les L.A.

Le lanceur d’alerte est une personne seule ou un groupe qui estime avoir découvert des éléments qu’il considère comme menaçants pour l’homme, la société, l’économie ou l’environnement et qui, de manière désintéressée, décide de les porter à la connaissance d’instances officielles, d’associations ou de médias, parfois contre l’avis de sa hiérarchie.

Après être longtemps passé pour un traitre à son pays, le ’’lanceur d’alerte’’ comme il a été officiellement convenu de les appeler, est maintenant l’objet de toutes les attentions : On réfléchit sur les protections juridiques à mettre en place pour lui épargner des sorts plus qu’incertains dans leurs patries, on chante ses louanges, on s’extasie devant son courage mais en vérité, on réalise assez mal à quel point il donne un sens enfin concret au concept de démocratie.

Tout d’abord la question de sa dénomination a provoqué des débats sans fin :

  • Le monde anglo-saxon a résolu le problème en le nommant whistleblower, soit siffleur –souffleur dans un sifflet. Ce siffleur est lié à la tradition juridique anglo-saxonne et désigne celui qui entend ’’donner un coup d’arrêt à une action illégale ou irrégulière en avertissant’’ par son coup de sifflet et appelant ainsi à la rescousse, les forces de l’ordre ou d’autres citoyens. Force est de reconnaître que cela se tient.
  • Dans le monde francophone, les choses sont moins claires et mille noms ont été proposés :
    • Dénonciateur : il s’agit bien de dénoncer une entorse à la loi, au règlement, à la morale. Mais ce mot a acquis en français une connotation péjorative, incluant un vague sens de médisance et même de trahison. Dans l’absolu, rien ne justifie cette intrusion péjorative. Et pour cela qu’au Canada, ou l’on fait souvent preuve, cela n’est pas assez dit, d’une précision démoniaque, c’est le terme adopté officiellement.
    • Alertador : término cuyo uso no está extendido— también llamado ’’lanzador de alerta’’ o ’’revelador de secretos’’, define a un simple ciudadano o científico, que trabajando en sectores públicos o privados, se encuentra, en un momento dado, confrontado con un hecho que puede constituir un delito, peligro o fraude y está siendo silenciado. El alertador decide entonces dar a conocer este hecho a la sociedad civil, a los medios de comunicación o a los organismos públicos.
    • Delator : En portugais le mot est très vilain, délateur !… Mais rappelons tout de même au passage que le mot ’’délation’’, est tirée du supin du verbe latin deferre qui veut dire très exactement ’’déférer’’… c’est-à-dire ’’porter une affaire devant une juridiction’’… donc bien éloigné de toute connotation amorale ou immorale.
    • Klokkenluider : Aux Pays-Bas, on utilise ce mot qui signifie le carillonneur, ou sonneur de cloche qui n’avait pas dans le passé qu’un rôle d’appel aux services religieux. La cloche était un des rares moyens de communication collective et était aussi employée pour annoncer un danger : feu, orage, invasion et appeler à des réactions appropriées.
    • Visslare : Je précise le nom en suédois, juste pour la beauté de son humour …

Chaussons vite nos bottes de sept lieues et parcourons à pas de géant la galerie de portraits des plus fameux lanceurs d’alerte à travers le monde et à travers les temps.

Liste plus que réduite, bien sûr, en aucune manière exhaustive, dont les membres ont été choisis en ce qu’ils semblent avoir été motivés par des raisons diverses et tout à fait louables…

Jérémie

Pour ne pas entrer dans l’exégèse lexicale sacrée, nous ne considèrerons ici que les acceptions profanes de ce concept ’’d’avertissement’’

Qu’est-ce qu’un prophète ? C’est un homme qui, inspiré par Dieu, parle en son nom pour faire connaître ses volontés et leurs manifestations futures. … et il est bien évident que par essence, le prophète est un avertisseur

Cassandre

Dans l’Antiquité grecque, la princesse Cassandre, fille du roi Priam, roi mythique de Troie au moment de la guerre éponyme, prédit la chute de Troie. Hélas, nul ne voulut l’écouter. Elle était connue pour sa très grande beauté, ce qui amena l’irrésistible séducteur Apollon à tomber amoureux d’elle. Il lui accorda le don de prophétie en échange de leurs futurs ébats. Elle accepta le don mais se refusa à lui. Apollon lui cracha alors à la bouche, ce qui l’empêchera à jamais de se faire comprendre ou d’être crue, même par sa propre famille…

Lorsque Pâris enleva Hélène et la ramena à Troie, Cassandre est la seule à prédire le malheur et personne ne la crut. Elle a également averti que le cheval utilisé par les Grecs est un subterfuge qui conduira Troie à sa perte. Plus Cassandre voyait l’avenir avec précision, moins on l’écoutait. En transe, elle annonce des événements terribles dans un délire qui la fait passer pour folle…

Source : Wikipédia

Ciceron

Cicéron, latin Marcus Tullius Cicero, né en 106 av. J.-C. et assassiné en 43 av. J.-C. est un homme d’État romain et un auteur latin.

