Mère

Aucun être humain, au départ de sa vie, ne perçoit sa mère comme une personne différente, distincte de lui-même.

Nous commençons tous notre vie en considérant notre mère comme l’unique moyen de satisfaire nos besoins, donc comme un prolongement utilitaire de nous-mêmes.

Il en est ainsi depuis la nuit des temps, pour tous et partout, et ce, de la façon la plus naturelle qui soit.

Au départ de cette relation – fusionnelle au sens premier, le corps de la mère marque physiologiquement et de façon indélébile son enfant de façon inconsciente et pour la vie. Comment ?

’’Maman !

Les petites glandes visibles autour du mamelon des seins de femmes – j’ai de la peine à les nommer scientifiquement : les glandes de Montgomery – produisent et libèrent une phéromone déclenchant l’appétence de la tétée. Elles augmentent de volume et changent de couleur, de la gestation jusqu’après le sevrage. Ces couronnes d’innocents granulés sont le coffre d’un des plus puissants mystères de la création : l’amour et l’attachement éternels que nous avons pour nos mamans.

Depuis notre première systole, nous en prenons connaissance, nous l’aimons inconditionnellement, éternellement, plus que tout autre chose au monde. Cette ‘’odeur’’ est ce qui nous fait appeler, du haut d’un Himalaya de bonheur ou du fond d’une Fosse des Mariannes de malheur  insupportable : Maman !

Preuve par l’absurde : la plus grande douleur que puisse faire subir une femme à son bébé est de … se parfumer les seins, car ce ‘’brouillage de piste’’ le déboussole, lui fait refuser le sein et ne pas reconnaître sa maman

Beaucoup, et parmi les plus sérieux, prétendent démontrer que toutes les amours de la vie sont des resucées (!) de cet amour éternel pour la maman.

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Bon, laissons cela, c’est déjà vu et traité et cela a déjà fortement agité les discussions dans les chaumières. Aujourd’hui, pour poursuivre cet hommage éternel et naturel à la mère, promenons-nous entre citations et chansons et savourons ces preuves d’amour. Peut-être une autre fois oserons-nous aborder le douloureux problème des mères abusives, des mères contre-nature, des mères-monstres, des mères infanticides, des mères incestueuses et de façon générale, de toutes les mères anormales, horribles exceptions qui confirment la règle suivante :

Dalida, Maman

L’amour maternel est la plus haute figure de l’amour vrai Christian Bobin, écrivain français, 1951

Frank Cotty, Chanson pour maman je t’aime

Il n’y a que l’amour maternel qui soit capable de désintéressement et qui sache dire : que mon fils soit heureux sans moi, et loin de moi, pourvu qu’il soit heureux et profite pleinement de la vie. Henri-Frédéric Amiel, écrivain français, 1821-1881

Louane, Maman

L’amour maternel survit à toutes les déceptions, à toutes les blessures et à toutes les offenses. Louise Colet, poétesse française, 1810-1876

Julian Renan, Maman

A quoi servent mes poèmes

Si ma mère ne sait me lire

Rachid Boudjedra, écrivain et poète algérien, 1941

Patrick Bruel, Quand je chante pour ma mère, je pleure

Je dois à ma mère la très grande confiance en soi dont je suis béni. Elle me disait quand j’étais tout petit : ‘’Personne sur la terre n’est meilleur que toi, aussi bon peut-être, mais pas meilleur’’.

Brian Behan, écrivain irlandais, 1923-1964

Céline Dion, Celle qui m’a tout appris

Amour de ma mère, à nul autre pareil. Elle perdait tout jugement quand il s’agissait de son fils.

Albert Cohen, écrivain suisse, 1895-1981

Chimène Bady, D’une fille à sa mère

Une vraie mère, pour ses enfants, c’est un état d’esprit, une habitude de la pensée.

Edith Wharton, romancière américaine, 1862-1937 

Linda Lemay, Une mère

C’est au cœur d’une mère une idée importune, que de voir un enfant s’éloigner de ses bras.  Jean-François de La Harpe, dramaturge français, 1739-1803

Annie Cordy, Maman ma plus jolie chanson

Il y a deux choses qu’on n’oublie qu’à sa mort, c’est le visage de sa mère et le visage de sa ville.

Nazim Hikmet, poète turc, 1902-1963

Pour la salve de conclusion, reprenez votre souffle et profitez du répit pour vous assurer que vous avez bien un mouchoir en poche, car il me semble que ce ne sera pas inutile à beaucoup.

Arno, Dans les yeux de ma mère

Jean Richepin

 Jean Richepin, poète français, 1849-1926

Le cœur de la mère,

Y avait un’ fois un pauv’ gars,

Et lonlon laire et lonlon la

Y avait un’ fois un pauv’ gars,

Qu’aimait cell’ qui ne l’aimait pas.

Ell’ lui dit : « Apport’ moi d’main

Et lonlon laire et lonlon la

Ell’ lui dit : « Apport’ moi d’main

L’ coeur de ta mèr’ pour mon chien. »

Va chez sa mère et la tue,

Et lonlon laire et lonlon la

Va chez sa mère et la tue,

Lui prit l’ coeur et s’en courut.

Comme il courut il tomba,

Et lonlon laire et lonlon la

Comme il courut il tomba,

Et par terre l’ coeur roula.

Et pendant que l’ coeur roulait,

Et lonlon laire et lonlon la

Et pendant que l’ coeur roulait,

Entendit l’ coeur qui parlait.

Et l’ coeur disait en pleurant :

Et lonlon laire et lonlon la

Et l’ coeur disait en pleurant :

« T’es-tu fait mal, mon enfant ? »

                                   …

mo’

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