dot

La dot est un apport fait au patrimoine d’un nouveau ménage qui accompagne le mariage dans presque toutes les cultures du monde. Il peut s’agir de biens dont la femme ou le mari sont dotés par leurs familles, mais aussi d’un don entre époux.

’’L’anthropologie distingue plusieurs sortes de prestations matrimoniales :

  • la dot, apportée par la famille de l’épouse à celle-ci ou au ménage ;
  • la compensation matrimoniale apportée par la famille du mari à la famille de son épouse ;
  • le douaire apporté par le mari à son épouse.

Il existe aussi une prestation particulière, le prix de la fiancée, qui n’entre pas dans le patrimoine du nouveau ménage. Cette prestation peut être pré ou post-maritale.’’

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dot

Faisons un petit tour du monde des différentes formes de pratique de la dot, en commençant par le pays ou le soleil se lève : L’empire du Japon.

Mariés Japon

Au Japon

Quoiqu’on ne parle pas de dot dans les pourparlers de mariage, une fille à marier est toujours une charge pour ses parents. Dans le peuple comme dans la petite bourgeoisie, on cherche à dépenser le moins possible le jour même du mariage, afin de permettre à la jeune femme d’apporter dans le ménage une plus grosse somme d’argent. Dans le monde des nouveaux riches, des gros industriels ou des millionnaires, on dépense sans compter.

’’Le mariage se contracte définitivement par l’introduction solennelle de la fiancée dans la maison de son futur, et par la cérémonie dite SAN SAN KU DO, c’est-à-dire le rite des époux buvant, 3 fois à tour de rôle dans 3 mêmes coupes, en présence de l’entremetteur et de quelques autres personnes. C’est le troisième stage.

Au Japon, une très vieille coutume veut que les mariages soient toujours célébrés à la tombée de la nuit. Au jour fixé, la jeune fille est conduite chez son futur par l’entremetteur et sa femme avec un cérémonial particulier. Aujourd’hui l’automobile, ou plus simplement la petite voiture pousse-pousse, servent généralement à cet effet ; mais, dans les provinces où l’on observe encore les vieux usages, la mariée monte en palanquin. Avant de quitter la maison paternelle, la jeune fille revêt un costume spécial. Elle s’habille de blanc, ce qui est la couleur du deuil, signifiant par-là qu’elle meurt à sa propre famille et ne quittera la maison de son époux qu’à l’état de cadavre. Elle est également coiffée d’un morceau d’étoffe de soie de couleur blanche. Cette étoffe blanche figure l’antique bonnet de filoselle, autrefois coiffure obligée des dames dans toutes les cérémonies auxquelles elles prenaient part.

C’est en cette sobre et pâle toilette que la jeune fiancée quitte la maison paternelle. Dans certaines provinces, toute la famille réunie à la porte de la maison lui fait ses adieux en lui criant : Ne reviens pas ta vie durant ! Dans d’autres, c’est la jeune fille seule qui s’écrie mélancoliquement : La prochaine fois que je reviendrai ici, ce sera comme étrangère. Après son départ de la maison paternelle, celle-ci est balayée de fond en comble et purifiée par les mêmes rites ou observances en usage après les enterrements. ‘’

http://archives.mepasie.org/bulletin-des-missions-etrangeres/le-mariage-au-japon

Mariés Chine

En Chine

Le concept de mariage n’existerait en Chine que depuis 5 siècles avant Jésus-Christ. Il a revêtu mille formes, compte tenu de l’immensité de ce pays-continent, mais il est certain que partout et toujours, ce concept a respecté dans ses applications six rituels de base. On les retrouve en effet en toutes parts et de tous temps :

  • les trois lettres et
  • les six étiquettes.

