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Une biographie expresse :

Donald TRUMP naît le 14 juin 1946 à New York. Après ceux d’une académie militaire, il suit les cours d’écono­mie d’une école de finances en Penn­syl­va­nie, avant de rejoindre l’en­tre­prise fami­liale spécia­li­sée dans l’immo­bi­lier. Il se montre très rapi­de­ment doué pour les affaires.

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En 1983, il construit son premier gratte-ciel, la Trump Tower, qui marque le paysage new-yorkais. À la tête d’un empire finan­cier, Donald TRUMP érige des bâti­ments pres­ti­gieux qui portent son nom. Une décen­nie plus tard, lors de la crise immo­bi­lière de 1990, il doit faire face à des dettes qui s’élèvent à plusieurs milliards de dollars et frôle la faillite. Mais le magnat de l’immo­bi­lier de luxe tire son épingle du jeu et rebon­dit.

En 1996, il approche une première fois la politique et présente sans succès sa candi­da­ture aux Elections Primaires Répu­bli­caines.

En 2005, son groupe est à nouveau confronté à la faillite à cause de ses casi­nos d’Atlan­tic City, mais une fois encore, il sauve in-extre­mis ses affaires. Dès lors, l’entre­pre­neur avisé multi­plie les asso­ciés afin de mini­mi­ser les risques finan­ciers et déve­loppe un système de licences, lesquelles lui permettent d’appo­ser son nom sur des gratte-ciel sans qu’ils lui appar­tiennent. Paral­lè­le­ment, véri­table touche-à-tout, il se diver­si­fie dans le prêt-à-porter, la créa­tion de parcours de golf et la forma­tion profes­sion­nelle.

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En 2004, il décide de créer et coproduire une émis­sion de télé-réalité, The Appren­tice. Le succès est immé­diat et Donald TRUMP prend les commandes de la présen­ta­tion du jeu pendant plusieurs saisons. Sa cote de popu­la­rité ne cesse de grim­per.

Vie privée

  • Donald Trump épouse en 1977 une athlète et mannequin tchèque avec laquelle il a 3 enfants.
  • En 1993, il épouse en secondes noces une actrice de télévision avec laquelle il a une fille.
  • En 2005 il épouse un mannequin slovène dont il a un fils.
  • Il est grand-père de sept petits-enfants.

En 2015, le milliar­daire est de retour en poli­tique. Il choi­sit le hall de la Trump Tower à New York pour lancer sa candi­da­ture aux Elections Primaires Répu­bli­caines en vue du scrutin prési­den­tiel de 2016.

L’adversaire :

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Rapidement son adversaire démocrate se dégage : ce sera Hillary CLINTON, épouse du 42ème président des Etats-Unis, Bill CLINTON.

Elle a occupé un siège de sénatrice démocrate pour l’État de New York au Congrès des États-Unis, de 2001 à 2009 ; elle vote notamment en faveur des interventions militaires américaines en Afghanistan et en Irak et a signé des messages secrets – révélés par Wikileaks- susceptibles de la faire détester par de larges pans de la population américaine, sans parler d’autres peuples.

Candidate aux élections primaires présidentielles du Parti démocrate de 2008, elle est battue par Barack OBAMA. L’année suivante, après l’élection de celui-ci à la Maison-Blanche, elle est nommée secrétaire d’État des États-Unis, fonction qu’elle occupe jusqu’en 2013, quelques mois après avoir fait part de son souhait de ne pas être reconduite en cas de réélection du président OBAMA.

La campagne de 2016

D’abord donnée largement gagnante, après son investiture, face à son adversaire républicain Donald TRUMP, elle voit son avance s’effriter au fil des semaines, notamment en raison du dynamisme de son adversaire mais aussi de son implication dans divers scandales que ce dernier exploite, notamment l’utilisation d’un serveur privé pour l’envoi de ses emails au Département d’État.

Le 10 septembre 2016, elle est contrainte de s’excuser après avoir qualifié de « pitoyables » la moitié des électeurs de Donald TRUMP, les ayant désigné comme des « racistes, sexistes, homophobes, xénophobes, islamophobes ».

Elle remonte dans les sondages début octobre 2016, à la suite des débats télévisés et consécutivement aux propos et aux comportements jugés sexistes de son adversaire.

Mais Donald TRUMP exploite jusqu’à la caricature les faiblesses et erreurs passées de Hillary CLINTON :

  • Le scandale immobilier de Whitewater, projet dans lequel elle avait des intérêts,
  • un enrichissement énorme au cours des mandats de son époux,
  • une accusation de conflit d’intérêts impliquant la Fondation Bill Clinton,
  • l’affaire du Consulat Américain à Benghazi,
  • l’utilisation d’un serveur privé pour l’envoi de ses mails alors qu’elle était secrétaire d’État,
  • ses problèmes de santé.

