Il n’y a pas d’interdits.

Les hommes ne font en fait que trois choses au plan social :

–          La guerre

–          La construction des embarcations

–          La récolte du vin de palme

L’île est gouvernée par une reine. Il existe aussi un roi, mais son rôle est limité, il est un simple porte-parole. Ils ne sont pas mariés entre eux. Chaque village est dirigé par un conseil de femmes élu pour un mandat à vie. Les réunions sont interdites aux hommes. Les femmes prennent toutes les décisions importantes au village.

http ://matricien.org/geo-hist-matriarcat/afrique/bijagos/

Au Kenya :

Samburu

Umoja, un village du nord-ouest du Kenya, interdit aux hommes a été créé par une poignée de femmes ayant décidé de fuir les mutilations sexuelles, les mariages forcés, les viols et les violences conjugales.

De 1970 à 2003, des centaines de femmes disent avoir été violées par des soldats britanniques dans le nord du Kenya. Pour avoir apporté la honte sur leur communauté, elles se font ensuite battre et répudier par leurs maris.

Une trentaine de femmes samburu est partie loin des villages traditionnels pour former le leur, un village de 2 hectares. On les appelle les Tumaï, ou ’’espoir de vie’’.

Le succès de l’expérience a attisé la jalousie des hommes qui attaquent régulièrement le village et causent de nombreux problèmes à sa fondatrice.

Le village est exclusivement féminin, les hommes y sont interdits. Ces femmes ne sont pas des Amazones pures et dures. Les relations sexuelles sont acceptées mais elles doivent impérativement se passer en dehors du village. Les femmes élèvent seuls les enfants, des deux sexes, qu’elles gardent avec elles. Comme le village est jeune, nous ne savons pas ce qu’il adviendra des garçons après leur adolescence.

Ce qui est spectaculaire, malgré la jeunesse de l’expérience, c’est sa réussite économique : abandon de l’élevage des bovins au profit de l’élevage caprin, pratique de l’artisanat, attraction des touristes. Ce succès est tel qu’elles ont été obligées d’élever des fortifications de protection tout autour du village pour repousser les attaque des lions, des hyènes et des … hommes …

http://matricien.org/geo-hist-matriarcat/afrique/umoja-tumai/

AMERIQUE

Aux Etats-Unis

Navajo

Les Navajos constituent un peuple amérindien d’Amérique du Nord vivant aux États-Unis, dans des réserves du nord-est de l’Arizona et des régions contigües du Nouveau-Mexique et de l’Utah. L’appartenance au clan y est déterminée par la mère. Les femmes étaient celles qui possédaient les habitations et les terres. Les maisons comme les enfants appartiennent aux femmes. Les hommes ne sont que des invités. Les Navajos croient que les humains descendent d’un ancêtre féminin.

http ://matricien.org/geo-hist-matriarcat/amerique-nord/navajo/

Au Mexique :

zapotèques

La civilisation zapotèque était une civilisation amérindienne précolombienne qui s’est épanouie dans la vallée d’Oaxaca au sud de la Mésoamérique et qui a développé une société de structure matriarcale. La position particulièrement avantageuse des femmes dans cette culture fait que ces dernières sont aujourd’hui encore réputées pour leur tolérance vis-à-vis de certaines formes d’homosexualité masculine. À noter aussi la place particulière des homosexuels « au cœur de femme ». Ces ’’muchés’’  sont les seuls à être admis dans certaines circonstances à partager les rituels ou les activités des femmes. En effet, les hommes ayant un «cœur de femme», désignés sous le terme de ’’muxhe’’ , sont socialement acceptés comme un genre supplémentaire.

http ://matricien.org/geo-hist-matriarcat/amerique-nord/zapoteques-modernes/

***

Il existe même à travers le monde, diverses organisations œuvrant avec sérieux et raisons pour l’expansion du matriarcat dans le monde. Ainsi du Mouvement Matricien. (mot créé sur le modèle de ’’patricien’’ lequel désignait une personne qui appartenait, de par sa naissance, à la classe sociale la plus élevée chez les citoyens romains, qui jouissait de nombreux privilèges et qui, à l’origine, pouvait seule prétendre à une haute magistrature.). La signification recherchée est de créer un statut équivalent mais réservé uniquement aux femmes.

’’Bienvenue sur Matricien.org, le site Web du Mouvement Matricien.’’…

… ’’Le Mouvement Matricien est une association française dont le but est d’abord de fournir une documentation abondante et inédite sur les questions relatives à la famille, son histoire, et les problèmes de sociétés qu’elle pose. C’est une plate-forme de connaissances anthropologiques, sociologiques, ethnologiques, et historiques.

Mais le Mouvement Matricien est aussi un groupe de personnes qui militent pour un projet de société, le Projet Prométhée recréant des corps intermédiaires entre l’individu et la nation, le citoyen et l’état, par la restauration d’une société clanique modernisée

Une critique de la civilisation des Pères

La pensée matricienne, est un regard critique sur la civilisation moderne et son caractère dévastateur, mais pas seulement. Elle se caractérise aussi par sa critique sans concession du système familial patriarcal, qui plonge l’humanité dans un chaos de conflits familiaux et de guerres perpétuelles depuis plus de 5000 ans. A ce système, les matriciens opposent le  système familial matriarcal, qu’ils considèrent comme le plus naturel, et celui par lequel toute l’humanité est passée…’’…

http://matricien.org/

 Le discours est clair. Selon les matriciens, il faut reconsidérer totalement l’organisation sociale des groupements humains, en centrant et donnant la privauté de la chefferie aux femmes.

***

Alors, le présent post est-il une divagation aussi hasardeuse qu’improbable, tentant de faire d’épiphénomènes et de survivances d’un passé révolu une théorie ou plus, un mouvement d’installation du matriarcat çà et là ? Ce n’est pas le cas. Que chacun sache, analyse et réfléchisse au fait qu’un peu partout dans le monde, des gens, de plus en plus nombreux, n’ayant aucun rapport avec le féministe politique et militant, considèrent que l’une des solutions pour donner un nouveau souffle à la civilisation humaine prise dans son ensemble, serait de lui offrir une nouvelle chance en remplaçant le machisme en faillite par le commandement des femmes, par le sexe de l’habileté et du cœur  …

mo’

 

 

 

 

 

 

 

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