Citoyen romain issu de la bourgeoisie italienne, Cicéron n’appartient pas à la noblesse, ce qui en principe ne le destine pas à un rôle politique majeur. Contrairement à ses contemporains Pompée et Jules César, la carrière militaire ne l’intéresse pas, et après une solide formation à la rhétorique et au droit, il réussit grâce à ses talents d’avocat à se constituer suffisamment d’appuis pour parvenir en 63 av. J.-C. à la magistrature suprême, le consulat. Dans une République en crise menacée par les ambitieux, il déjoue la conjuration de Catilina – une espèce de bandit de grand chemin avant l’heure, devant lequel personne n’osait élever la voix – par la seule énergie de ses discours, les Catilinaires.

Ce succès qui fit sa fierté cause ensuite son exil en 58 av. J.-C., pour avoir exécuté des conjurés sans procès. Revenu à Rome en 57 av. J.-C., il ne joue plus de rôle important sur la scène politique, dominée par Pompée et César. Durant la guerre civile qui débute en 49 av. J.-C., il rallie Pompée avec hésitation, puis est forcé de s’accommoder du pouvoir de César, avant de s’allier à Octave contre Antoine. Sa franche opposition à Antoine lui coute la vie en 43 av. J.-C.

Source : Wikipédia

Martin LUTHER

Martin Luther, né en 1483 et mort le 1546 en Saxe, est un frère augustin théologien, professeur d’université, père du protestantisme et réformateur de l’Église dont les idées exercèrent une grande influence sur la Réforme protestante, qui changea le cours de la civilisation occidentale.

Il défie l’autorité papale en tenant la Bible pour seule source légitime d’autorité chrétienne. Selon Luther, le salut de l’âme est un libre don de Dieu, reçu par la repentance sincère et la foi authentique en Jésus-Christ comme le Messie, sans intercession possible de l’Église.

En 1521, il reçoit la bulle Decet romanum pontificem qui lui signifie son excommunication. Après les nombreux débats théologiques du haut clergé, l’empereur du Saint-Empire romain germanique et roi d’Espagne, Charles Quint, convoque Martin Luther en 1521 devant la diète de Worms. Un sauf-conduit lui est accordé afin qu’il puisse s’y rendre sans risque. Devant la diète de Worms, il refuse de se rétracter, se déclarant convaincu par le témoignage de l’Écriture et s’estimant soumis à l’autorité de la Bible plutôt qu’à celle de la hiérarchie ecclésiastique. L’édit de Worms décide alors de mettre Martin Luther et ses disciples au ban de l’Empire.

Il entreprit de dénoncer les pratiques de l’Église catholique, qui, notamment, monnayait l’entrée supposée au paradis des fidèles.

À quoi bon ? En placardant ses « 95 thèses » sur les portes de son église, au début de la Renaissance, le moine Martin Luther vise l’Église catholique et le pape, qu’il accuse de profiter des fidèles, à travers les indulgences, que les croyants paient en rémission des péchés et en échange d’une place au paradis. Sa charge, qu’il refuse de modérer, lui vaut l’excommunication. Mais le mouvement est en marche : jouant sur la religion et la politique, Luther crée la Réforme et scinde l’Europe entre catholiques et protestants… qui aboutira à des conflits spirituels, mais aussi très terre-à-terre et sanglants, changeant totalement l’Europe.

Source : Wikipédia

Jan Karski

Jan KARSKI -1914-2000, est un résistant polonais de la Seconde Guerre Mondiale.