Malgré tout, l’écart avec son adversaire se tasse légèrement alors que le FBI rouvre l’enquête sur ses emails et que le terrible Wikileaks relance les accusations à l’encontre de Bill CLINTON et sa fondation et ce, au moment même où les votes anticipés pour l’élection présidentielle ont lieu.

La défaite

Elle perd finalement face à Donald TRUMP, qui obtient une large majorité des grands électeurs, bien qu’Hillary CLINTON l’ait devancé en nombre de suffrages exprimés.

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La différence de style des candidats

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Poursuite effrayante de la CI normale d’Hillary CLINTON par le monstrueux camion transcontinental de Donald TRUMP.

  • Politique extérieure de Donald TRUMP

Poil à gratter peut-être mais c’est loin d’être débile ou faux !

Les autres présidents ont-ils agi différemment ?

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A chaque président américain, son hochet. Donald TRUMP innove, quant à lui !

Petit rappel : Depuis la fin de la Guerre Froide, la chute du Rideau de Fer, Gorbatchev et la Glasnost, les USA, orphelins de leur ennemi naturel, le Communisme, ont dû lui trouver un remplaçant. Alors pour faire d’une pierre 3 coups, leurs experts ont désigné l’Islam. Depuis, chaque président des USA se fait concocter son modèle ‘’perso’’ d’ ‘’Islam qui fait peur’’ en améliorant le précédent…

Pour l’élection actuelle, les chefs d’états étrangers ont eu des attitudes différentes et diverses. La Russie et la Chine applaudissent, les Européens ont peur et le Canada se moque …

Le culte puéril de la virilité justicière

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Charisme de la ‘’First Lady’’ ? Jugez plutôt !

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Autour de l’élection elle-même

Hillary CLINTON a remporté davantage de suffrages que son rival Source : Lemonde.fr International  

 »Pour la 5e fois dans l’histoire américaine, un candidat n’est pas élu bien qu’ayant totalisé le plus grand nombre de voix. La population des petits Etats ruraux traditionnellement acquis aux républicains est surreprésentée.

Une nouvelle fois, le vote populaire s’oppose au résultat officiel. Si Hillary CLINTON a perdu l’élection présidentielle, elle peut se flatter, comme l’a souligné mercredi 9 novembre à New York son colistier Tim Kaine, d’avoir été la candidate qui a recueilli la veille le plus grand nombre de votes.

Selon un décompte portant sur 98 % des suffrages, la démocrate a obtenu 59 787 606 voix contre 59 581 585 pour Donald TRUMP, soit 206 021 voix de plus. Le républicain l’a emporté par le nombre de délégués au collège électoral, critère qui détermine le vainqueur…

La contradiction découle de ce que le système électoral pour l’élection présidentielle aux Etats-Unis ne repose pas sur le suffrage universel direct, mais sur un suffrage indirect. Les électeurs désignent des grands électeurs de leur Etat qui, à leur tour, élisent formellement le président (le 19 décembre).

Or, le nombre des grands électeurs alloués à chaque Etat dépend du nombre de ses représentants au Congrès (proportionnel à la population) et de ses sénateurs (2, quel que soit le nombre d’habitants). Cette méthode de désignation avantage les petits Etats… »

Premières réactions, premiers réflexes

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Des publications vengeresses font toutes sortes de suggestions : ici, proposition de sécession des régions ayant voté contre TRUMP et … le reste des Etats Unis. Cette proposition a été faite pour répondre à celle de Donald TRUMP de construire un mur tout au long de la frontière mexicaine pour en empêcher l’émigration.

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Au cours des heures qui ont suivi l’annonce de la victoire de Donald TRUMP, le nombre des recherches effectuées par les Américains pour des emplois au Canada a été multiplié par dix, a observé Indeed, le moteur de recherche d’emploi.

Les citoyens Lambda expriment leur opinion.

Un exemple :

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Un autre exemple :

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La réaction des pronostiqueurs

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Parmi les pronostiqueurs patentés, l’écrasante majorité s’est trompée car bien rares sont ceux qui ont prévu la victoire de Donald TRUMP. Et pourtant, il y en a. L’analyse la plus lucide et la plus impressionnante est celle de Michael MOORE, écrivain et réalisateur de documentaires engagés. On peut lire sa démonstration-pronostic ici : http://www.huffingtonpost.fr/michael-moore/cinq-raisons-pour-lesquelles-trump-va-gagner/

Un historien politique et professeur qui avait prédit que Donald TRUMP gagnerait la présidence propose un nouveau pari, quant à lui : Il annonce que TRUMP devra faire face à une procédure de destitution. (impeachment)

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Vendredi, le Washington Post » publie la prédiction-déclaration  d’Allan LICHTMAN . « Celui-ci n’est pas basé sur un système; C’est juste une question viscérale. Mes viscères ne veulent pas de TRUMP comme président, parce qu’ils ne peuvent pas le contrôler. Il est imprévisible. Ils préfèreraient PENCE, son colistier – un conservateur down-the-line, contrôlable et républicain. Et je suis tout à fait sûr que TRUMP donnera des motifs pour le mettre en accusation, soit en faisant quelque chose qui mette en danger la sécurité nationale, soit pour une affaire de conflit d’intérêts.