’’Les trois lettres

  • La première est la lettre envoyée par la famille du soupirant au mariage à celle de la jeune-fille désirée. Il s’agit d’une demande en mariage officielle.
  • La seconde lettre est un mot d’accompagnement des cadeaux offerts par la famille du soupirant à la jeune-fille désirée. Le tout est expédié juste avant le mariage.
  • La troisième lettre est une espèce de certificat, une attestation d’entrée dans la famille, délivrée le jour-même de la cérémonie du mariage, par le marié à la mariée.

Les six étiquettes

  • La demande en mariage : la famille du garçon fait appel aux services d’une entremetteuse dont le rôle sera de faciliter les négociations matérielles, de rapprocher les points de vue, d’atténuer les éventuelles différences sociales et culturelles entre les familles.
  • L’étude astrologique : En cas de non refus de la demande initiale, les jeunes gens communiquent leurs dates de naissance à un astrologue qui vérifiera la compatibilité de leurs destins.
  • Le cadeau à la fiancée : L’entremetteuse transmet le cadeau et la lettre de présent à la famille de la fiancée.
  • Les cadeaux traditionnels obligatoires : la famille du futur marié fait parvenir à la famille de la jeune fille un assortiment raffiné de nourriture, de gâteaux et d’objets religieux.
  • Organisation du mariage : les deux familles se mettent d’accord sur une date, choisie, elle aussi, selon l’astrologie chinoise et tous les détails de l’organisation.
  • La cérémonie du mariage :
    • Le cortège de mariage part de la maison de la mariée pour se rendre à celle du marié. Il est composé du palanquin de la mariée, de celui des demoiselles d’honneur, et de la dot de l’épouse sous une autre forme que l’argent, le tout accompagné par un orchestre traditionnel.
    • L’accueil de la mariée : selon les régions, le cortège s’arrête à la porte de la maison ou y pénètre.
    • La cérémonie de mariage : elle est similaire aux cérémonies des échanges des vœux des pays de l’ouest. Le couple promet devant le Ciel et la terre de respecter les parents du futur marié et de se respecter l’un et l’autre.
    • Le Banquet : il est appelé ‘vin joyeux’. L’épouse présente du thé et du vin aux parents, à l’époux et aux invités.’’

Maintenant, juste pour le plaisir, une croustille délicieuse concernant le divorce dans la société traditionnelle chinoise. Qu’on lise attentivement et qu’on en constate la sagesse et le réalisme :

’’… Selon le code légal de la dynastie Tang, un mariage peut être dissout à cause d’une incompatibilité de personnes. Le mari doit alors formuler une demande écrite de divorce.

Les cas nécessitant une annulation mandatée de l’Etat : Cela s’applique lorsqu’un des époux a commis un crime sérieux contre l’autre époux ou sa famille, spécialement la femme. Le mari doit alors déclarer un divorce unilatéral. Cependant pour que celui-ci soit reconnu légalement, il doit être basé sur une de ces sept raisons :

  • La femme a manqué de respect envers sa belle-famille, cette dernière pouvant annuler le mariage sur cette simple raison et sans l’accord des époux,
  • La femme ne parvient pas à donner un fils,
  • La femme est vulgaire ou adultère,
  • La femme est jalouse, cela s’applique au fait qu’elle puisse refuser que son mari prenne une autre femme ou une concubine,
  • La femme est atteinte d’une maladie infâme,
  • La femme est une commère,
  • La femme a commis un vol…

Ces raisons sont « malléables », selon la convenance du mari et de sa famille. Cependant, il y a trois exceptions qui excluent le divorce unilatéral :

  • La femme n’a aucune famille chez qui retourner vivre
  • Elle a porté un deuil de trois ans pour un membre de sa belle-famille

Son mari était pauvre lors du mariage mais est devenu riche’’

Mariés Inde

En Inde,

Le système de la dot consiste à sceller un mariage par la donation de biens par la famille de la mariée à celle de l’époux. A l’origine, la dot a servi à équilibrer les ressources du nouveau ménage car les filles n’héritant pas des biens immobiliers, les familles des garçons avaient toujours l’impression d’être perdantes dans l’union, même dans les familles de haute éducation et appartenant aux classes sociales les plus élevées.