Quand les nazis envahissent son pays, ce catholique a 25 ans. Arrêté par les nazis, Jan Karski fait preuve d’un courage impressionnant : il parvient à s’évader et à témoigner des agissements nazis auprès du gouvernement polonais en exil, des Britanniques et des Américains. Il s’infiltre dans le ghetto de Varsovie, mais aussi dans un camp, et rapporte le départ des trains destinés à l’extermination systématique des Juifs d’Europe. Son témoignage, consigné dans son rapport et maintes fois répété, notamment à Franklin D. Roosevelt en personne, a permis d’informer les Alliés, qui sont toutefois restés incrédules face à l’horreur racontée en détail. La découverte des camps, en janvier 1945, leur a prouvé que les dires du résistant étaient véridiques.

http://www.vanityfair.fr/actualites/international/diaporama/de-martin-luther-a-edward-snowden-une-histoire-des-lanceurs-dalerte/19458#de-martin-luther-a-edward-snowden-une-histoire-des-lanceurs-dalerte-5

FELT

William Mark FELT, le numéro 2 du FBI de l’époque qui se cachait derrière le pseudonyme graveleux de ’’Gorge Profonde’’ au moment du scandale du Watergate, a révélé les informations pour protéger le FBI et contraindre le Président américain Richard Nixon à assumer ses actes – écoutes téléphonique abusives et autres entorses au droit … mais pas forcément pour se débarrasser de lui. Mais le Président, comprenant qu’il n’y avait aucune chance pour que les tenailles des enquêteurs se desserrent, fut contraint à la démission…

Source Wikipédia

Daniel Ellsberg

Daniel Ellsberg, né en 1931, est un ancien fonctionnaire américain employé par la RAND Corporation, a provoqué une controverse politique nationale quand il a fourni en 1971, au New York Times, les Pentagon Papers, 7 000 pages de documentation top-secrète appartenant au Pentagone et concernant le processus décisionnel du gouvernement pendant la guerre du Viêt Nam. Il a reçu le prix Nobel alternatif en 2006.

Source : Wikipédia

Mordechai Wanunu

Libéré sur parole en 2004, Mordechai Vanunu a croupi seize ans dans une cellule de confinement israélienne. En 1986, quand ce technicien nucléaire israélien révèle au monde l’existence d’un programme d’armement nucléaire tenu secret par l’Etat hébreu, le terme « lanceur d’alerte » n’existait pas.

Ses révélations fracassantes n’ont pourtant pas eu l’écho de celles d’un Edward Snowden. Un documentaire diffusé sur la radio britannique BBC World le 3 octobre nous a rappelé comment la presse indépendante et la raison d’Etat pouvaient s’entrechoquer, déjà, dans les années 80.

Vanunu l’affirme, Israël détient secrètement entre 100 et 200 armes nucléaires, ce qui en fait la sixième puissance mondiale en la matière. Des révélations publiées le 4 octobre 1986 dans le Sunday Times par le journaliste Peter Hounam.

Née au Maroc de parents juifs, Vanunu émigre en Israël avec sa famille dès l’enfance. Il étudie la philosophie, sert dans l’armée et finit par travailler dans le complexe de Dimona, à 200 kilomètres au sud de Jérusalem, en plein désert. Sous couvert de fabriquer du textile, on y produit du plutonium. Dimona n’est autre qu’une centrale nucléaire qui fabrique secrètement des armes et emploie plusieurs milliers de personnes contraintes au silence.

Vanunu y travaille neuf ans comme technicien nucléaire et marque peu à peu son désaccord avec la politique du pays. Il désapprouve le traitement réservé au peuple palestinien et le secret qui entoure la centrale. Ses divergences d’opinion se font sentir, il est mis en garde puis renvoyé.

Mais Vanunu a pris les devants et a rassemblé des preuves dans l’espoir qu’une médiatisation internationale puisse imposer à Israël de démanteler son armement.

Mis sur la piste par des rumeurs, un journaliste du Sunday Times, Peter Houman, retrouve la piste de Vanunu. Il le rencontre pour la première fois en Australie, où le technicien s’est exilé et converti au christianisme. Dans le documentaire diffusé sur BBC World, il raconte :

« Quand j’ai vu Vanunu qui se tenait là, un peu dégarni, pas très confiant, habillé très simplement, il ne ressemblait certainement pas à un scientifique nucléaire. »

Les deux hommes sont méfiants, explique Peter Houman. Mais le journaliste montre patte blanche et Vanunu se livre. Houman épluche la documentation qu’il trouve en bibliothèque pour vérifier les informations fournies par son interlocuteur. Après deux ou trois jours, il en est certain : les procédés de fabrication des armes décrits par Vanunu sont plus que plausibles.