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Mais Lichtman n’est pas le premier à prédire que TRUMP pourrait être mis en accusation. Christopher Lewis Peterson, professeur de droit à l’ University of Utah a écrit un article de 23 pages expliquant les raisons légales prouvant que le Congrès devrait déjà mettre en examen TRUMP.

À noter qu’à ce jour, aucun président des États-Unis n’a été renvoyé du pouvoir par mise en accusation et condamnation. Andrew JOHNSON et Bill CLINTON ont été conciliés avec succès mais acquittés par le Sénat, et Richard NIXON a démissionné avant qu’il puisse être mis en accusation.

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Ben … ce qui n’est pas une prévision, mais la triste réalité c’est que l’accession de Donald TRUMP à la Maison Blanche va s’effectuer à l’ombre de lourds nuages judiciaires, l’homme d’affaires étant la cible de nombreuses actions en justice qui pourraient réduire sa capacité à gouverner.

‘’ Alors que le magnat de l’immobilier rencontrait Barack OBAMA dans le Bureau ovale jeudi et visitait le Capitole à Washington, ses avocats étaient à l’œuvre à l’autre bout du pays, en Californie, dans le cadre d’un procès à propos de la défunte Université Trump, accusée d’avoir trompé ses étudiants.

Dans cette affaire, le président élu s’en est pris à plusieurs reprises au juge Gonzalo Curiel, le qualifiant de « Mexicain », alors qu’il est né aux Etats-Unis, et affirmant que ses origines le rendaient inapte à juger cette affaire de façon impartiale.

Le procès doit commencer à la fin du mois, le milliardaire pourrait donc être appelé comme témoin bien avant sa prise de fonction le 20 janvier.

New York, le procureur général de l’Etat, Eric Schneiderman, a aussi lancé une procédure concernant l’Université Trump. Le magnat de l’immobilier, habitué des arguties judiciaires et qui compte de nombreux ennemis en affaires, a aussi sur les bras des accusations de diffamation portées par un consultant politique, ainsi qu’une plainte d’un opposant affirmant avoir été agressé au pied de la Trump Tower.

En marge de tout cela, les finances de Donald TRUMP sont aussi sujettes au fameux audit de l’administration fiscale et une de ses sociétés poursuit un sous-traitant pour rupture contractuelle à Washington.

Et tous ces dossiers ne représentent qu’un petit échantillon des affaires en cours contre le président élu.

« Ce sera l’une des nombreuses choses sans précédent à propos de la présidence TRUMP« , note Louis Seidman, spécialiste de droit constitutionnel à l’Université de Georgetown.

Selon le quotidien USA Today, Donald TRUMP et ses sociétés ont été confrontées ces trente dernières années à plus de 3.500 actions en justice, qu’elles en soient à l’origine ou qu’elles soient poursuivies, de gros procès d’affaires jusqu’à des plaintes plus dérisoires en diffamation.

Depuis l’annonce de sa candidature en juin 2015, au moins 70 actions en justice ont été lancées, la moitié par l’homme d’affaires, l’autre moitié contre lui …

Ainsi, même si le président américain est l’homme le plus puissant du monde, il peut quand même se retrouver devant un tribunal.

La Cour suprême a statué en 1982 que l’ancien président Richard NIXON ne pouvait être poursuivi pour des actes accomplis dans le cadre de ses fonctions. Mais quinze ans plus tard, elle a décidé que Bill CLINTON pouvait être poursuivi au civil pour des actes intervenus avant sa prise de fonction, dans l’affaire de harcèlement sexuel lancée par Paula Jones.

Bill CLINTON a ensuite échappé à une destitution (« impeachment ») en 1999 quand il a été accusé d’avoir menti et d’avoir fait obstruction à la justice.

« Aujourd’hui la loi en est restée à ce que la Cour a décidé dans cette affaire », dit à l’AFP Bob Bennett, qui était l’avocat de Bill CLINTON à l’époque. « Ils ont estimé que le président ne disposait pas d’une immunité absolue dans les procès civils ».