Le réflexe dérive assez souvent et se transforme en véritable racket et chantage contre la femme dont la famille doit à longueur de temps ’’acheter’’ la bienveillance de l’époux et de sa famille.

Cette pratique mafieuse aurait été à l’origine de la mort de plus de 8 000 femmes en 2011. Durant cette année, une femme aurait succombé toutes les heures à la violence de son mari ou de sa belle-famille.

En Asie centrale

Le système du prix de la fiancée existe également dans certaines régions d’Asie centrale où les hommes, trop pauvres, kidnappent leur future femme afin de pouvoir l’épouser. C’est notamment le cas au Kirghizistan.

En Europe

La dot traditionnelle européenne désigne l’apport du père de la mariée au moment du mariage et est affecté au futur ménage. Inscrit dans le cadre d’une société patriarcale, la dot européenne est tombée en désuétude à partir du XIXe siècle.

En Afrique, on appelle couramment dot, le prix de la fiancée. Ce dernier est offert par l’homme à la famille de la femme mais à l’inverse de la dot traditionnelle européenne, il n’entre pas dans le patrimoine du couple.

En Afrique subsaharienne, le prix de la fiancée est vu comme un acte symbolisant les fiançailles et officialisant le fait que les fiancés sont « pris ». C’est aussi un moyen pour l’homme, de s’assurer qu’il ne sera pas haï par sa nouvelle famille. Dans de nombreuses cultures africaines, il prouve la capacité du jeune homme à prendre en charge une famille puisqu’il lui est demandé de fournir lui-même les cadeaux qu’il apporte. C’est également un élément d’alliance entre les familles puisqu’elle se fait en présence des membres des familles élargies de part et d’autre. Dans beaucoup de cultures en Afrique de l’Ouest, ce sont généralement les oncles et les tantes des fiancés qui président la cérémonie, et non leurs propres parents. Cela suppose, et donc exige, une certaine harmonie familiale, la famille devant être vécue au sens large et non une cellule nucléaire. Suivant les ethnies, ce système a un sens symbolique très fort. Le prix de la fiancée est aussi un geste de gratitude de la part de la famille du marié envers la famille de la mariée pour avoir élevé et pris soin de cette dernière.

Critiques

Cette méthode est parfois critiquée par les détracteurs de la dot qui estiment que l’homme achète sa femme. On reproche également à ce système de fragiliser le futur ménage en lui soustrayant du patrimoine plutôt que de l’aider à se construire en lui en apportant.

Toutefois, notamment en Afrique de l’Ouest, il est clairement précisé durant la cérémonie que ce qui est apporté ne représente pas un achat de la femme mais scelle l’alliance entre les deux familles. Les structures de la société subsaharienne ne reposent pas sur l’individualisme mais impliquent largement les familles. Ainsi, dans une vision de famille élargie, on estime qu’un couple ne se construit pas par lui seul, mais avec l’aide des proches, et en premier lieu des familles respectives. Ce système aide ainsi à inscrire les couples dans la durée dans une logique communautaire.’’

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dot

Pour la beauté poétique de la chose, voici une autre croustille : La liste. Il s’agit de la liste des achats et menus présents exigés par la famille de la mariée et devant impérativement être offerts par le marié. Cet ’’inventaire à la Prévert’’ est un fabuleux matériau d’analyse sociologique. Mais il faut savoir que cette liste ’’obéit à 3 règles cardinales: elle est essentiellement non exhaustive, parce que chaque jour susceptible d’être complétée sous prétexte que tel oncle ou cousin s’estime oublié ; puis ce qui manque peut être compensé financièrement et enfin, « la dot ne finit jamais ».’’