« Il m’a raconté comment il avait introduit un appareil photo à l’intérieur, puis plus tard une pellicule cachée dans sa chaussette, et avait commencé à prendre des clichés tard le soir ou tôt le matin. »

Mordechai Vanunu est inquiet mais accepte de suivre Houman en Angleterre. Il vit caché dans un hôtel de campagne pendant que le Sunday Times vérifie ses déclarations. Un travail de plusieurs semaines. Vanunu s’ennuie et la rédaction finit par l’installer dans un hôtel du centre londonien.

L’histoire est sur le point d’être publiée. Caché dans le coffre d’une voiture, Vanunu est introduit dans la rédaction du Sunday Times. Il annonce alors à Peter Houman qu’il en pince pour une touriste américaine rencontrée par hasard. Le journaliste se méfie et met Vanunu en garde. Il lui propose de dîner avec eux le soir même en vue d’écarter tout soupçon. Mordechai Vanunu accepte puis, finalement, annule. Convaincu qu’il sera plus en sécurité ailleurs, il s’envole pour Rome en compagnie de l’Américaine.

Dès son arrivée, il est kidnappé, drogué et expédié vers Israël par bateau. La femme n’était autre qu’un agent du Mossad, le service de renseignement israélien.

Sans nouvelle de sa source, le Sunday Times publie l’article. Vanunu n’apparaîtra pas à la télévision comme prévu et les révélations n’ont pas l’impact escompté. Un mois plus tard, l’Etat hébreu admet détenir Vanunu mais nie tout enlèvement. Accusé de trahison, il doit comparaître devant la justice.

Le jour du procès, alors qu’il est escorté en voiture vers le palais de justice, Vanunu dérobe un stylo. Dans la paume de sa main plaquée contre la vitre, il adresse un message à la presse agglutinée autour du convoi : « Détourné à Rome le 30 octobre 1986 ».

Le technicien est condamné à dix-huit ans de prison pour trahison et espionnage. Son sort n’émeut pas outre mesure une population qui condamne son rejet du judaïsme. Vanunu est déclaré mort par ses parents et tombe rapidement dans l’oubli.

A l’origine de l’enlèvement et instigateur du programme nucléaire, le premier ministre israélien Shimon Peres a réussi son coup.

Fervents opposants au nucléaire, les Américains Nick et Mary Eoloff adoptent Mordechai Vanunu en 1997 et lui rendent visite en prison. L’année suivante, il quitte enfin la cellule d’isolement où il a été confiné depuis son incarcération. Vanunu y passera quatre mois de plus pour des infractions mineures avant d’être libéré sur parole en 2004. Le condamné promet de ne plus dire un mot à la presse et de ne pas quitter le territoire. Mais en 2010, Vanunu outrepasse ces conditions et écope à nouveau d’une peine de trois mois de prison.

Aujourd’hui libre, Mordechai Vanunu est le premier Israélien à avoir demandé à bénéficier de la nouvelle loi dite de « révocation de la citoyenneté israélienne ». Elle permet à la Cour suprême d’Israël de destituer de leur nationalité les Israéliens condamnés pour traîtrise ou espionnage. En 2012, invoquant un vice de procédure, la Cour suprême a refusé d’accéder à sa demande…

http://rue89.nouvelobs.com/2013/10/06/lhistoire-oubliee-mordechai-vanunu-lanceur-dalerte-israelien-kidnappe-mossad-246318

MANNING

Chelsea Manning est un ancien analyste militaire de l’armée des États-Unis de nationalité américano-britannique, né en 1987 aux USA.

Manning est connue pour avoir transmis à Wikileaks différents documents militaires classifiés, ce qui lui a valu d’être condamnée en 2013 à trente-cinq ans de prison, sous son nom de naissance Bradley Manning. Au lendemain de sa condamnation, Manning a déclaré être transgenre et a entamé des démarches pour changer d’identité et prendre le prénom de Chelsea. En 2014, la justice américaine a reconnu le changement de nom de Manning, qui s’appelle désormais officiellement Chelsea Elizabeth Manning tout en demeurant légalement considérée comme un homme.

Source : Wikipédia

Julian Assange

Julian Paul Assange, né en 1971 en Australie[], est un informaticien et cyber militant australien. Il est surtout connu en tant que fondateur, rédacteur en chef et porte-parole de Wikileaks.

Sous le coup d’une extradition demandée par la Suède, il vit actuellement à l’ambassade d’Équateur à Londres depuis juin 2012.

Quel est son crime ?