Seidman note que les tribunaux ont souvent ajusté leurs agendas pour faire face aux pressions de présidents en exercice. Et la Cour suprême n’a jamais tranché sur le fait de savoir si un président peut faire face à des poursuites pénales.

Mais les nombreuses actions en justice en cours contre Donald TRUMP joueront certainement un rôle sur son aptitude à gouverner, estime Louis Seidman.

« Se dépêtrer de ces affaires sera pratiquement impossible. Il y aura de constantes distractions légales. D’un côté il va entrer en fonction avec tous les leviers du pouvoir », les républicains contrôlant l’exécutif et les deux chambres du Congrès, reprend Louis Seidman. « Mais d’un autre côté il arrive à la Maison Blanche en étant le président le moins populaire de l’histoire, qui n’a pas remporté le vote populaire et avec la moitié du pays qui le déteste ».

« Le risque c’est qu’il réagisse à ce type de problèmes en exerçant encore plus de pouvoirs. Toute la question est de savoir si c’est un bon politicien », conclut-il.’’

https://www.rtbf.be/info/dossier/election-presidentielle-americaine-la-course-est-lancee/detail_l-arrivee-de-trump-a-la-maison-blanche-assombrie-par-de-nombreux-proces?id=9453053

Commentaire conclusif

Il est difficile de croire à l’irresponsabilité ou … plus de Donald TRUMP pour de multiples raisons. Certes ce n’est pas le moins du monde un politicien ni un homme de parti. C’est plutôt un redoutable manipulateur, un très bon communiquant, un débatteur très fort, au demeurant un exécrable démagogue auquel on ne peut enlever une connaissance profonde du discours populiste qui touche à tous les coups les petits, les sans-voix et comme dit l’autre, les sans-dents…

S’il a été élu, y compris par celles et ceux qu’il a passé son temps à insulter, c’est que s’appuyant probablement sur le conseil de psychosociologues aguerris, il a su donner envie à ces sans-voix de ne plus être ce qu’il les accuse d’être, en recourant aux plus vulgaires ficelles de la communication populiste. Lui ne les ennuie pas le moins du monde avec des théories qu’ils ne sont pas en mesure de comprendre ou partager. Il parle leur langage, grossier, direct et facilement ordurier.

Par ailleurs, beaucoup disent même, non sans arguments, qu’en fait il n’a jamais voulu devenir président et que tout cela n’est qu’une mascarade, un jeu et un alibi pour masquer ses innombrables problèmes ou s’armer pour les affronter en position avantageuse… Ce ne peut être entièrement faux.

Ce qu’il dit lorsqu’il parle sérieusement est des plus sensés. Il a certes eu la chance de tomber sur une adversaire à la cuirasse plus que fine, et qui a su être odieuse et négligente plus souvent qu’à son tour, mais l’homme a également le cuir épais et supporte fort bien la bagarre. Enfin, pendant qu’elle lui reprochait des paroles, lui, lui reprochait des faits !

C’est une lapalissade que de dire que tout se jouera dans un avenir assez proche… S’il abandonne subrepticement les décisions démagogiques annoncées, – l’interdiction d’entrée du territoire aux Musulmans a magiquement disparue de ses promesses, sur son site Internet, par exemple – éventuellement en disant ou faisant dire qu’elles sont en préparation, il ne faudra jamais oublier qu’il est redoutable, qu’il a utilisé la démagogie la plus basse pour accéder à la présidence et en aucune manière pour ‘’tout changer’’ dans le pays. Si c’est le cas, sous sa présidence, des super-technocrates piloteront les affaires de l’Etat, pendant que lui fera ce qu’il fait particulièrement bien : de la communication populiste et … des affaires.

la-statue-de-la-liberte-en-pleurs

Cette statue intitulée « Oh America », particulièrement expressive, est l’œuvre d’une artiste britannique libertaire, anarchiste, punk, pacifiste, féministe du nom de Gee Vaucher. Elle est beaucoup vue depuis le résultat des élections présidentielles américaines, mais a en fait été créé en 1989, avant l’apparition du WEB

Mais elle pleure et c’est cela qui importe. Comment ne pas penser – avec tristesse pour ceux qui aime ce grand et magnifique pays qui a représenté le rêve de tout un monde – à la terrible réplique de Franck, personnage de la comédie God Bless America :

‘’L’Amérique est devenu un pays cruel brutal et malveillant. On récompense les gens les plus superficiels, les plus débiles, les plus méchants et les plus bruyants. De nos jours c’est comme si les gens n’avaient plus aucun sens de la dignité, aucun sens de la honte non plus. Il n’y a plus de bien, il n’y a plus de mal. Ce sont les défauts les plus méprisables qui sont admirés et célébrés. Mentir, répandre la peur c’est pas grave tant qu’on gagne plein de pognon en le faisant.’’

mo’

 

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