En voici un exemple, pas piqué des hannetons :

Soit dit que la jeune-fille convoitée était sûrement nominée au titre de ’’Miss Univers’’. Jugez plutôt :

  • Un sac de morue ;
  • 5 téléphones portables ;
  • 7 dames jeannes de 20 litres de vin rouge
  • Une cuisine en tôles à la belle-mère ;
  • Une case en dur pour le beau-père ;
  • Un salon en cuir ;
  • 6 ballots de tissu pagne ;
  • Une moto pour le beau-frère ;
  • Une voiture pour le beau-père ;
  • Un costume 3 pièces pour l’oncle ;
  • Un appareil de télévision ;
  • Un lecteur DVD ;
  • Un groupe électrogène ;
  • Une chaîne Hifi ;
  • Une montre à main pour la belle-mère;
  • Une grande montre réveil murale ;
  • Une tronçonneuse;
  • 3 sacs de riz de 50 kg chacun ;
  • 2 sacs de sel ;
  • 5 machettes ;
  • 5 limes ;
  • 2 bouteilles de whisky ;
  • 1 million en espèces ;
  • Un bœuf sur pieds ;
  • 5 chèvres pleines ;
  • 5 boucs à barbiche embaumant l’air 2 heures après son passage ;
  • 2 vrais cochons d’au moins 120 kg chacun ;
  • 1 carton d’huile d’arachide ;
  • 6 cartons de maquereaux ;
  • 2 cartons de poisson gros bar ;
  • Un lit en fer ;
  • Un matelas en mousse;
  • Une couverture en laine…

https://www.facebook.com/justroseau/posts/826749717336966

Dans les religions abrahamiques

Mariés Juifs

Dans le Monde Hébraïque

’’Primitivement, lorsqu’un jeune homme voulait se marier, il était tenu d’acheter son épouse au père de celle-ci. – Cette coutume est encore aujourd’hui en usage chez les musulmans-*. Ce paiement, qu’il fût en argent, en cheptel ou en travail — comme ce fut, par exemple, le cas de Jacob qui travailla quatorze ans pour pouvoir épouser Léa et Rachel — , s’appelait le mohar** .

Plus tard, le mohar fut versé à la fiancée et non plus au père. Puis, enfin, le mohar est devenu un engagement écrit, d’où son nom «ketouba », par lequel le mari promet à sa femme une certaine somme d’argent en cas de divorce ou de décès.

A quoi s’engage le marié lorsqu’il signe la « ketouba » ? La clause essentielle est celle par laquelle le mari se reconnaît l’obligation de verser 200 dinars à sa femme en cas de dissolution du mariage auxquels viennent s’ajouter la dot apportée par la femme, si dot il y a eu, plus un supplément de 50 % de la valeur globale de la dot. Outre cette clause principale la « ketouba » contient encore quelques dispositions importantes relatives à l’entretien de la femme pendant la vie commune, à l’hypothèque générale légale sur les biens du mari et à l’engagement de celui-ci de ne pas prendre une autre femme.’’

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ridc_0035-3337_1963_num_15_1_13559

*Quel mensonge éhonté ! Appréciez ou va se nicher l’islamophobie … Voir infra la vérité : Chapitre Islam…

** Idem : Voir infra Chapitre Islam…

Mariés Chrétiens

Dans le Monde Chrétien

’’Le Seigneur Jésus-Christ a enseigné sur le mariage et le divorce. Mais à aucun moment, Il n’a parlé de dot. L’apôtre Paul aussi a prêché sur le mariage et le divorce, mais il n’a jamais donné d’enseignement sur la dot.’’

http://la-manne-fraiche.com/index.php?option=com_content&view=article&id=172%3Ala-place-de-la-dot-dans-le-meriage-chretien&catid=35%3Abrochure&Itemid=54&lang=fr

Dot et douaire, des dons et des échanges qui engagent :

 »Nous parlerons ici de dot dans le sens européen classique de don fait par la famille de la jeune fille qui se marie, soit à son futur époux, soit à la famille de celui-ci. Nous l’opposerons donc à la notion de douaire, définie comme la « dos ex marito », dot provenant du mari. Le mot douaire peut avoir un autre sens, nous lui préférerons néanmoins ce sens, qui simplifiera la compréhension de l’étude. Quel est le sens de ces dons ?