Julian Assange constate qu’il existe une asymétrie d’information entre les pouvoirs publics et les citoyens et que cette asymétrie informationnelle profite essentiellement aux États. En d’autres termes, cela signifie que les États sont, d’une part, en mesure de contrôler une grande partie des communications de leurs citoyens, et qu’ils tentent, d’autre part, de garder secrets de larges pans de l’information dont ils disposent.

Partant de ce constat, Assange estime que les innovations techniques proposées par Internet offrent désormais la possibilité d’inverser l’asymétrie observée en déployant une stratégie reposant sur deux axes essentiels. Le premier de ces axes vise à protéger les informations à caractère personnel des citoyens par des moyens cryptographiques ; moyens cryptographiques au développement desquels Assange a d’ailleurs déjà contribué activement et qu’il s’est attaché à diffuser gratuitement. De tels moyens sont susceptibles de restreindre très fortement l’influence et le contrôle qu’exercent les États sur leurs citoyens.

Le second axe vise, lui, à organiser la publication/divulgation systématique des connaissances dont disposent les pouvoirs publics, de réduire les flux de communication de ces derniers et de parvenir ainsi à une minimisation de la fonction étatique conçue en tant qu’autorité. « L’organisation de fuites constitue une action intrinsèquement anti-autoritaire », revendique ainsi Julian Assange.

Source : Wikipédia

SNOWDEN

Edward Joseph Snowden, né en 1983, est un informaticien américain, ancien employé de la Central Intelligence Agency –CIA– et de la National Security Agency –NSA-, qui a révélé les détails de plusieurs programmes de surveillance de masse américains et britanniques.

À partir du 2013, Snowden rend publiques par l’intermédiaire des médias, des informations classées top-secrètes de la NSA concernant la captation des métadonnées des appels téléphoniques aux États-Unis, ainsi que les systèmes d’écoute sur internet des programmes de surveillance du gouvernement américain, ainsi que les programmes de surveillance du gouvernement britannique. Pour justifier ses révélations, il a indiqué que son « seul objectif est de dire au public ce qui est fait en son nom et ce qui est fait contre lui ».

À la suite de ses révélations, Edward Snowden est inculpé en juin 2013 par le gouvernement américain sous les chefs d’accusation d’espionnage, vol et utilisation illégale de biens gouvernementaux.

Exilé à Hong Kong en juin 2013 puis à Moscou, Edward Snowden obtient en juillet 2013 l’asile temporaire en Russie. En août 2014 il obtient un droit de résidence pour trois ans en Russie.

http://www.vanityfair.fr/actualites/international/diaporama/de-martin-luther-a-edward-snowden-une-histoire-des-lanceurs-dalerte/19458#de-martin-luther-a-edward-snowden-une-histoire-des-lanceurs-dalerte-7

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 Il semblerait qu’aucun de ces ’’lanceurs d’alerte’’ n’ait été motivé par quoi que ce soit d’autre que sa conscience et une haute conception de son devoir d’être humain et c’est quelque part, très rassurant…

Mais pour être honnête, si les systèmes de sécurité sont aussi aisément violés, moi cela me fiche la trouille. Comment ne pas penser qu’un jour ou l’autre une énorme cagade finira par arriver, que l’Humanité entière paiera. Les exemples cités ne proviennent pas d’un pays du tiers-monde : Il s’agit des US et d’Israël qui sont certainement les 2 pays les mieux équipés et les mieux protégés du monde …

Imaginons que les  »codes d’accès » tombent entre les mains de personnes malveillantes, ressortissantes ou non de ces dits pays ! Ben ouais, quoi ! Nous sommes bien d’accord que démonstration est faite que les systèmes de sécurité n’étant  pas inviolable, n’est-ce pas, alors allons jusqu’au bout de la déduction ! …

La seconde grande remarque qu’impose le sujet, c’est que, malgré les apparences, malgré la montée des intolérances, l’exacerbation des nationalismes, l’intensification des particularismes et les progrès démentiels de toutes les démagogies, malgré ces résurgences qui ne sont pour moi que des hoquets d’agonie,

Optimiste impénitent, je crois déceler dans ces actes courageux avoisinant le geste du kamikaze, un progrès de la pensée humaine, de l’homme amené ou plus exactement  »haussé » à son niveau d’universalité, revenant peu à peu de toutes les idéologies et ne gardant en lui, comme boussole de son instinct et de sa morale que le  »Souverain Bien » et  »la Paix sur la Terre pour tout le Vivant » …

mo’

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