La dot apparaît comme un encouragement par la famille de la mariée à fonder un foyer. Elle est d’ailleurs très fréquemment composée de biens comme des meubles, du linge de maison, et pas uniquement d’argent : la jeune femme possède donc le nécessaire pour débuter sa vie avec son époux et pour s’installer.   Mais la dot peut également compenser une hausse des dépenses du mari : la femme va certes travailler dans la maison, mais également coûter de l’argent à son époux, qui devra la nourrir. Elle est donc considérée dans une certaine mesure comme un poids financier, la dot servirait alors à compenser ces dépenses supplémentaires. La dot est donc un moyen pour les parents de s’assurer que leur fille sera installée confortablement dans ce nouveau foyer. C’est également un appui, qui marque leur accord : ils n’auraient probablement pas payé pour un mariage qu’ils auraient refusé.

Le douaire quant à lui, est donc le cadeau fait par le marié ou ses parents, à la mariée ou à sa famille. Dans certaines civilisations, comme dans les mariages décrits dans la Bible, le douaire semble compenser pour les parents de la mariée la perte de leur fille. En revanche, dans d’autres cultures, le douaire est dû directement à la femme et demeure sa propriété exclusive. Il agit comme une garantie au mariage. Le mari s’engage également à assumer et à prendre en charge les besoins financiers du couple ; il apporte le douaire comme une preuve. Enfin, le douaire agissait comme une compensation au transfert de l’autorité patriarcale : elle passait du père au mari, et celui-ci validait ce transfert avec le douaire.

L’échange de biens, c’est-à-dire l’échange d’une dot et d’un douaire semble réellement basé sur la notion de construction du foyer. Il revêt parfois un sens imagé, comme nous le verrons avec le mariage romain, mais témoigne réellement de l’engagement des deux époux et surtout bien au-delà d’eux de toute leur famille. L’échange a réellement vocation à créer un foyer : il n’y a pas de notion de compensation ou de preuve de richesse. De temps à autre, le douaire est remis au père de la mariée, ce qui prouve bien la volonté du mari de lier sa famille à celle de son épouse, mais toujours dans l’idée de s’unir à sa femme.

En engageant des biens ou de l’argent, les époux se prouvent la confiance qu’ils ont dans leur union. Ils montrent également la volonté qu’ils ont de fonder un foyer, une famille. Ils créent également un lien entre leurs deux familles, ce qui pour les anciens, était une prérogative du mariage. Ces dons, ces échanges sont bien la réponse à une question de leur engagement matériel. Ils sont véritablement des symboles en cela qu’ils révèlent la volonté des époux, de leurs familles, mais également leur implication, même matérielle, dans cette union. »

http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=10&ved=0CFsQFjAJ&url=http%3A%2F%2Fwww.ircom.fr%2Fdocuments%2FCahier%2520Maubert%25202011-MarionJACQUET.pdf&ei=Dy4NVfr9FdLKaMjzguAH&usg=AFQjCNF_Oov70nMe00WVpNsrk1XliaWFAQ&sig2=L8L38s9-ltXbdpJmU3b9cw

Mariés Maroc

En Islam

Le Mahr est le don, selon les prescriptions de l’islam, que l’époux doit faire à l’épouse. Ce don serait une forme d’appréciation et permettrait d’offrir certaines garanties à la femme. Le Mahr permet à la femme de survivre seule pendant quelques mois en cas de malheur (décès ou maladie de l’époux par exemple). En Islam, l’homme n’a pas le droit de toucher au patrimoine de la femme qui utilise son argent comme bon lui semble. Parmi les prestations matrimoniales connues, telles la compensation matrimoniale, la dot, le Mahr est comparable au douaire.

Le don peut prendre diverses formes, comme une somme d’argent ou d’autres biens. Il peut également être divisé en plusieurs parts : l’une remise à l’épouse au moment du mariage, l’autre après sa consommation et restant due en cas de divorce – si répudiation, ou de veuvage. Il doit également être en rapport avec le statut social de l’épouse.

Les exégètes musulmans considèrent que ce don met l’emphase sur l’importance du contrat de mariage et prépare le mari à remplir ses responsabilités maritales.

Etymologie du mot ’’Mahr’’ :

En hébreu ’’Mohar’’, en syriaque ’’Mahra’’ : cadeau de noces à la fiancée. Le ’’Mohar’’ est une sorte de dot inverse, versé par la famille du fiancé à la famille de la fiancée.

Ce mot signifie à l’origine ’’prix d’achat’’, synonyme de ’’Sadâq’’, qui signifie à proprement parler ’’amitié’’ puis ’’cadeau’’, cadeau volontaire et non résultant d’un contrat, désigne en droit islamique le cadeau que le fiancé doit faire à la fiancée lors du contrat de mariage et qui devient la propriété de la femme

Le Mahr est très important dans le mariage islamique.

Le Mahr appartient à la femme et lui est remis à elle exclusivement. Ce n’est pas la propriété de ses parents ni de son représentant.

Les textes parlent à son égard de « Faridah« , mot qui désigne les obligations, toute chose prescrite, décrétée et rendue obligatoire.

Dans le Coran, il est appelé Sadâq c’est-à-dire « un gage d’amitié ». Il est aussi appelé Nihlah c’est-à-dire « un beau présent ». Le Mahr représente aussi l’engagement du mari qui devra subvenir aux besoins financiers de son épouse : Nafaqah.

Le Mahr est mentionné dans le Coran, notamment dans le verset 4 de la Sourate IV – ‘’Les Femmes’’ :

Nisa.

« Et donnez aux épouses leur dot, de bonne grâce. Si de bon gré elles vous en abandonnent quelque chose, disposez-en alors à votre aise et de bon cœur. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rapport_entre_hommes_et_femmes_dans_l%27islam

Alors, pour tenter de faire œuvre utile et rétablir une fois encore la vérité, la toute simple vérité en me contentant de citer l’évidence, pour lutter contre ce cancer absurde qu’est l’islamophobie actuelle, irraisonnée, injuste et stupide, citons ce passage de Muhammed Hamidullah, recteur de l’Université d’Istambul, extrait de l’introduction à sa traduction du Coran en français, en 1981, paragraphe intitulé La Femme Dans Le Coran :

’’ … Elle (la femme) est un être indépendant tout comme l’homme. La propriété qu’elle possède ou obtient lui reste acquise : ni son père, ni son mari, ni son fils, ni aucun parent n’y ont aucun droit de regard ou contrôle. Rappelons que même en notre vingtième siècle, l’Occidentale n’a pas encore ce droit entièrement. Le mariage n’étant qu’un contrat bilatéral, elle y donne son consentement, en toute liberté : sans son consentement, le mariage, même fait par son père, est nul. Le Coran reconnait le divorce de la part du mari, la séparation judiciaire par décision du tribunal, et l’annulation du mariage sur demande de la femme. L’Islam est la première et la seule religion qui restreigne la polygamie. Ni Moïse, ni Jésus n’ont limité le nombre des épouses ; de plus, la femme musulmane peut exiger comme clause et condition du contrat de mariage que son mari restera monogame, condition aussi valable que n’importe quelle autre condition d’un contrat légal. …’’

Alors de grâce, messieurs les simplificateurs, les logiciens primaires, les adeptes du syllogisme, essayez de nous dire, de vos  »bouches folles », plutôt que des mensonges éhontés, en quoi l’Islam est responsable des applications erronées et abusives que l’on en fait, çà et là?

mo’

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